Introduction
« Que dirons-nous donc à l'égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui, qui n'a point épargné son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? » (Romains 8:31-32). Elio Varricchione, à la Chiesa ADI Milano Baggio, s'arrête surtout sur le second de ces deux versets, si connus qu'on les sait par cœur.
Le titre du message tient en trois mots : prendre ou laisser. Dieu a donné Jésus pour nous. Ce don, on peut le prendre, ou le laisser comme on laisse tant d'autres choses. L'invitation du jour est forte : prends Christ. Et si tu prends Christ, tu prends tout ce qui le concerne.
Le prédicateur parle d'abord à ceux qui n'ont pas encore fait l'expérience personnelle du salut, puis aux croyants. Car ceux qui ont déjà pris Jésus ne doivent pas oublier qu'avec lui, Dieu veut leur donner encore d'autres choses : un vêtement nouveau, une armure, un nouvel acte de naissance et le Saint-Esprit.
Plan du message
1. L'invitation : prends Christ
- Le message concerne chacun personnellement. Combien de fois as-tu demandé au Seigneur de t'aider à mettre en pratique une parole, sans y parvenir ? Le dialogue avec Dieu est parfois devenu dispute, jusqu'à ce que tu comprennes qu'il est le Seigneur et que sa parole demeure éternellement.
- Jésus n'est pas un Dieu dont les autres parlent aux autres. C'est lui qui te parle directement, le Fils que le Père n'a pas épargné pour te donner la vie.
- Prendre Christ, c'est prendre sa grâce, son pardon et son soutien pour le reste de la vie quotidienne, pratique, morale et spirituelle, afin de surmonter toute autre difficulté.
- Dire à nos amis que nous avons déjà pris Christ demande beaucoup d'humilité, car nous ne pouvons nous placer au-dessus de personne : nous n'avions aucun mérite. Si la parole nous a atteints, c'est parce que nous étions pécheurs, en conflit avec le Dieu souverain et créateur. Sa grâce nous a rejoints et nous avons dit : « Seigneur Jésus, je veux te prendre. »
- Le salut ne se mérite pas. « Celui qui enseigne le contraire de la Bible devra en répondre un jour au Seigneur Jésus. » Nous sommes sauvés par la grâce, par la foi, et non par les œuvres, afin que personne ne se glorifie (Éphésiens 2:8-9).
- Si tu ne prends pas Christ, tu laisses derrière toi cette occasion et toutes les choses qui suivent. Le prédicateur cite un dicton : ce que tu laisses est perdu. Les mots ne sont pas dans la Bible, mais le message est bien celui-là : ne perdons pas Christ.
2. Avec lui, toutes choses, aussi pour les croyants
- Le message s'adresse aussi à ceux qui ont déjà reçu Jésus, « à moi-même avant vous », dit le prédicateur. Avec Jésus, Dieu veut nous donner d'autres choses encore.
- Impossible de toutes les énumérer : il faudrait parcourir la Bible de la première à la dernière page. « Mille pages nous présentent ce que Dieu a à notre disposition. »
- Le culte s'est ouvert sur une exhortation à croire au Dieu de l'impossible, celui qui a ouvert la mer Rouge devant un peuple nombreux qui l'a traversée à pied sec (Exode 14).
- Il faut peut-être moins de foi pour croire aux choses anciennes que pour croire que Dieu peut faire aujourd'hui davantage, dans ce que nous attendons et que nous avons peut-être peur de redemander parce que la réponse n'est pas encore venue.
- Par la force de la foi, gardée dans le cœur pour que personne ne puisse y faire brèche, tu peux oser faire de nouveau ces pas vers le Seigneur, en sachant qu'il en a déjà fait mille vers toi.
3. Un vêtement nouveau, pas un habit du dimanche
- Nous portions le mauvais vêtement. Autrefois, ce furent peut-être des feuilles de figuier, une couverture insuffisante, pour nous non pas au sens physique comme pour Ève (Genèse 3:7). Notre vêtement était peut-être un peu meilleur qu'une feuille, mais il restait sale, taché par le péché.
- Dieu est intervenu, il a envoyé Jésus, il a sacrifié son Fils unique. Le vêtement a été lavé, purifié, et aujourd'hui encore le sang de Christ purifie de tout péché confessé avec sincérité de cœur, là où il y a repentance (1 Jean 1:7-9).
- « Ne suspendons pas ce vêtement dans l'armoire de nos habits du dimanche. » Cette nouvelle réalité n'est pas une tenue à porter seulement le dimanche.
- Colossiens 3:9-10 parle d'avoir dépouillé le vieil homme et revêtu l'homme nouveau, « qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l'image de celui qui l'a créé ». Il y a un événement initial, puis un renouvellement continu, chaque jour, pour nous rendre toujours plus semblables à Christ.
- Revêtir Christ chaque jour, partout, même quand déclarer sa foi est inconfortable. Bien des témoignages rappellent que lorsque quelqu'un a décidé de se montrer à découvert malgré la crainte, on a vu le Dieu de l'impossible manifester sa gloire.
- Autrefois, ceux qui vivaient dans un péché manifeste n'avaient pas honte de le montrer. Maintenant que nous avons reçu la grâce, n'ayons pas honte de déclarer notre nouvelle condition, et soyons une lampe allumée pour le témoignage de l'Évangile.
4. Une armure complète pour le combat
- Dieu ne nous a pas seulement vêtus, il veut aussi nous préparer au combat. Le monde est en guerre, pour des raisons politiques, de pouvoir ou religieuses.
- Jésus enseigne à aimer Dieu, que nous ne voyons pas, de tout notre être, et à aimer notre prochain, que nous voyons et que nous devons parfois supporter, comme nous-mêmes. Le Dieu des chrétiens n'use jamais de la force pour soumettre quelqu'un à l'Évangile.
- Mais Satan est en guerre contre Dieu. Il a subi sa défaite la plus retentissante à la mort de Jésus : il s'est réjoui trois jours, puis le tombeau a été trouvé vide. Ne pouvant vaincre Dieu, il s'en prend à ses enfants.
- « Nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éphésiens 6:12). Satan est puissant, mais la fin de l'histoire est déjà écrite : il a perdu, et l'Esprit qui habite en nous est plus puissant.
- Nous n'allons pas au combat les mains vides, à frapper l'air. Le prédicateur prend l'image du gilet pare-balles, que connaissent les frères de l'Église qui servent ou ont servi dans les forces de l'ordre : il protège quelques organes vitaux et laisse le reste exposé. L'armure de Dieu, elle, n'a aucune pièce inutile et rien n'y manque (Éphésiens 6:10-18).
- « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu » (verset 11), « prenez toutes les armes de Dieu » (verset 13). Nous n'avons pas à acheter l'armure, Dieu la fournit. À nous de la prendre et de la mettre, entièrement.
- L'Église n'est jamais décrite comme un peuple passif devant les attaques. Le Cantique des cantiques parle de l'épouse « terrible comme des troupes sous leurs bannières » (Cantique 6:10). C'est pourquoi l'armure contient une arme : l'épée de l'Esprit, la parole de Dieu, qui sert à renverser des forteresses (2 Corinthiens 10:4), et la prière.
5. Un nouvel acte de naissance
- Dieu nous a donné bien plus qu'un chevreau pour nous réjouir avec nos amis, comme le reprochait le fils aîné dans la parabole du fils prodigue (Luc 15:29).
- Si tu as cru en Christ, tu as reçu un nouvel acte de naissance, sur lequel est écrit le nom de ton Père. Il y a quelques années encore, la carte d'identité portait le nom du père : le prédicateur cite la sienne, où son nom était suivi de celui de son père. Ce nouvel acte n'est pas sur papier, il n'a pas de timbre fiscal : il vient du miracle de la régénération et montre qui est notre Père.
- Au fils aîné, le père répond avec patience, et répond aussi à nous : « Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi » (Luc 15:31). Ce n'est pas une possibilité théorique, c'est une réalité.
- Sans revendiquer de droits particuliers, nous pouvons dire que nous sommes enfants de Dieu par grâce, et que ce qui appartient à notre Dieu nous appartient aussi.
- En nous, dans cette maison-là, l'Esprit de Dieu habite à chaque instant. Il prend nos paroles, même les soupirs inexprimables que nous ne comprenons pas nous-mêmes, et les porte au Père par Christ, comme un bon avocat (Romains 8:26).
- « Il y a d'abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite » (Psaume 16:11). Si l'on faisait la liste de sa vie, il y aurait des désagréments, des contretemps, des problèmes de santé. Mais de l'autre côté, il y aurait une liste infinie de ce que Dieu a fait.
- Bien plus qu'un chevreau : le veau gras sacrifié au retour du fils prodigue représente Christ, toujours à notre disposition par le message du salut.
6. Le Saint-Esprit, « combien plus »
- Dieu veut aussi nous donner le Saint-Esprit. Il est bien plus que ce que nous pensons d'ordinaire, et Jésus prend l'exemple d'un père humain pour nous le faire comprendre.
- « Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent » (Luc 11:13).
- Ce « combien plus » marque la différence entre l'exemple humain et Dieu. Il dit l'ardent désir du cœur de Jésus : un peuple rempli du Saint-Esprit.
- Ceux qui étaient présents au culte du dimanche précédent en ont fait l'expérience. Ce fut un moment de l'histoire, mais le prédicateur souhaite que ce soit la normalité pour les enfants de Dieu.
- Le but n'est pas seulement de devenir de bons croyants, mais des croyants remplis de feu, de la passion et de la puissance qui viennent de l'Esprit de Dieu.
7. Demande, avec précision
- Quelles sont les choses que Dieu t'a déjà données et qui attendent que tu les saisisses ? Présente-les au Seigneur, pas seulement dans la prière commune mais chez toi, dans les jours qui viennent, avec des demandes précises, non générales.
- Dieu donne toutes les choses qui sont selon sa volonté. Il nous arrive de demander ce que nous ne devrions pas demander : demande-lui le discernement pour distinguer ce qui entre dans sa volonté parfaite.
- Que personne ne dise : « Cette prédication n'est pas pour moi, elle est pour quelqu'un d'autre » ou « Je n'ai pas la foi ». Une foi comme un grain de sénevé, la plus petite des semences, peut déplacer des montagnes (Matthieu 17:20), et ce peu de foi vient de Dieu.
- Quelques exemples simples : tu cherches un mari chrétien, une épouse chrétienne ? Demande-le au Seigneur. Tu luttes pour pardonner ? Fais ta part, mais demande-le, car si nous voulons être pardonnés, nous devons pardonner (Matthieu 6:14-15).
- Tu rencontres des obstacles au travail ? Demande au Seigneur d'intervenir. « Ne mène pas tes propres batailles, laisse faire le Seigneur, mais demande-le-lui. »
- Si tu as du mal à porter le vêtement nouveau parce que tu as vécu jusqu'ici une foi limitée au culte du dimanche, prie : « Seigneur, change ma façon de vivre », pour profiter chaque jour de ses bienfaits et être un bon témoin au milieu des difficultés.
- Notre Dieu est le Dieu de l'abondance, qui pourvoit et n'abandonne pas son peuple. En Christ, il est Emmanuel, Dieu avec nous (Matthieu 1:23). « Il l'a déjà fait par le passé, il le fera encore. »
Points à retenir
- Dieu a donné Jésus pour nous. Ce don se prend ou se laisse, et laisser Christ, c'est laisser aussi tout ce que Dieu donne avec lui.
- Le salut est un don de la grâce, reçu par la foi, jamais un mérite. Il se reçoit avec humilité.
- L'homme nouveau se porte chaque jour, et pas seulement le dimanche. Il se renouvelle pour nous rendre semblables à Christ.
- Dieu fournit une armure complète. À nous de la prendre entièrement, avec l'épée de l'Esprit et la prière.
- Enfants de Dieu par grâce, nous entendons le Père dire : « Tout ce que j'ai est à toi. » Il donne le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent.
Application personnelle
- As-tu personnellement pris Christ, ou Jésus reste-t-il pour toi un Dieu dont les autres parlent ?
- Le vêtement nouveau reste-t-il dans ton armoire du dimanche ? Où as-tu besoin de vivre ta foi à découvert cette semaine ?
- Quelle pièce de l'armure de Dieu négliges-tu : la Parole, la prière, ou une autre ?
- Si tu dressais la liste de ce que Dieu a fait pour toi, que mettrais-tu en premier ?
- Quelle demande précise, et selon sa volonté, vas-tu présenter au Seigneur d'ici dimanche prochain ?
Versets cités
- Romains 8:31-32
- Éphésiens 2:8-9
- Exode 14
- Genèse 3:7
- 1 Jean 1:7-9
- Colossiens 3:9-10
- Éphésiens 6:10-18
- Cantique des cantiques 6:10
- 2 Corinthiens 10:4
- Luc 15:29-31
- Romains 8:26
- Psaume 16:11
- Luc 11:13
- Matthieu 17:20
- Matthieu 6:14-15
- Matthieu 1:23
Questions fréquentes
Que signifie « prendre ou laisser » dans Romains 8:32 ?
Pour Elio Varricchione, Dieu a donné Jésus pour nous, et ce don se prend ou se laisse. Celui qui prend Christ reçoit avec lui la grâce, le pardon et le soutien pour sa vie de chaque jour. Celui qui laisse Christ laisse aussi toutes les autres choses que Dieu donne avec lui.
Quelles sont les « toutes choses » que Dieu donne avec Jésus ?
Le prédicateur précise qu'il faudrait parcourir toute la Bible pour les énumérer. Il en retient quelques-unes : un vêtement nouveau à porter chaque jour, l'armure complète de Dieu pour le combat spirituel, une nouvelle naissance qui fait de nous des enfants de Dieu, et le Saint-Esprit promis à ceux qui le demandent.
Peut-on demander n'importe quoi à Dieu au nom de Romains 8:32 ?
Non. Elio Varricchione précise que Dieu donne toutes les choses qui sont selon sa volonté, et qu'il nous arrive de demander ce que nous ne devrions pas demander. Il invite à présenter au Seigneur des demandes précises, non générales, et à lui demander le discernement pour reconnaître ce qui entre dans sa volonté parfaite.