Hébreux 9 : après la mort, le jugement ou le paradis ?

9 min de lecture

Introduction

« Où vais-je aller après ma mort ? » Peu de questions sont aussi sérieuses. Dans le cadre d'une série sur la fin du monde et le retour de Christ, le pasteur Sugawara, de Kobe Christ Glory Church (神戸キリスト栄光教会), prend le temps d'y répondre à partir d'Hébreux 9:27-28.

Pour ceux qui ont reçu en Jésus l'assurance du pardon de leurs péchés, sa réponse est nette : le paradis les attend. Mais il ne s'arrête pas là. Il aborde aussi la question que beaucoup se posent tout bas : que deviennent ceux qui meurent sans avoir connu Jésus, avec leurs péchés ? Et il rappelle une chose essentielle : croire en Jésus n'est pas une option religieuse parmi d'autres, c'est une nécessité.

Plan du message

1. Une seule mort, puis le jugement

Le passage lu est Hébreux 9:26-28. Christ « a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice ». Le pasteur insiste : aucun grand homme, aucun sage, aucun fondateur de religion ne peut pardonner les péchés. Seul Dieu le peut, et il l'a fait en Jésus. Le verset 28 annonce aussi que Christ apparaîtra une seconde fois pour le salut de ceux qui l'attendent, mais ce jour-là, le message se concentre sur le verset 27 : « il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement ».

La mort, tout le monde la voit venir. Elle est certaine. Le jugement est fixé de la même manière, mais il est encore devant nous : on ne peut donc que le croire. Le pasteur compare cela à une demande en mariage. Quand un homme promet « je te rendrai heureuse », la jeune femme ne peut pas le vérifier à l'avance, elle doit le croire (et il remarque avec humour que certains changent après le mariage). La Parole de Dieu, elle, ne change pas.

2. Croire en Jésus, le choix le plus raisonnable

Le pasteur prend ensuite une image qu'il reconnaît lui-même un peu maladroite : l'assurance automobile. Personne ne prend la route en prévoyant un accident, et pourtant on s'assure. Si l'on n'a jamais d'accident, on ne regrette pas pour autant d'avoir été couvert. Même d'un point de vue purement rationnel, croire en Jésus est donc le choix gagnant.

Et même à supposer qu'il n'y ait pas de jugement, une vie avec Dieu reste une vie de paix, de joie et de prières exaucées. Beaucoup pensent qu'après la crémation, tout est fini. Le pasteur leur pose simplement la question : et si le jugement existe vraiment ?

3. Tous jugés selon ce qu'ils ont fait dans leur corps

Pour répondre à la question de ceux qui meurent sans connaître Jésus, le pasteur lit 2 Corinthiens 5:9-10 : « il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps ». Ceux qui n'ont pas connu Jésus seront donc jugés par Dieu selon leurs œuvres.

Il s'appuie aussi sur Matthieu 25:40 et 45 : accueillir l'étranger, visiter le malade et le prisonnier, nourrir celui qui a faim. « Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. » Le pasteur fait remarquer que Dieu compte comme faite à lui-même la bonté manifestée aux gens, même hors de l'église, même par quelqu'un qui ne le connaît pas. La froideur envers les autres est comptée de la même façon. Les chrétiens pensent souvent que seuls les actes faits à l'église ou directement pour Dieu seront récompensés : ce n'est pas le cas. Et le mal commis peut entraîner, lui aussi, une sanction. Le critère, c'est ce qui a été fait dans le corps.

Il ajoute Matthieu 10:28 (craindre celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne) : c'est Dieu qui a autorité sur l'au-delà. Matthieu 10:32-33 rappelle l'importance de confesser publiquement sa foi, et Romains 6:23 résume l'enjeu : « le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur ».

4. Le riche, Lazare et le brigand : la croix comme tournant

Le pasteur lit ensuite Luc 16:19-31, l'histoire du riche et de Lazare. Il précise qu'on la considère souvent comme un récit réel plutôt qu'une parabole, parce qu'un personnage y porte un nom. Lazare, pauvre, est porté dans le sein d'Abraham. Le pasteur fait remarquer que le texte ne parle pas du paradis : il s'agit du séjour des morts. Le riche, qui avait ignoré le pauvre couché à sa porte, s'y retrouve dans les tourments. Les deux étaient pourtant des Juifs.

Puis il ouvre Luc 23:39-43, toujours sous la plume de Luc. Deux malfaiteurs sont crucifiés avec Jésus. Le pasteur distingue au passage le pécheur devant Dieu et le criminel au sens de la loi : ces deux hommes étaient les deux. L'un insulte Jésus. L'autre le reprend : « Ne crains-tu pas Dieu ? […] Pour nous, c'est justice, car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n'a rien fait de mal. » Puis il dit : « Jésus, souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. » Et Jésus répond : « aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis ».

Pour le pasteur, la différence entre les deux récits tient à la croix. Avant la croix, Lazare attendait dans le sein d'Abraham. Depuis l'œuvre accomplie par Jésus, tous ceux qui sont en lui vont au paradis, même un condamné à mort qui se tourne vers lui au dernier moment. C'est pourquoi on peut dire à ceux qu'on aime : « on se reverra au paradis ».

5. Le séjour des morts et l'attente du jugement

Le pasteur évoque la phrase du Symbole des apôtres : Jésus « est descendu au séjour des morts » pendant trois jours. Selon une interprétation qu'il tire de l'épître aux Éphésiens, Jésus y a rejoint les croyants de l'Ancien Testament, Abraham et les autres, pour les emmener au paradis.

Quant à ceux qui meurent sans connaître Jésus, il pense qu'ils vont d'abord au séjour des morts, où ils attendent le jugement de Dieu. Certains y attendent peut-être en paix, d'autres souffrent peut-être comme le riche de Luc 16. Il en parle avec prudence. Ce qu'il affirme clairement tient en deux phrases : ceux qui sont en Jésus et ont l'assurance du pardon vont au paradis ; pour les autres, le Seigneur jugera selon leurs œuvres, et ils attendent ce moment.

6. Aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus

Vient alors la bonne nouvelle : « Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5:21). « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8:1). Quelle qu'ait été ta vie, même la plus insensée, si tu viens à Jésus et te repens, tous tes péchés sont pardonnés par la croix.

Le pasteur raconte l'histoire d'un évangéliste connu qui prêchait de ville en ville. Un directeur d'école avait entendu cet Évangile tout simple, sans réagir. Des années plus tard, atteint d'une maladie et proche de la mort, il s'en est souvenu, a fait appeler ce prédicateur, a confessé sa foi et s'en est allé en paix. Jeune ou juste avant de mourir, quiconque croit entre au paradis : le brigand de la croix en est le modèle.

Mais le pasteur distingue la grâce et la récompense. Le salut est le même pour celui qui a servi Dieu toute sa vie depuis l'école du dimanche et pour celui qui s'est converti sur son lit de mort. Les récompenses, elles, diffèrent : « quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits […] ne perdra point sa récompense ». D'où l'appel d'Ecclésiaste 12:1 : « souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse ». Plus tôt tu rencontres Jésus, plus longtemps tu peux le servir, plus ta vie est heureuse et plus grande est ta récompense. Et puisque nous sommes justifiés par son sang, nous serons « sauvés par lui de la colère » (Romains 5:8-9).

Le pasteur conclut avec Paul, en 2 Timothée 4:6-8 : « J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée. » Il confie qu'il aura 82 ans le mois suivant, qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps, même s'il est en bonne santé. Il bénit l'assemblée pour qu'elle garde la foi jusqu'au bout, et invite chacun à dire à son voisin : « une couronne de justice t'attend ».

Points à retenir

  • La mort est certaine et le jugement est fixé par Dieu : il ne se voit pas encore, il se croit sur la base de la Parole.
  • Croire en Jésus n'est pas une option religieuse parmi d'autres : seul Dieu peut pardonner les péchés, et il l'a fait à la croix.
  • Dieu juge chacun selon ce qu'il a fait dans son corps, et il compte comme fait à lui-même le bien fait aux plus petits.
  • Depuis la croix, ceux qui sont en Jésus vont au paradis, même s'ils se tournent vers lui au dernier moment, comme le brigand.
  • Le salut par grâce est le même pour tous, mais les récompenses diffèrent : servir Dieu tôt n'est jamais perdu.

Application personnelle

  • As-tu l'assurance que tes péchés sont pardonnés en Jésus ? Si ce n'est pas le cas, qu'est-ce qui te retient de lui dire aujourd'hui, comme le brigand : « souviens-toi de moi » ?
  • Quel geste de bonté envers une personne fragile (un malade, un étranger, quelqu'un qui a faim) peux-tu poser cette semaine, en sachant que Jésus le reçoit comme fait à lui-même ?
  • Y a-t-il quelqu'un dans ton entourage à qui tu n'as jamais parlé simplement de Jésus ? L'Évangile entendu un jour peut porter du fruit des années plus tard.
  • Si tu es jeune, comment peux-tu commencer dès maintenant à servir Dieu, au lieu de remettre à plus tard ?
  • Qu'est-ce qui t'aiderait à garder la foi jusqu'au bout, pour pouvoir dire un jour avec Paul : « j'ai achevé la course » ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que dit Hébreux 9:27 sur ce qui se passe après la mort ?

Hébreux 9:27 affirme qu'il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. Le pasteur Sugawara souligne que la mort est certaine et visible, tandis que le jugement est tout aussi fixé par Dieu mais encore à venir : on ne peut donc que le croire, sur la base de la Parole.

Que deviennent ceux qui meurent sans avoir connu Jésus ?

Selon le prédicateur, ils seront jugés par Dieu selon ce qu'ils ont fait étant dans leur corps (2 Corinthiens 5:10), y compris le bien fait aux plus petits (Matthieu 25:40). Il pense qu'ils vont d'abord au séjour des morts en attendant ce jugement, mais il en parle avec prudence et laisse la décision au Seigneur.

Peut-on être sauvé juste avant de mourir ?

Oui. Le brigand crucifié à côté de Jésus a reçu cette promesse : « aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23:43). Le salut par grâce est le même pour tous, mais le pasteur Sugawara rappelle que les récompenses diffèrent : plus tôt tu rencontres Jésus, plus longtemps tu peux le servir.

Toutes les prédications sur « Foi »

Ne rate aucune prédication de 神戸キリスト栄光教会

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Rejoins le canal WhatsApp

Le boost du jour et les nouveaux enseignements, directement sur WhatsApp.

Rejoindre le canal

Gratuit, sans inscription. Ton numéro reste invisible pour les autres membres du canal.

Ressources sur ce thème

Sur le même thème

Message publié par 神戸キリスト栄光教会. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Hébreux 9 : après la mort, le jugement ou le paradis ? | Efficient Church