Introduction
« Ce matin, je voudrais parler un peu à tous ceux qui ont une paralysie dans leur vie. » Le pasteur Tino Di Domenico, de l'Église chrétienne évangélique pentecôtiste de Seriate, prêche sur l'homme à la main sèche de Luc 6:6-10.
En italien, on dit de quelqu'un qu'il a « le bras court » quand il devient avare ou indisponible. Le pasteur ne parle pas seulement d'argent : il parle de ceux qui ne font plus de pas pour connaître Dieu et le servir, au lieu de se donner entièrement à l'œuvre du Seigneur.
Le titre du message le dit : ta main paralysée est pour la gloire de Dieu. Car Dieu change les faiblesses en force et transforme nos limites en occasions. Au jeune garçon qui n'avait que cinq pains et deux poissons, Dieu a fait nourrir une foule immense. « Nos limites ne sont pas une limite pour Dieu ; elles sont une limite dans notre esprit, dans notre foi. »
Plan du message
1. Une main qui a eu de la vie, puis s'est desséchée
- Certains évangiles parlent d'une main paralysée, d'autres d'une main sèche. Cette main a eu de la sève, du sang qui y circulait, puis elle s'est desséchée et elle est devenue faible et fragile.
- C'est Luc, le médecin, qui raconte la scène : un jour de sabbat, Jésus entre dans la synagogue et enseigne. Toute l'attention devrait être sur lui, mais elle se porte sur un homme dont la main droite est sèche.
- Les pharisiens veulent se servir de la faiblesse de cet homme pour mettre Jésus en difficulté. Beaucoup cherchent aussi à profiter de nos faiblesses : le pasteur raconte avoir reçu sur son téléphone un faux message annonçant un débit de 3 500 € sur sa carte, une arnaque qui vise les personnes âgées.
- « Tout est possible à celui qui croit » (Marc 9:23). Le pasteur veut réveiller la foi pour que l'on fasse des choix qui suppriment toute paralysie.
2. Les gens nous définissent par nos faiblesses, Dieu nous regarde autrement
- Comment s'appelait cet homme ? Et la femme atteinte d'une perte de sang ? Et la femme courbée ? On ne connaît pas leurs noms, seulement leurs faiblesses et leurs maladies. « Les gens veulent nous définir par nos limites et non par nos possibilités. »
- Dieu, lui, regarde différemment : « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres » (Luc 4:18). La préférence divine se porte sur la faiblesse.
- Attention cependant à ne pas défendre sa faiblesse en disant : « Dieu dit que c'est bien que je sois faible. » Non : Dieu dit que le faible est fort, parce qu'il veut résoudre la faiblesse comme il veut résoudre la paralysie.
- Avoir une main qui ne fonctionne pas, c'est avoir des possibilités et un potentiel, mais ne pas faire ce que Dieu t'a appelé à faire.
- Jésus combat la religion qui enferme : « Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retirera pas aussitôt, le jour du sabbat ? » (Luc 14:5). Il reproche à ceux qui chargent les autres de fardeaux de ne pas les porter eux-mêmes (Matthieu 23:4).
3. « Lève-toi, et tiens-toi là au milieu »
- Cet homme était assis et cachait sa main, sans doute posée sur sa jambe. Il aurait voulu rester sur le côté pour que personne ne remarque « sa petite main ». Jésus lui dit : « Lève-toi, et tiens-toi là au milieu. »
- Dieu veut se servir de nos faiblesses pour être glorifié. Moïse disait qu'il bégayait ; Gédéon était l'homme le plus craintif. Paul rappelle aux Corinthiens qu'il n'y avait pas parmi eux beaucoup de sages ni de puissants, mais que Dieu a choisi les choses faibles pour confondre les fortes (1 Corinthiens 1:26-27).
- Sur 8 milliards de personnes, la plupart ne savent rien de la grâce, et toi tu l'as reçue. N'est-ce pas une raison de se réjouir ?
- « Tiens-toi au milieu, sois disponible, aie le courage de témoigner, ne cache pas ta fragilité. Tu n'as pas besoin de devenir une superstar pour servir Dieu. »
- L'homme voit la haine dans les yeux des pharisiens, mais dans les yeux de Jésus il voit autre chose. Quand on a des faiblesses, il ne faut pas regarder son petit bras, mais fixer les yeux sur le Seigneur.
4. Ne pas faire le bien, c'est faire le mal
- Jésus pose une question aux sages qui l'observent : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer ? »
- Le pasteur en tire la leçon : ne pas sauver, c'est tuer, et ne pas faire le bien, c'est faire le mal. « Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché » (Jacques 4:17). Il existe des péchés d'omission.
- Même le droit pénal le reconnaît aujourd'hui : voir une personne à terre, et même un chien, sans lui porter secours est une infraction.
- Jésus promène ses regards sur eux tous, puis il dit à l'homme : « Étends ta main. » Il le fait, et sa main est guérie. Cette histoire est celle de tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, se sont desséchés.
5. La main se dessèche par l'inactivité
- Peut-être étais-tu autrefois fort et généreux dans l'œuvre de Dieu : ton bras soutenait les autres, ta main poussait en avant. Puis, peu à peu, un compromis aujourd'hui, un autre demain, tu as retiré ton bras, ta présence, ton don et ton talent.
- Ta réputation a changé : « Celui-là a retiré sa main, il a le bras court, il n'est plus zélé comme autrefois. »
- La première chose que l'on perd, c'est son identité. Personne ne connaît le nom de cet homme. « Pour se faire un nom, beaucoup perdent leur nom » : en cherchant le succès et le bien-être, ils ont perdu leur identité spirituelle.
- Quels dons Dieu t'a-t-il donnés ? Les as-tu reconnus ? Ou as-tu enterré ton talent et retiré ta main ? La main de l'Éternel, elle, n'est pas trop courte (Ésaïe 59:1).
- N'accepte pas de vivre comme un invalide spirituel. Jésus est venu pour que nous ayons la vie en abondance (Jean 10:10). Il fait de ses serviteurs une flamme de feu (Hébreux 1:7).
- Si ta main guérit, cela veut dire que demain tu te remets à l'œuvre. « L'Église, c'est moi. » Tant que tu dis « l'Église », l'Église, ce sont toujours les autres.
- « Pourquoi m'embêter ? Je vais m'occuper de mes affaires et prendre du recul. » Tu peux le faire, mais sache que c'est ta main qui se dessèche, et que personne ne profitera du don que Dieu t'a fait.
6. Dieu fait de ta faiblesse un témoignage
- Dieu a pour toi des choses préparées avant la fondation du monde. Le pasteur les lit « comme un notaire lit un testament » : tu es béni dans les lieux célestes (Éphésiens 1:3), même avec ta main sèche. « Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance » (Jérémie 29:11).
- Pas de fausse humilité : à la Pentecôte, des flammes de feu se sont posées sur chacun. Dieu a préparé des œuvres que tu dois accomplir, même si tu penses être le dernier à pouvoir les faire.
- Pour évangéliser la Décapole, Jésus n'a envoyé ni Pierre ni Simon le zélote, mais l'homme qui avait été possédé par une multitude de démons : « Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t'a fait » (Marc 5:19).
- Pour atteindre Samarie, alors que les disciples voulaient faire descendre le feu sur les Samaritains, Dieu s'est servi d'une femme qui venait au puits quand personne n'y était, parce qu'elle avait honte. Elle a dit à la ville : « J'ai rencontré le Messie », et toute la foule est sortie au-devant de Jésus.
- Moïse avait une main forte de berger. Dieu lui a dit de la mettre dans son sein, et elle est ressortie lépreuse (Exode 4:6). « Quand tu n'obéis pas, tu deviens pire que ce que tu es. »
- En 41 ans de foi, le pasteur a vu des personnes prier, être baptisées, puis abandonner la foi. Celui qui a connu la volonté de son maître sans la faire sera battu d'un grand nombre de coups (Luc 12:47).
7. Étends ta main : Jésus te rend ta dignité
- « Comme c'est agréable quand quelqu'un d'autre prie à notre place. » Mais comme c'est triste de savoir que c'est toi qui devais le faire. Dieu trouvera toujours quelqu'un pour continuer son œuvre, comme dans la parabole du grand souper (Luc 14:21). Dieu ne s'arrête pas parce que nous nous arrêtons.
- Reçois ce message non comme un jugement, mais comme un conseil de Dieu : « Tu as abandonné ton premier amour. […] Pratique tes premières œuvres » (Apocalypse 2:4-5).
- Joseph d'Arimathée et Nicodème se cachaient. Quand ils ont compris le sens de la croix, ils sont sortis au grand jour. « Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le » (Ecclésiaste 9:10).
- Pendant que les autres te regardent comme un handicapé, Jésus te regarde comme un vaillant soldat. Son regard tient tes accusateurs à distance, comme on tient des bêtes sauvages en respect en les regardant dans les yeux.
- Pourquoi Jésus ne fait-il pas ce miracle en secret ? Pour rendre la dignité. La femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans était impure et exclue de tout. Jésus l'a fait venir devant tous pour dire : cette femme est parfaitement guérie, elle n'est pas un danger, elle est une bénédiction.
- « Le temps a passé, mais le temps n'a pas le dernier mot. Tu as un passé, mais le passé n'a pas le dernier mot sur ta vie. » La foi va avec l'obéissance : veux-tu toi aussi faire quelque chose, ou faut-il que Dieu fasse tout ?
Points à retenir
- Nos limites ne sont pas une limite pour Dieu : il change les faiblesses en force et en témoignage de sa gloire.
- Une main paralysée, c'est un don ou un appel que l'on n'exerce plus, souvent à cause de l'inactivité et des compromis.
- Savoir faire le bien et ne pas le faire est un péché : il existe des péchés d'omission.
- Jésus appelle à sortir de l'ombre et à se tenir au milieu, sans cacher sa fragilité.
- Jésus ne guérit pas en secret : il veut rendre la dignité et changer la réputation de ceux qu'il relève.
Application personnelle
- Quels dons Dieu t'a-t-il donnés, et lesquels as-tu cessé d'exercer ?
- Dans quel domaine de ta vie (Église, famille, travail) as-tu retiré ta main en te disant que d'autres s'en chargeraient ?
- Qu'est-ce qui te pousse à rester sur le côté plutôt qu'à te tenir au milieu ?
- Y a-t-il un bien que tu sais devoir faire cette semaine et que tu repousses ?
- Quelle réputation ou quelle image de toi-même as-tu besoin que Jésus transforme ?
Versets cités
- Luc 6:6-10
- Marc 9:23
- Jean 6:9-13
- Luc 4:18
- Luc 14:5
- Matthieu 23:4
- 1 Corinthiens 1:26-27
- Jacques 4:17
- Ésaïe 59:1
- Jean 10:10
- Hébreux 1:7
- Éphésiens 1:3
- Jérémie 29:11
- Marc 5:1-20
- Jean 4:1-42
- Exode 4:6
- Luc 12:47
- Luc 14:16-21
- Apocalypse 2:4-5
- Ecclésiaste 9:10
- Marc 5:25-34
Questions fréquentes
Que représente la main paralysée de Luc 6 ?
Pour Tino Di Domenico, c'est l'image de celui qui a « le bras court » : il a des capacités, des dons et un appel, mais il ne fait plus ce que Dieu lui a demandé. Cette main a eu de la vie autrefois, puis elle s'est desséchée, souvent par l'inactivité et par des compromis accumulés.
Pourquoi Jésus demande-t-il à l'homme de se tenir au milieu ?
L'homme aurait préféré rester sur le côté pour que personne ne voie sa main. Jésus le place au milieu parce qu'il ne fait pas ses miracles en secret : il veut rendre sa dignité à cet homme, changer sa réputation devant tous et faire de sa faiblesse un témoignage de la gloire de Dieu.
Qu'est-ce qu'un péché d'omission selon ce message ?
Jésus demande s'il est permis de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer. Le prédicateur en tire que ne pas sauver revient à tuer et ne pas faire le bien revient à faire le mal. Il rappelle ce que dit la Bible (Jacques 4:17) : celui qui sait faire ce qui est bien et qui ne le fait pas commet un péché.