Introduction
« Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l'insulte pour l'insulte. Bénissez au contraire, car c'est à cela que vous avez été appelés afin d'hériter de la bénédiction. » C'est sur ce verset, 1 Pierre 3:9, que s'appuie ce message prêché à l'Église Évangélique Libre d'Onex.
Le prédicateur part d'un constat : nous sommes déjà bénis en Jésus-Christ, de toute bénédiction spirituelle. Et comme Abraham, nous sommes bénis pour devenir une source de bénédiction pour les autres. « Je crois qu'on a besoin de redécouvrir ce que c'est que de bénir les autres. »
Bénir, c'est dire du bien, souhaiter du bien, répandre la grâce. Cela touche nos frères et sœurs, nos familles, nos collègues, nos voisins, et même ceux qui nous insultent.
Plan du message
1. Christ a pris la malédiction pour que tu sois béni
- Galates 3:13-14 : Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi en devenant malédiction pour nous, afin que la bénédiction d'Abraham touche aussi les non-juifs et que nous recevions par la foi l'Esprit promis.
- Il ne s'agit pas d'abord d'un sort ou de sorcellerie (dans ce cas, on a besoin d'être délivré), mais d'une malédiction générale : être éloigné de Dieu à cause de la désobéissance à sa parole.
- Christ a été maudit et rejeté, non seulement par les hommes qui l'ont crucifié, mais par son Père, pour que nous soyons bénis du Père.
- En Genèse 12:1-3, Dieu dit à Abraham : « Je te bénirai et je ferai de toi une source de bénédiction. » La bénédiction d'Abraham pour nous, c'est que si nous sommes bénis, c'est pour devenir une source de bénédiction pour les autres.
2. Tu es déjà béni de toute bénédiction spirituelle
- Éphésiens 1:3 : Dieu « nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ». C'est au passé : si tu es né de nouveau et que tu as reçu le Saint-Esprit, tu es déjà béni.
- La suite du chapitre en donne la liste : choisis avant la création du monde pour être saints et sans défaut, adoptés comme enfants de Dieu, scellés du Saint-Esprit, gage de notre héritage.
- « Nous, nous savons où nous allons. » Il y a beaucoup de célébrités dans ce monde, mais ce qui est important, c'est d'être connu dans les lieux célestes.
- Souvent le chrétien dit : « Moi, je ne suis pas béni, vous ne voyez pas tout ce que je traverse. » Or les bénédictions sont avant tout spirituelles. L'Église persécutée vit bien plus de souffrances et de menaces que nous en Suisse.
- Dieu n'est pas indifférent à nos besoins, et nous les lui faisons connaître dans la prière. Mais il faut d'abord prendre conscience des bénédictions spirituelles, avant les bénédictions matérielles, financières ou de santé.
3. Redécouvrir les paroles de bénédiction
- « Nous laissons aux satanistes le fait de maudire. Nous, nous sommes là pour bénir. »
- Nombres 6:22-27 : « Que l'Éternel te bénisse et te garde. Que l'Éternel fasse briller sa face sur toi et qu'il t'accorde sa grâce. Que l'Éternel tourne sa face vers toi et qu'il te donne la paix. » Ainsi les sacrificateurs mettaient le nom de Dieu sur les Israélites.
- Dans l'ancienne alliance, c'est surtout Moïse qui avait le visage rayonnant. Dans la nouvelle, le ministère de l'Esprit est plus glorieux : passons plus de temps dans la présence de Dieu, et nous aurons un peu plus de sa gloire sur notre visage.
- La fin de 2 Corinthiens n'est pas une simple salutation, c'est une parole de bénédiction : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous. »
- Jésus envoie ses disciples en disant : dites « que la paix soit sur cette maison » (Luc 10:5). Apportez la grâce et la paix.
- Presque toutes les épîtres commencent par « que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ». Jean va plus loin avec Gaïus : « Je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme » (3 Jean 2).
- Le prédicateur souhaite qu'on retrouve « des vraies paroles de bénédiction », pas des bénédictions « un peu bâclées ». « Il y a une puissance dans le fait de dire des paroles de bénédiction les uns aux autres. »
4. Bénir au lieu de rendre le mal pour le mal
- 1 Pierre 3:8 prépare le verset 9 : ayez les mêmes pensées, soyez pleins d'amour fraternel, de compassion, de bienveillance.
- Nous sommes appelés à bénir nos frères et sœurs avec qui nous avons des difficultés (« on n'y est pas toujours arrivés, moi le premier »), mais aussi le prochain désagréable, agressif, celui qui nous insulte, médit ou nous calomnie.
- Bénir veut dire dire du bien, souhaiter du bien, manifester la grâce. À Timothée, Paul ajoute la miséricorde : « Que la grâce, la miséricorde et la paix te soient données » (1 Timothée 1:2).
- Loren Cunningham, de Jeunesse en Mission, parlait de réagir « dans un esprit contraire » à celui qui vient contre nous. L'autre esprit, c'est le Saint-Esprit en nous. « C'est tout un apprentissage. »
- Le prédicateur rapporte l'histoire d'une équipe de Jeunesse en Mission en campagne d'évangélisation dans une ville marquée par l'orgueil. Personne ne s'arrêtait. Ils se sont mis à genoux sur le trottoir pour s'humilier devant Dieu, et les passants ont commencé à s'intéresser et à être touchés.
- « Une réponse douce calme la fureur » (Proverbes 15:1). Le but n'est pas de bénir pour être béni (« Seigneur, j'ai béni pas mal de monde, alors ne m'oublie pas »). Mais Dieu est avec la bénédiction : celui qui arrose sera lui-même arrosé.
5. Attention aux paroles de malédiction, même sur toi-même
- Jacques 3:9-10 : par la langue nous bénissons Dieu et nous maudissons les hommes faits à son image. « 1 Pierre 3:9 et Jacques 3:9, facile à retenir. »
- Les paroles de malédiction ne sont pas forcément occultes : ce sont simplement des mauvaises paroles. Même des parents peuvent en dire à leurs enfants.
- Le prédicateur évoque une femme qu'il a accompagnée un temps, dont le mari était en prison, et à qui son père avait dit des paroles quand elle était une adolescente rebelle.
- Certains ont vécu le rejet parce qu'on les a dominés, écrasés, jamais encouragés ni valorisés. Ils finissent, même chrétiens et baptisés du Saint-Esprit, à se dire des paroles négatives : « je ne suis pas à la hauteur, je n'y arriverai pas, les autres sont mieux ».
- À l'inverse, les paroles de bénédiction qui viennent vraiment du cœur vont s'accomplir : de la part du Père, au nom de Jésus, par le Saint-Esprit qui nous inspire.
6. Bénir aussi ceux qui ne connaissent pas Dieu
- Matthieu 5:44-45 : en bénissant ceux qui nous maudissent, nous serons fils de notre Père, qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et fait pleuvoir sur les justes et les injustes. « Notre Père est un Père qui bénit. »
- Certains diront : « Il ne faut pas bénir ces personnes, il faut prier qu'elles aillent plus mal pour qu'elles se convertissent. » « Non, non, non. La bénédiction, c'est la miséricorde. »
- Le prédicateur cite le réveil de Ffald-y-Brenin, au Pays de Galles : un couple avait repris sans enthousiasme une maison chrétienne qui vivotait dans un coin perdu. En prononçant des paroles de bénédiction sur les non-chrétiens, ils ont vu des personnes sentir une présence venir sur elles et être touchées (livre Que la grâce abonde, éditions Vida).
- Bénir, ce n'est pas approuver ce que les gens font, c'est souhaiter le bien pour eux : qu'ils connaissent Jésus-Christ et entrent dans le plan de Dieu. « Moi, à une époque, je n'étais pas du tout dans le plan de Dieu. Mais un jour c'est arrivé. »
- Dieu ne voit pas comme nous. Nous voyons les défauts et nous disons : « Celui-là n'est pas près de se convertir. » Or « même si Dieu est saint, il n'est pas impressionné par les péchés des gens », moins que nous. Là où le péché a abondé, la grâce peut surabonder (Romains 5:20).
- À une parente qui cherchait « quelqu'un d'autre » pour s'occuper d'une femme engagée dans l'ésotérisme, il a répondu : « Si, tu es la bonne personne, parce que c'est toi qui l'as rencontrée. »
- Les gens ont besoin de voir qu'on ne les rejette pas. Une parole de bénédiction peut les étonner : « Jamais personne ne m'a parlé comme ça. »
7. Demander au Saint-Esprit : enseigne-moi à bénir
- Éphésiens 4:29-30 : « Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s'il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l'édification et communique une grâce à ceux qui l'entendent. » Les mauvaises paroles attristent le Saint-Esprit.
- Les paroles qui communiquent une grâce peuvent être des dons spirituels, une prophétie, une parole de guérison, mais aussi tout simplement des paroles de bénédiction.
- « Il ne s'agit pas de se mettre à un système de pensée positive ou de parole positive », mais de remettre nos cœurs et d'apprendre la bénédiction de la part du Saint-Esprit.
- Le prédicateur évoque un mari non chrétien : à force d'être béni, cet homme a changé et il est venu lui aussi au Seigneur. Lui reprocher « tu vois ce que tu fais » n'est pas la bonne formule.
- Prière proposée : « Saint-Esprit, enseigne-moi à bénir, même quand mon mari est désagréable, même quand mes enfants sont pénibles. » Cela rejoint la louange en toute circonstance : non seulement rendre grâce plutôt que se plaindre, mais bénir la personne qui nous énerve.
- Le message se termine par un long temps de prière de bénédiction sur l'assemblée, sur ceux qui suivent en direct et sur les malades, avec une invitation à demander pardon pour les mauvaises paroles dites sur d'autres, puis à les bénir « pour remettre les choses en place ».
Points à retenir
- Christ a pris la malédiction pour que tu reçoives la bénédiction d'Abraham : tu es béni pour devenir une source de bénédiction.
- Tu es déjà béni de toute bénédiction spirituelle en Christ, même quand ta situation est difficile.
- Bénir, c'est dire du bien, souhaiter du bien et répandre la grâce, y compris sur celui qui t'insulte.
- Bénir quelqu'un n'est pas approuver ce qu'il fait : c'est lui souhaiter de trouver la miséricorde de Dieu.
- Les paroles de bénédiction s'apprennent avec le Saint-Esprit, ce n'est pas de la pensée positive.
Application personnelle
- Quelle personne désagréable ou blessante peux-tu bénir cette semaine au lieu de lui rendre le mal pour le mal ?
- Quelles paroles négatives prononces-tu sur toi-même, et quelle bénédiction du Père peux-tu recevoir à la place ?
- Y a-t-il quelqu'un sur qui tu as mal parlé, pour qui tu peux demander pardon à Dieu avant de le bénir ?
- Comment peux-tu dire une vraie parole de bénédiction, pas « bâclée », à un frère, une sœur ou un membre de ta famille ?
- Oses-tu prier cette semaine : « Saint-Esprit, enseigne-moi à bénir » ?
Versets cités
- 1 Pierre 3:8-9
- Galates 3:13-14
- Genèse 12:1-3
- Éphésiens 1:2-14
- Nombres 6:22-27
- 2 Corinthiens 3:7-8
- 2 Corinthiens 13:13
- Luc 10:5
- 3 Jean 2
- 1 Timothée 1:2
- Proverbes 15:1
- Jacques 3:9-10
- Matthieu 5:44-45
- Romains 5:20
- Éphésiens 4:29-30
- Psaume 68:20
Questions fréquentes
Que veut dire « bénir » selon la Bible ?
Bénir veut dire dire du bien ou souhaiter du bien. C'est aussi répandre la grâce, comme Paul qui commence ses lettres par « que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ». Le prédicateur précise qu'il ne s'agit pas de pensée positive mais d'apprendre à bénir avec le Saint-Esprit.
Que signifie 1 Pierre 3:9 « bénissez au contraire » ?
Pierre demande de ne pas rendre le mal pour le mal ni l'insulte pour l'insulte, mais de bénir, car c'est à cela que nous avons été appelés afin d'hériter de la bénédiction. Cela vaut pour les frères et sœurs avec qui l'on a des difficultés comme pour le prochain désagréable, agressif ou médisant.
Peut-on bénir quelqu'un qui vit dans le péché ?
Oui. Bénir quelqu'un, ce n'est pas approuver ce qu'il fait, c'est souhaiter le bien pour lui, et le bien, c'est qu'il connaisse Jésus-Christ. La bénédiction, c'est la miséricorde : nous voulons qu'il trouve la miséricorde de Dieu et qu'il entre dans son plan, comme notre Père qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons.