Matthieu 22 : que penses-tu du Christ et de son invitation ?

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Introduction

« Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? » C'est la question que Jésus pose aux pharisiens à la fin de Matthieu 22, et c'est le thème du culte du 25 octobre 2026 à la Vrije Evangelische Gemeente de Kampen (IJsselmuiden), aux Pays-Bas. Jan de Westen, qui conduit le culte ce matin-là, a fait lire le Psaume 110 et Matthieu 22:34-46.

Il part d'une expérience banale : une invitation qu'on laisse de côté, avec une excuse polie qui ne dit pas toute la vérité. Les chefs religieux ont fait la même chose avec Jésus. De là, il parcourt la seconde moitié de Matthieu 22 : les noces où bons et méchants sont invités, les pièges tendus à Jésus, le plus grand commandement, et enfin la question que le Seigneur te pose à toi aussi.

Plan du message

1. L'invitation qu'on décline avec une excuse

  • Le prédicateur l'avoue : il lui est arrivé de mettre de côté une invitation reçue, en ayant au moins « la politesse » de s'excuser. Mais l'excuse cache souvent la vraie raison : « Je ne peux pas venir, agenda plein, la prochaine fois. »
  • La vraie raison serait parfois : je n'en ai pas envie, ces gens ne nous respectent pas, ils touchent à ce que nous sommes. Le mot « ego » remonte, le mot « statut » aussi. Dire cela, c'est mettre fin à la relation.
  • C'est le raisonnement que les chefs juifs ont dû avoir envers Jésus. Il a nourri leur volonté de se débarrasser de lui : le prendre au piège de ses propres paroles et l'accuser devant le conseil.
  • Dans le monde religieux de l'époque régnait une lutte interne qui avait « tout à voir avec le statut, l'honneur, le pouvoir et même la jalousie ». Ceux qui devaient guider le peuple plaçaient leur intérêt bien au-dessus de celui des gens.
  • Comment en sortir ? « La solution est relativement simple : le Seigneur Jésus. Jésus seul. » Mets-le au centre de ta vie. Devant lui, quelle est encore ta grandeur ? Il dit à chacun : « Nul ne vient au Père que par moi. »

2. Les noces du roi : bons et méchants sont invités

  • Juste avant le passage lu, Matthieu 22 raconte les noces du fils du roi. Tous les invités ne viennent pas, loin de là : l'un va à son champ, l'autre à son commerce. L'invitation est ignorée au profit de leur propre gain.
  • Une seconde invitation suit, et le verset 10 précise que les serviteurs rassemblent « méchants et bons ». Le prédicateur espère que cela te frappe « comme un coup de massue » : même des méchants ont répondu à l'invitation.
  • Certains n'avaient pas mis l'habit de noces et ont été refusés. Pour lui, il s'agit des vêtements de la foi, ceux qu'Apocalypse décrit comme lavés : il faut les revêtir.
  • L'application est claire : le Seigneur invite son peuple Israël, mais les chefs spirituels refusent. Nous aussi, venus du monde non juif, pouvons accepter cette invitation personnellement, bons et méchants.

3. Recevoir le don : choisir le Christ

  • On entend encore dire : « Choisir, ce n'est pas possible. Dieu choisit les siens et tu dois attendre de voir si tu en fais partie. » Beaucoup à Kampen ont grandi dans une Église « lourde » avec ce message : il faut que cela te soit donné, et c'est de l'orgueil de dire que tu as la paix avec Dieu.
  • Bien sûr, la foi est un don de Dieu : « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu » (Éphésiens 2:8). Mais un don se reçoit. Les vêtements de la foi, l'armure de la foi, il faut les revêtir.
  • Avec la nourriture, personne n'hésite à prendre ce qui vient d'en haut. Mais pour recevoir Jésus, « on se met à faire très compliqué », et ce n'est pas cohérent. Jean 1:12 le dit : à tous ceux qui l'ont reçu, il a donné le droit de devenir enfants de Dieu.
  • Un homme qui se noie et à qui l'on lance une bouée ne se demande pas d'abord si elle lui est bien destinée. Ce serait absurde : il l'attrape.
  • Le rôle de la loi est de te montrer que tu as besoin d'aide parce que tu es pécheur. Elle est un verrou qui te sépare de ce monde sans Dieu, un miroir qui te montre qui tu es aux yeux de Dieu, et une mesure : rien qu'avec les dix commandements, tu n'y arrives pas. Dès que tu le reconnais, Dieu te montre le Sauveur qui t'a envoyé l'invitation.
  • « Accepte-le comme ton Seigneur et Sauveur. Choisis-le. On dirait un spot publicitaire, ce n'est pas voulu. Je suis on ne peut plus sérieux. »
  • L'Ancien Testament donne des exemples de personnes qui ont choisi : Rahab, qui fit elle-même le choix et fut épargnée, et Ruth la Moabite, qui dit avec foi : « Ton Dieu sera mon Dieu. » Toutes deux figurent dans la généalogie de Jésus et ont choisi d'accepter le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. « Ce sont des femmes qui osent choisir. Les hommes raisonnent, les femmes choisissent. Choisir la vie », souligne le prédicateur.
  • L'élection par Dieu est évidente et prédominante. En même temps, tu peux toi-même choisir : « ce sont les deux faces d'une même pièce ».

4. Trois partis unis pour faire disparaître Jésus

  • Les pharisiens tiennent conseil pour prendre Jésus au piège de ses paroles. Pharisiens, hérodiens et sadducéens, très différents entre eux, s'unissent selon la devise : « L'ennemi de mon ennemi est mon ami. » Ils sont d'accord sur une chose : Jésus doit disparaître.
  • « Il est triste de le dire, mais dans pas mal d'Églises le Seigneur Jésus a disparu. Autrefois il se tenait encore sur le parking, aujourd'hui même plus là. »
  • Premier piège, celui des pharisiens et des hérodiens : « Maître, nous savons que tu es vrai. » Un début flatteur et faux. Puis la question de l'impôt à César. Jésus, qui connaît leurs intentions, répond : « Hypocrites ! » Et il conclut : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
  • Le prédicateur sourit : aujourd'hui, à l'église, on dirait plutôt que ce que vous dites est « en tension avec la vérité ». Le Seigneur Jésus, lui, ne prend pas de gants.
  • Deuxième piège, celui des sadducéens, qui ne croient pas à la résurrection (« il y a encore des gens dans l'Église qui n'y croient pas ») : la question du mariage après la mort. Réponse de Jésus aux plus instruits : « Vous êtes dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu. »
  • Si même Satan, trois fois dans le désert, n'a pas réussi à faire tomber Jésus, des hommes ordinaires y parviendront encore moins.

5. Le plus grand commandement : entendre et écouter

  • Dernière tentative : on envoie le meilleur, un docteur de la loi qui la connaît sur le bout des doigts. Encore « Maître », encore faux : « Quel est le plus grand commandement de la loi ? »
  • Le prédicateur s'étonne que Jésus réponde. N'est-ce pas jeter des perles aux pourceaux ? D'ordinaire, il se tait quand cela devient inutile. Pourtant, il répond avec une sagesse divine, et selon Marc, le scribe en est touché.
  • Dans Marc 12:29, Jésus commence par le Shema : « Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. » Entendre n'est pas écouter : « J'entends énormément et j'écoute rarement. Je dois écouter davantage, je le sais. »
  • Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa pensée et de toute sa force, et son prochain comme soi-même : pas de commandement plus grand sous l'ancienne alliance. Dans la nouvelle, Jésus dit : « Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés. » Ce ne sont plus nos normes et nos valeurs qui sont au centre, mais celles du Seigneur Jésus, le souverain sacrificateur éternel selon l'ordre de Melchisédek.
  • Jésus dit au scribe : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Pas loin, mais pas encore dedans. Il ne voyait pas que celui qui se tenait devant lui était Dieu lui-même, le législateur. Le royaume ne s'atteint que par la foi en Jésus-Christ.

6. Fils de David et Seigneur de David

  • Plus personne n'ose poser de question. Alors Jésus pose la sienne, aux pharisiens et « à vous et à moi » : « Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? » La réponse attendue : de David.
  • Jésus cite le Psaume 110 : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite. » Si David l'appelle Seigneur, comment est-il son fils ? Le Psaume 110 est l'une des plus grandes prophéties messianiques de l'Ancien Testament, citée plusieurs fois dans l'épître aux Hébreux.
  • Hébreux 1:1-3 le confirme : Dieu, qui a parlé autrefois par les prophètes, nous a parlé par le Fils, reflet de sa gloire. Après avoir accompli la purification des péchés, il s'est assis à la droite de la majesté divine. « C'est là que ton Seigneur est assis maintenant. »
  • Bientôt, à Noël, on célébrera sa première venue. Par lui, Dieu abattra tous ses ennemis. Le prédicateur trouve « presque incroyable » qu'avec de telles preuves certains nient encore que David ait écrit ce psaume au message messianique.
  • Les maîtres d'Israël restent sans voix. Et le plus triste : quand ils rouvriront la bouche, ce sera pour crier « Crucifie-le ! »

7. Plier les genoux et accepter l'invitation

  • Aux Pays-Bas aussi, une lutte interne agite le monde spirituel, avec le statut, l'honneur, le pouvoir et la jalousie. « Ne vous laissez pas tromper. »
  • Que se passerait-il si les genoux se pliaient, si bons et méchants se mettaient côte à côte devant ce grand Seigneur et regardaient dans le miroir ? La faute serait confessée, et une faute confessée est ôtée, comme si elle n'avait jamais existé.
  • Alors le Saint-Esprit montre le chemin. Le peuple de Dieu était conduit par la colonne de feu dans le désert ; à la Pentecôte, quelque chose de cette colonne s'est posé sur la tête des croyants sous la forme d'une petite flamme.
  • Celui qui a fait cette expérience entend Jésus dire : « Viens, viens, mon cher enfant. C'est moi qui peux sauver parfaitement. » Ceux qui vont à Dieu par lui ont la paix avec Dieu.
  • Le message se termine sur la question du jour : « Que dis-tu du Christ ? Qui est-il pour toi ? Acceptes-tu son invitation ? Je te laisse y répondre. »

Points à retenir

  • Derrière beaucoup d'excuses se cachent l'ego, le statut et l'orgueil. La seule issue est de mettre Jésus au centre.
  • L'invitation aux noces est lancée à bons et méchants. Elle demande de revêtir les vêtements de la foi.
  • La foi est un don de Dieu, mais un don se reçoit : élection et choix sont les deux faces d'une même pièce.
  • La loi est un verrou, un miroir et une mesure. Elle te montre ton besoin d'un Sauveur.
  • Jésus est à la fois fils de David et Seigneur de David, assis à la droite de Dieu. Sa question te concerne : que penses-tu du Christ ?

Application personnelle

  1. Y a-t-il une invitation de Dieu que tu laisses de côté avec une excuse polie ? Quelle est la vraie raison ?
  2. Attends-tu que la foi « te soit donnée », alors que la bouée t'est déjà lancée ?
  3. Quand tu te regardes dans le miroir de la loi, que vois-tu de toi-même aux yeux de Dieu ?
  4. Entends-tu seulement la Parole, ou l'écoutes-tu vraiment ?
  5. Si Jésus te demandait aujourd'hui « Qui suis-je pour toi ? », que lui répondrais-tu ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que signifie la question de Jésus « Que pensez-vous du Christ ? » dans Matthieu 22 ?

Après avoir répondu à tous les pièges, Jésus pose lui-même une question aux pharisiens : de qui le Christ est-il le fils ? Ils répondent « de David ». Jésus cite alors le Psaume 110 : si David l'appelle Seigneur, comment est-il son fils ? Pour Jan de Westen, cette question s'adresse aujourd'hui à chacun : qui est Jésus pour toi ?

La foi est-elle un don de Dieu ou un choix personnel ?

Les deux, répond le prédicateur. La foi est un don de Dieu (Éphésiens 2:8), comme la nourriture vient d'en haut, mais un don se reçoit. Jean 1:12 dit que tous ceux qui l'ont reçu ont le droit de devenir enfants de Dieu. L'élection par Dieu et le choix de l'homme sont les deux faces d'une même pièce.

À quoi sert la loi selon ce message ?

Jan de Westen la décrit comme un verrou, un miroir et une mesure. Elle te sépare du monde sans Dieu, elle te montre qui tu es aux yeux de Dieu et elle te fait voir que tu ne peux pas l'accomplir. Son rôle est de te conduire vers le Seigneur Jésus, le Sauveur qui t'attend.

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