Ta moisson se cache dans ton obéissance

11 min de lecture

Introduction

Tu es entré dans une saison de moisson. Une parole prophétique a été libérée sur l'Église : ce que tu as semé, tu vas le récolter. Mais avant de te réjouir trop vite, il y a une vérité que le pasteur Malu Bialuta a posée pendant cette prédication de la semaine pascale à Impact Centre Chrétien Montréal : la période de la moisson cache autre chose. Elle cache un ennemi, et elle cache surtout une condition. Ta moisson se cache dans ton obéissance.

Le texte de départ, c'est Matthieu 13.24-30, la parabole du blé et de l'ivraie. Un homme sème une bonne semence dans son champ. Pendant que les gens dorment, un ennemi vient semer de l'ivraie parmi le blé. Les deux poussent ensemble jusqu'au jour où le maître dit aux moissonneurs : arrachez d'abord l'ivraie, liez-la en gerbes pour la brûler, et amassez le blé dans mon grenier.

Ce que tu vas lire dans les lignes qui suivent n'est pas confortable. Le prédicateur lui-même a averti : « Ce message va faire qu'à la fin les gens voudront pas me saluer. » Mais c'est un miroir. Tiens-toi devant, sans regarder ton voisin, et laisse la parole te travailler.

Plan de l'enseignement

1. La saison de la moisson cache un ennemi

Le mot « ennemi » dans le texte grec, c'est echthros : quelqu'un d'hostile, qui hait, qui s'oppose à l'autre. Et l'autre, dans cette histoire, c'est Dieu. Le diable sait qu'il ne peut rien contre Dieu directement. Alors, pour faire mal à Dieu, il s'attaque aux enfants de Dieu. Quand tu te reconnais comme enfant de Dieu, tu dois être capable de détecter l'ennemi.

Retiens bien : Satan est l'ennemi de Dieu, mais il n'est pas son adversaire. Pierre nous dit qu'il est notre adversaire, à nous. Quand nous lui résistons avec une foi ferme, il fuit loin de nous. Tu ne peux pas cohabiter avec le péché : tout péché est à vaincre.

2. L'ennemi vient quand nous dormons

L'ivraie a été semée pendant que les gens dormaient. Et « dormir », dans ce contexte, ce n'est pas seulement fermer les yeux. C'est céder à la paresse. C'est céder au péché. C'est être indifférent aux choses du salut. C'est ne plus évangéliser. C'est ne plus veiller, ne plus prier pour l'Église, pour le Corps de Christ, pour les pères spirituels que Dieu t'a donnés.

Le mot « venir » dans le texte veut aussi dire « avoir une place d'influence » et « apparaître devant le public ». Les ivraies n'entrent pas dans le champ pour rester discrètes. Elles cherchent l'influence, elles veulent être vues, elles veulent capter le plus grand nombre.

3. Les neuf caractéristiques de l'ivraie

Le pasteur est allé étudier l'ivraie dans sa botanique, parce que Jésus connaît sa création jusqu'au bout. Voici ce qu'il en a tiré, et pose-toi la question honnêtement : sur laquelle est-ce que je me reconnais ?

  1. Quand le blé est petit, il ressemble à l'ivraie. Impossible de les distinguer au début. C'est à maturité que la différence se voit.
  2. L'ivraie est une plante enivrante. Elle agit doucement, subtilement. Tu ne te rends pas toujours compte de ce qui s'installe dans ta vie jusqu'au jour où tu te dis : « Depuis quand est-ce que je me comporte comme ça ? »
  3. L'ivraie est vénéneuse. Elle porte du poison.
  4. Ses racines sont peu profondes mais très étendues. Quand tu viens à l'église sans désirer la profondeur, tu es exposé à devenir de l'ivraie. Tu occupes la terre inutilement, comme le figuier stérile.
  5. Ses racines s'entrelacent avec celles du blé. On ne peut pas l'arracher trop tôt sous peine d'arracher le blé aussi. Dans cette cohabitation, l'ivraie extrait les nutriments du blé : beaucoup de gens sont dans l'œuvre de Dieu simplement pour extraire.
  6. Pressée, l'ivraie ne donne que de la paille. 1 Corinthiens 3.12 : si quelqu'un bâtit sur le fondement (Christ) avec du bois, du foin, du chaume, l'œuvre sera manifestée le jour où le feu la fera connaître.
  7. Plus l'ivraie vieillit, plus elle devient rigide. Alors que plus la tige du blé grandit, plus elle devient malléable. Une inflexibilité aux instructions de Dieu révèle qu'il y a une semence à traiter.
  8. Elle cohabite avec un champignon vénéneux. Certaines recherches disent même que c'est ce champignon qui contamine l'ivraie.
  9. L'ivraie est connue en agriculture comme le « blé bâtard ». Hébreux 12.6 : le Seigneur châtie celui qu'il aime. Si tu es exempt du châtiment auquel tous ont part, tu es un enfant illégitime, un bâtard, et non un fils. L'ivraie n'aime pas les reproches.

Un mot important : le pasteur ne parle pas des bébés spirituels, ni de ceux qui se battent encore avec leur foi. Il parle de ceux qui sont dans le Seigneur depuis longtemps, qui connaissent la vérité, mais qui ont choisi délibérément de ne pas abandonner le mal.

Et la maturité, à la fin, révèle tout : quand le blé arrive à maturité, ses fruits sont bruns ou jaune doré. Quand l'ivraie arrive à maturité, ses fruits sont noirs. Deux plantes dans le même champ, avec les mêmes nutriments, mais deux fruits opposés. « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » (Matthieu 7.16).

4. Quatre vérités sur la moisson

Première vérité : nous sommes la moisson de Dieu plantée en Christ. Jean 12.23-25 : si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Autant Jésus est mort comme une graine pour que nous puissions être le fruit de sa vie, autant il veut que toi et moi nous puissions mourir en lui pour enfanter plusieurs. Notre cœur est un champ où Dieu sème sa parole ; l'Église est un champ où nous sommes du blé ; le monde est un champ où nous sommes des moissonneurs.

Deuxième vérité : la repentance peut transformer l'ivraie en blé. Physiquement, la parabole dit non. Mais dans l'esprit, le Seigneur l'a rendu possible. Ésaïe 1.17-19 : « Venez, plaidons, dit l'Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. Si vous avez de la bonne volonté et si vous êtes dociles, vous mangerez les meilleures productions du pays. » Il n'y a pas de péché éliminatoire en Dieu. Ta demande est recevable.

Troisième vérité : il faut désirer la maturité pour posséder sa moisson. Un bébé sait où est le lait, il rampe jusqu'au pied du placard, mais il pleure parce qu'il ne peut pas l'atteindre. Le monde spirituel n'obéit pas aux pleurs, il obéit à la foi qui grandit avec ton ossature. Galates 4.1 : aussi longtemps qu'un héritier reste bébé, il ne diffère en rien d'un esclave. 1 Corinthiens 13.11 : « Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. » Ce n'est à personne d'autre de le faire disparaître : c'est à toi.

Et cette maturité passe par les pensées. Nous respirons 20 000 à 22 000 fois par jour, mais nous pensons 50 000 fois par jour. Chaque pensée est une semence. Le filtre, c'est Philippiens 4.8 : porte tes pensées sur tout ce qui est vrai, honorable, juste, pur, digne d'être aimé, mérite l'approbation. Le véritable combat des enfants de Dieu, c'est le combat de la pensée. C'est là qu'est le rejet, le manque de pardon, l'immoralité.

Quatrième vérité : pour moissonner, il faut désirer faire la volonté de Dieu. Jean 4.34-35 : « Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre. Levez les yeux et regardez les champs qui sont blancs pour la moisson. » La moisson est attachée à l'accomplissement de la volonté de Dieu.

5. Ta moisson se cache dans ton obéissance

Voilà l'atterrissage. La moisson ne va pas marcher jusqu'à ta petite maison pendant que tu dors dedans. Elle se cache dans ton obéissance aux instructions de Dieu.

Ton Seigneur, ce n'est pas celui que tu invoques, c'est celui à qui tu obéis. Romains 6.15-16 : « Vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la vie. » Tu obéis au diable, il est ton seigneur. Tu obéis à Dieu, il est le tien.

Celui à qui tu obéis détermine les événements qui t'arrivent. Deutéronome 28 : « Si tu obéis à la voix de l'Éternel ton Dieu, l'Éternel te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre. Voici toutes les bénédictions qui se répandront sur toi : tu seras béni dans la ville, béni dans les champs, béni dans les fruits de tes entrailles. » La vie chrétienne n'est pas de la magie ; elle a des principes établis, et le principe majeur, c'est l'obéissance.

Dieu a besoin de ton obéissance pour transformer ta vie. Dieu est souverain, mais il y a des domaines de nos vies où sa souveraineté est limitée par notre manque d'obéissance. Quand tu lui demandes de changer ta vie ou de te délivrer d'une situation, il te donne une instruction. C'est ton obéissance à cette instruction qui te propulse vers ton avenir en Dieu. Dieu a créé la terre, puis il a caché la chaise dans l'arbre : à Adam d'obéir pour la sortir.

Le péché est entré dans le monde par la désobéissance dans le jardin d'Éden. Le salut est entré dans le monde par l'obéissance dans le jardin de Gethsémané. L'obéissance est la porte du salut dans le monde, et elle est la porte du salut dans nos vies.

Mais obéir n'est pas facile. Même Jésus, pour obéir, a agonisé au point que sa sueur est devenue comme des grumeaux de sang. Il existe une maladie qu'on appelle l'hématidrose : sous l'effet de l'angoisse extrême, la sueur se transforme en sang. Jésus était totalement homme et totalement Dieu. Ce qu'il a fait, tu peux le faire aussi : décider que ton obéissance ira jusqu'à l'hématidrose. « Je ne veux pas pécher. Je te pardonne, même si mon âme ne veut pas. » Un enfant de Dieu ne cherche pas son droit ; toute sa justice se cache en Jésus, qui, sur la croix, a eu la force de dire : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. »

Points à retenir

  • La moisson est réelle, mais elle ne tombe pas par magie : elle est conditionnée par ton obéissance aux instructions de Dieu.
  • L'ennemi vient semer l'ivraie pendant que les enfants de Dieu dorment, c'est-à-dire quand ils cessent de veiller, de prier, d'évangéliser, de se laisser corriger.
  • Ton Seigneur, ce n'est pas celui que tu invoques dans la louange, c'est celui à qui tu obéis dans le quotidien.
  • La repentance est toujours possible : quel que soit le péché, ta demande est recevable devant Dieu, et tu peux passer de l'état d'ivraie à celui de blé.
  • La maturité passe par le tri de tes pensées (Philippiens 4.8) : chaque pensée est une semence, protège-les mieux que ta respiration.

Application personnelle

  1. Sur les neuf caractéristiques de l'ivraie que tu viens de lire, laquelle est un miroir pour toi aujourd'hui ? Écris-la et présente-la à Dieu.
  2. Quelle instruction claire est-ce que Dieu t'a déjà donnée et à laquelle tu n'as pas encore obéi ? Qu'est-ce qui te retient d'obéir maintenant ?
  3. Y a-t-il une personne à qui tu dois pardonner et que ton âme refuse encore de bénir ? Prends la discipline de prier pour elle chaque jour cette semaine.
  4. Dans quel domaine est-ce que tu es « resté longtemps dans le Seigneur » mais avec des comportements d'enfant ? Quelle décision de maturité peux-tu prendre aujourd'hui ?
  5. À quoi ressemble concrètement, pour toi, « faire disparaître ce qui est de l'enfant » cette semaine ?

Versets cités

Questions fréquentes

Est-ce que quelqu'un peut vraiment passer de l'état d'ivraie à celui de blé ?

Physiquement, la parabole dit que non : les deux poussent jusqu'à la moisson, et l'ivraie sera arrachée en premier. Mais spirituellement, oui. Le pasteur insiste : dans l'Esprit, le Seigneur a rendu possible cette transformation. Ésaïe 1 le proclame, même si tes péchés sont comme le cramoisi, ils peuvent devenir blancs comme la neige. Le sang de Jésus est capable de tout nettoyer ; il n'y a pas de péché éliminatoire.

Comment savoir si je suis blé ou ivraie ?

La maturité révèle la nature. Les deux poussent pareillement au début, se nourrissent des mêmes enseignements, fréquentent la même église. Mais à maturité, les fruits diffèrent : bruns et dorés pour le blé, noirs pour l'ivraie. Regarde tes fruits, pas ta doctrine, pas ta présence à l'église, mais tes fruits : pardon, humilité, obéissance, malléabilité dans les mains de Dieu, capacité à recevoir la reprise.

Que veut dire « ta moisson se cache dans ton obéissance » ?

Cela veut dire que la bénédiction promise dans cette saison n'est pas déclenchée par la prière seule, ni par la louange seule, ni par la présence au culte seule. Dieu te donne une instruction précise en réponse à ta demande, et c'est ton obéissance à cette instruction qui débloque la bénédiction. Le blé ne quittera pas le champ pour venir dans ta maison pendant que tu dors : il faut sortir, obéir, et récolter.

Toutes les prédications sur « Engagement »

Ne rate aucune prédication de Impact Centre Chrétien Montréal

Un résumé clair à chaque nouveau message, directement chez toi.

pour prendre des notes et poser une question.

Sur le même thème

Message publié par Impact Centre Chrétien Montréal. Retrouve l'intégralité de l'enseignement sur sa chaîne.

← Retour au Journal

Ta moisson se cache dans ton obéissance | Efficient Church