
Introduction
À l'occasion de la Fête des Mères, l'Église Hillsong Paris a laissé la parole à plusieurs femmes qui se sont relayées pour encourager les mamans du corps du Christ. La première, enseignante dans un lycée, s'est adressée aux mères qui n'osent plus espérer pour leurs adolescents. La seconde a partagé son témoignage d'une grossesse à risque où Dieu l'a « mise au large ». La troisième a repris la vie d'Anne, la mère du prophète Samuel. Ensemble, ces trois voix pointent vers la même certitude : Dieu voit tes larmes, il n'a pas oublié tes prières, et il donne en double portion à ceux qu'il aime.
Plan du message
1.Ne te décourage pas — Dieu te voit dans le silence
- La première prédicatrice ouvre par une histoire vécue : une maman en larmes lui a téléphoné parce que son fils adolescent avait coupé toute communication avec elle. « J'ai tout essayé », disait-elle. Ce message s'adresse à toutes les mères — et à tous ceux — qui font le bien sans en voir encore les fruits.
- Le texte de départ est Galates 6.9 : « Ne négligeons pas de faire le bien, car nous moissonnerons au moment convenable, si nous ne nous relâchons pas. » Ce que tu vois est différent de ce que tu crois, mais la foi n'a jamais marché par la vue.
- Ce que tu vis est pour une saison. Ecclésiaste 3.1 rappelle qu'il y a un temps pour tout : cette saison a un début et une fin. Après l'hiver vient le printemps, puis l'été. On peut déclarer que l'été arrive.
- Tu récolteras ce que tu as semé. Comme une graine qu'on arrose sans rien voir sortir de la terre, la moisson est invisible avant d'être visible. Un jour viendra où tu diras : « J'ai bien fait de persévérer, j'ai bien fait d'intercéder pour mon fils, pour ma fille. »
- Dieu te voit. Dans Genèse 16.13, Agar donne à l'Éternel le nom de El-Roï — « Tu es le Dieu qui me voit. » Il voit tes larmes, il entend ce que tu ne dis pas, il compte tes efforts que personne autour de toi ne remarque. Comme il nourrit les oiseaux du ciel, il prendra soin de toi et de tes enfants.
2.Il m'a mise au large — le témoignage d'une mère
- La deuxième prédicatrice partage son histoire. Enceinte de sa fille cadette, elle a traversé une grossesse à risque doublée d'un problème de thyroïde. Les médecins estimaient que la grossesse mettait sa vie en danger et envisageaient une interruption. Elle enchaînait les prises de sang, parfois plusieurs par jour, connue de tout le laboratoire.
- Son texte : Psaume 118.5 — « J'ai invoqué l'Éternel dans ma détresse, l'Éternel m'a exaucé et il m'a mis au large. » Ce verset ne nie pas la réalité de la détresse ; il affirme qu'au cœur même de la détresse, quand on invoque le Seigneur, il va au-delà de ce qu'on peut attendre.
- Elle se compare à Jokébed, la mère de Moïse (Exode 2.1-9). Une mère qui, dans une saison où la vie de son enfant était menacée, l'a porté, protégé, préservé — puis a fait le geste bouleversant de lâcher prise et de le confier à Dieu en le déposant sur le fleuve. Ce n'est pas une mère qui abandonne, c'est une mère qui dit : « J'ai fait ma part. Seigneur, je te laisse reprendre le relais. »
- « La foi, ce n'est pas maîtriser la situation ni avoir toutes les réponses. La foi, c'est dire à Dieu : je vois que c'est au-delà de mes forces, et je décide de m'accrocher à toi. » Sa fille est née à presque 4 kg, en pleine santé — alors même que les médecins la jugeaient trop maigre. Trois ans jour pour jour après, son bilan thyroïdien est revenu à la normale.
- Il est le Dieu des cas compliqués, le Dieu qui entend la prière portée avec des larmes, le Dieu qui transforme la détresse en témoignage. Peut-être que ton combat n'est pas une grossesse : c'est ta santé, tes finances, tes enfants, une fatigue que tu n'arrives même pas à nommer. Celui qui l'a « mise au large » te mettra au large aussi.
- Avant le large, il y a souvent un passage étroit. Comme le papillon qui se fraie un chemin pour que ses ailes puissent enfin se déployer, tu passes par un rétrécissement pour être capable de voler. Ce passage n'est pas une injustice, c'est une préparation.
3.Ceux qui sèment avec larmes — Anne, la mère de Samuel
- La troisième prédicatrice s'appuie sur Psaume 126 : « Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d'allégresse. Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, revient avec allégresse quand il porte ses gerbes. » Tes prières sont des graines. Tes larmes déversées devant Dieu sont des semences.
- Elle reprend l'histoire d'Anne, la mère du prophète Samuel (1 Samuel 1). Anne était stérile, humiliée chaque année par sa rivale Péninna. Son mari Elkana l'aimait et lui donnait une portion double, mais cela ne suffisait pas à combler sa douleur.
- Un jour, à Silo, Anne se lève l'amertume dans l'âme et prie l'Éternel en pleurant abondamment. Elle bouge seulement les lèvres. Le prêtre Éli croit qu'elle est ivre. Elle répond : « Je suis une femme à l'esprit abattu. Je n'ai bu ni vin ni boisson forte, mais je répandais mon âme devant l'Éternel. »
- Éli la bénit : « Que le Dieu d'Israël exauce la prière que tu lui as adressée. » Anne se remet à manger et son visage ne fut plus jamais le même. Comme dans le livre de Job, elle a montré à Dieu combien c'était dur — mais elle est repartie avec la certitude que le Tout-Puissant allait répondre.
- Plus tard, l'Éternel se souvient d'elle. Anne conçoit et met au monde Samuel — puis cinq autres enfants (1 Samuel 2.21). Elle a semé avec larmes, elle a moissonné avec joie.
4.Les habits de salut — la prophétie d'Anne accomplie en Christ
- Après la naissance de Samuel, Anne prononce un cantique (1 Samuel 2). Sans le savoir peut-être, elle prophétise : « Il donnera la puissance à son roi, et il élèvera la corne de son oint. » À cette époque, il n'y avait pas encore de roi en Israël. Anne annonçait déjà le Roi des rois, Jésus-Christ.
- Jésus, à Gethsémané, a lui aussi semé ses larmes pour chacun d'entre nous. C'est lui qui dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11.28). Il a tout donné à la croix pour que nous puissions recevoir notre miracle.
- Ésaïe 61 annonce ce même Jésus : « Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté... pour donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d'un esprit abattu. »
- Ésaïe 61 ajoute : « Au lieu de votre honte, vous aurez une double possession... vous serez appelés sacrificateurs de l'Éternel. » Nous sommes revêtus des habits du salut, du manteau de la délivrance. Ce que Anne a reçu — une double portion parce qu'il l'aimait — Dieu le donne à ses enfants aujourd'hui, en Christ.
- Il est le Dieu qui compte tes pas. Il est El-Roï, le Dieu qui voit. Il est El-Emouna, le Dieu fidèle. Il est Jehovah-Jireh, celui qui pourvoit. Il est Adonaï, Seigneur et Maître. Il est Yahweh, celui qui était, qui est, qui vient. Et c'est à ce Dieu-là que tu peux confier ta situation aujourd'hui.
Points à retenir
- Ce que tu sèmes dans les larmes, tu le récolteras dans la joie — la moisson est invisible avant d'être visible.
- Dieu est El-Roï, le Dieu qui voit : il voit tes efforts, tes prières silencieuses et tes larmes que personne autour de toi ne remarque.
- La foi n'est pas maîtriser la situation, c'est décider de t'accrocher à Dieu quand elle dépasse tes forces.
- Avant le large, il y a souvent un passage étroit — comme pour le papillon, c'est ce rétrécissement qui te prépare à déployer tes ailes.
- Anne a semé avec larmes ; Dieu s'est souvenu d'elle et lui a donné une double portion. Tu es aujourd'hui vêtu, en Christ, des habits du salut : un diadème au lieu de la cendre.
Application personnelle
- Écris le nom d'un enfant, d'un proche ou d'une situation pour laquelle tu pries depuis longtemps sans en voir encore les fruits. Décide devant Dieu de ne pas te relâcher cette semaine, en relisant Galates 6.9 chaque matin.
- Comme Jokébed déposant Moïse sur le fleuve, y a-t-il une inquiétude que tu portes seule et qu'il est temps de « déposer » ? Écris-la, remets-la à Dieu à haute voix, puis fais un geste concret pour ne pas la reprendre.
- Prends un temps calme cette semaine pour épancher ton cœur devant Dieu comme Anne l'a fait à Silo — sans mots parfaits, juste en toute honnêteté. Note ce qui change en toi entre le début et la fin.
- Lis Ésaïe 61 lentement et déclare sur toi, par la foi : « Au lieu de la cendre, un diadème ; au lieu du deuil, l'huile de joie ; au lieu d'un esprit abattu, un vêtement de louange. » Quel domaine de ta vie a le plus besoin de cet échange aujourd'hui ?
- Repère autour de toi une mère fatiguée ou une personne dans une longue saison d'attente. Cette semaine, prends dix minutes pour lui envoyer un message d'encouragement précis, en te souvenant que Dieu la voit et que tu peux le lui rappeler.
Versets cités
- Galates 6.9 — « Ne négligeons pas de faire le bien... »
- Ecclésiaste 3.1 — « Il y a un temps pour tout »
- Genèse 16.13 — Agar : « Tu es El-Roï, le Dieu qui me voit »
- Psaume 37.5 — « Recommande ton sort à l'Éternel... il agira »
- Matthieu 6.26 — Dieu nourrit les oiseaux du ciel
- Psaume 118.5 — « L'Éternel m'a exaucé et m'a mis au large »
- Exode 2.1-10 — Jokébed dépose Moïse sur le fleuve
- Psaume 126.5-6 — « Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d'allégresse »
- 1 Samuel 1 — Anne prie à Silo, l'Éternel se souvient d'elle
- 1 Samuel 2.1-10 — Cantique d'Anne, prophétie du roi qui vient
- 1 Samuel 2.21 — Anne conçoit cinq autres enfants après Samuel
- Matthieu 11.28 — « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués »
- Ésaïe 61.1-3 — Un diadème au lieu de la cendre
- Ésaïe 61.6-7 — Une double portion au lieu de la honte
Questions fréquentes
Que veut dire « El-Roï », le nom que Agar donne à Dieu ?
El-Roï est le nom hébreu que la servante Agar donne à l'Éternel dans Genèse 16.13 : « Tu es le Dieu qui me voit. » Elle est seule, enceinte, en fuite dans le désert — invisible aux yeux des hommes. Et Dieu la trouve. Pour une mère qui a l'impression que personne ne remarque ses efforts ni ses larmes, ce nom est une bonne nouvelle : le Dieu qui a vu Agar te voit aujourd'hui, il compte tes pas et il entend même ce que tu ne dis pas.
Comment prier quand on n'a plus de mots, comme Anne à Silo ?
Anne « bougeait seulement les lèvres » et son cœur était trop lourd pour formuler des phrases (1 Samuel 1.13). Sa prière n'était pas belle, elle était vraie. La Bible appelle cela « répandre son âme devant l'Éternel ». Quand tu es fatiguée, tu peux venir à Dieu tel que tu es : pleurer, soupirer, écrire une phrase, poser ta main sur ta Bible sans rien dire. Le Saint-Esprit lui-même intercède pour toi avec des soupirs inexprimables (Romains 8.26). Ce qui compte, c'est que tu viennes.
Pourquoi Dieu laisse-t-il durer les saisons d'attente aussi longtemps ?
Le message ne prétend pas répondre à tout, mais il propose une image : le papillon doit passer par un rétrécissement étroit pour déployer ses ailes. La saison difficile n'est pas un oubli de Dieu, c'est souvent une préparation. Ecclésiaste 3.1 rappelle qu'« il y a un temps pour tout » : cette saison a un début et une fin. En attendant, tu peux continuer à semer, à intercéder, à installer une atmosphère de foi dans ta maison — sûr que l'Éternel se souvient de toi, comme il s'est souvenu d'Anne.
pour prendre des notes et poser une question.


