Six formes de prière pour sortir de la monotonie

11 min de lecture

Six formes de prière pour sortir de la monotonie

Quand tu étais étudiant, ou quand tu t'es converti, tu avais peut-être deux ou trois sujets de prière. La bourse. Les examens. Un peu de force pour la semaine. Et tu répétais ça, matin après matin, comme un disque rayé. Le pasteur René OUANDJI reconnaît qu'il est passé par là : « Dieu devait s'ennuyer avec moi. »

La prière n'est pas une activité religieuse comme les dîmes ou la louange. C'est un commandement de Jésus. C'est une nécessité. Et si ta vie de prière se limite aux requêtes alimentaires, tu ne grandiras jamais dans les choses de Dieu. Le Seigneur veut casser la monotonie.

Éphésiens 6.18 dit : « Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. » Toutes sortes. Pas une seule. C'est ce que ce message va dérouler avec toi : six formes de prière que tu peux expérimenter cette semaine pour que ta communion avec Dieu redevienne vivante.

1. L'humiliation : revenir devant Dieu avec un cœur brisé

S'humilier devant Dieu, ce n'est pas seulement la repentance du jour de ta conversion. C'est y revenir chaque fois que le Saint-Esprit met le doigt sur quelque chose. Tu peux bomber le torse devant les hommes et dire « je n'y suis pour rien » : devant Dieu, tu ne peux rien cacher.

David l'a fait dans le Psaume 51. Après son péché, il ne se cherche pas d'excuse : « Ô Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions » (Psaume 51.3-6 LSG). Et Dieu l'a relevé.

Le Psaume 51.19 le dit : « Tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit. » Quand tu t'humilies, tu te rabaisses devant Dieu mais tu l'élèves, lui. C'est ton cœur repentant qui ouvre la porte à sa présence. Prends du temps cette semaine pour te prosterner et lui dire : « Seigneur, pardon, même pour les péchés dont je ne me souviens plus. »

Cette prière d'humiliation, tu peux aussi la porter pour ton pays. Esther l'a fait pour son peuple menacé d'extermination, et l'extermination a été évitée. 2 Chroniques 7.14 LSG est toujours vrai : « Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. »

2. L'intercession : intervenir en faveur des autres

Intercéder, c'est se tenir devant Dieu pour quelqu'un d'autre. Ton frère assis à côté de toi dans l'église a besoin de toi. Ta sœur que tu ne connais pas bien a besoin de toi. Sors de ta prière alimentaire, sors des besoins de tes enfants, et intercède pour ceux qui t'entourent.

Jésus-Christ est notre modèle. Romains 8.34 LSG dit qu'il est « à la droite de Dieu, où il intercède pour nous. » Et Jacques nous appelle au même travail : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres » (Jacques 5.16 LSG).

Pourquoi intercéder ? Parce que le diable est « l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu » (Apocalypse 12.10 LSG). Quand tu pries pour un frère ou une sœur persécutés, tu détruis spirituellement les accusations du diable. Ce n'est pas rien. C'est un vrai combat qui se joue dans ta chambre.

3. L'écoute et le silence : laisser Dieu placer le mot final

Le silence est une forme de prière. C'est peut-être la plus difficile, parce qu'on a toujours envie de combler le vide et de continuer à parler. Mais la prière n'est pas à sens unique. Dieu aussi a envie de te parler. Et pour qu'il te parle, tu dois te taire.

David l'exprimait ainsi : « Garde le silence devant l'Éternel, et espère en lui » (Psaume 37.7 LSG). Le pasteur René OUANDJI témoigne : parfois il se tient devant Dieu, le cerveau vide, sans savoir par où commencer. Il fait silence. Et Dieu vient combler ce silence en lui donnant des sujets de prière qu'il n'avait pas prévus.

Dieu peut te parler à trois moments :

  • Au début de ta prière, quand tu ne sais pas quoi dire, en te révélant les besoins d'un frère qui cherche du travail, d'une sœur qui combat pour la vie de son enfant.
  • Pendant ta prière, par des révélations ou des prophéties, parce que « les choses cachées appartiennent à l'Éternel, mais les choses révélées appartiennent à ses enfants. »
  • À la fin de ta prière : ne termine jamais par un « au nom de Jésus, amen » précipité, avant de te lever et de partir. Laisse Dieu placer le mot final. « Papa, qu'est-ce que tu me dis ? Qu'est-ce que tu me révèles ? »

4. Le combat spirituel : se soumettre à plus fort que soi

Éphésiens 6.12 nous rappelle une réalité : « Nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éphésiens 6.12 LSG).

Devant ce combat, il existe trois catégories de chrétiens :

  1. Ceux qui ne combattent pas. Les naïfs, ceux qui pensent que le diable n'existe pas, ceux qui nouent des relations toxiques sans discernement.
  2. Ceux qui combattent tout le temps. Ceux qui voient le diable partout : dans la guitare, dans les chaises, dans le conducteur du métro. Ce n'est pas la posture à adopter. Le chrétien est le temple du Saint-Esprit ; il ne peut pas être habité par un mauvais esprit.
  3. Ceux qui mènent le vrai combat. Ceux qui ont le discernement des esprits (1 Corinthiens 12 LSG) et qui savent quand une situation relève de la chair ou d'une influence spirituelle.

Si tu as décidé de vivre à 100 % pour Dieu, prépare-toi : tu seras attaqué. C'est même une preuve que ta vie compte pour Dieu. N'aie pas peur. Ne reste pas seul. Viens vers l'église, vers les pasteurs : on va prier ensemble, on va s'accorder pour briser ces influences.

Mais retiens cette arme, la plus puissante que Dieu te donne. Ce n'est pas ta voix qui monte, ce n'est pas ton jeûne le plus dur : c'est ta soumission à Dieu. Jacques l'écrit : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4.7 LSG). Quand le diable passe devant une maison où brille la sanctification, l'humiliation, l'obéissance : il se casse. Il fuit.

5. La prière en langue : t'édifier et louer Dieu

Jésus l'avait promis : « Ceux qui croiront parleront de nouvelles langues » (Marc 16.17 LSG). Il existe deux types de langues : les langues connues, comme à la Pentecôte, quand les apôtres ont été compris par les Grecs et les autres nations ; et les langues inconnues, dont Paul dit : « Celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c'est en esprit qu'il dit des mystères » (1 Corinthiens 14.2 LSG). Il parle même de la langue des anges (1 Corinthiens 13.1 LSG).

Prier en langue, c'est s'édifier. C'est reprendre de la force quand tu es faible à cause du travail, des attaques, de la fatigue. Tu n'as même plus les mots en français ? Prie en langue. Tu ressortiras plus fort. Et tu peux aussi louer Dieu en langue : « Tu rends d'excellentes actions de grâces » (1 Corinthiens 14.17 LSG). Le Seigneur peut te créer une louange nouvelle, inconnue, en son honneur.

Si tu n'as jamais été baptisé du Saint-Esprit, il n'est jamais trop tard. Va chercher ta part. Ne reste pas timide en fond de salle quand un appel est fait. Ce n'est pas de la religion : c'est une promesse de Dieu.

6. La prière en communauté : s'accorder ensemble

« Si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 18.19 LSG).

Ne reste pas seul dans ta prière. Autant que tu le peux, sois présent aux temps de prière collectifs de ton église : le mardi, le dimanche, les jeûnes-prière. C'est quand l'église s'accorde que le Seigneur ouvre des portes. Ne considère pas la prière communautaire comme une activité religieuse ennuyeuse. Aime ces temps-là, et tu verras comment tu grandiras.

Points à retenir

  • La prière n'est pas une activité religieuse : c'est un commandement de Jésus et une nécessité pour rester branché sur le cep (Jean 15.5).
  • La monotonie tue ta vie de prière. Sors des requêtes alimentaires et expérimente les autres formes que le Saint-Esprit veut t'apprendre.
  • Les six formes à expérimenter : l'humiliation, l'intercession, l'écoute silencieuse, le combat spirituel, la prière en langue, la prière en communauté.
  • La plus puissante arme contre le diable n'est pas ta voix qui monte : c'est ta soumission à Dieu (Jacques 4.7).
  • Dieu veut te parler autant que tu veux lui parler. Fais silence, laisse-le placer le mot final.

Application personnelle

  1. Combien de temps as-tu passé devant Dieu cette semaine dans la prière, en dehors du dimanche ?
  2. Sur les six formes de prière détaillées (humiliation, intercession, silence, combat spirituel, langue, communauté), lesquelles n'as-tu jamais vraiment expérimentées ?
  3. Y a-t-il un péché ou une situation que tu portes seul, alors que Dieu attend un cœur brisé et contrit de ta part ?
  4. Quel frère, quelle sœur autour de toi as-tu porté récemment devant Dieu dans l'intercession ?
  5. Es-tu prêt à bloquer un créneau fixe cette semaine (jour, heure, lieu), téléphone éteint, porte fermée, pour ton rendez-vous avec Dieu ?

Versets cités

FAQ

La prière est-elle une simple activité religieuse ?

Non. Le pasteur René OUANDJI insiste : si tu la ranges à côté des dîmes ou d'un temps de louange, tu passes à côté. La prière est un commandement de Jésus (« Veillez et priez ») et une nécessité vitale, comme les sarments qui doivent rester branchés sur le cep pour ne pas se dessécher (Jean 15.5).

Pourquoi ma vie de prière est-elle monotone alors que je prie chaque jour ?

Parce que tu te limites probablement aux requêtes et aux demandes. C'est la « prière alimentaire ». Éphésiens 6.18 nous appelle à « toutes sortes de prières » : humiliation, intercession, silence, combat spirituel, prière en langue, prière en communauté. Expérimenter ces formes, l'une après l'autre, avec l'aide du Saint-Esprit, casse la routine et fait grandir ta communion avec Dieu.

Comment réagir face aux attaques spirituelles quand j'ai décidé de vivre pour Dieu ?

Ne panique pas et ne reste pas seul. Selon Jacques 4.7, la plus grande arme n'est pas la lutte frontale mais la soumission à Dieu : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. » Cultive une vie de sanctification, d'obéissance, d'humiliation. Et viens prier avec des frères et sœurs mûrs de ton église pour t'accorder ensemble (Matthieu 18.19).

À lire aussi

pour prendre des notes et poser une question.

Sur le même thème

Message publié par Efficient Church. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal