Introduction
« Il devrait me comprendre. » « Elle devrait me comprendre. » Salvatore Chiazza, pasteur de l'Église Nouvel Impact Liège, poursuit sa série sur la seigneurie de Christ dans les grands domaines de la vie. Après la seigneurie de Christ sur l'identité (« je suis qui il dit que je suis ») et sur les paroles, il aborde ce matin le mariage.
Il sait que le texte est délicat. Chaque fois que le Nouveau Testament parle du couple, cela fait débat, et la même exhortation revient trois fois : dans Éphésiens, dans Colossiens et dans la première épître de Pierre. Selon nos tendances, on recontextualise tout ou on ne contextualise rien. Le pasteur demande à l'assemblée de se détendre et rappelle que la Bible n'est pas « un menu de restaurant où l'on choisit ce qui nous intéresse ». Si le Saint-Esprit a révélé ces choses à l'apôtre Paul, c'est qu'il y a une bénédiction derrière pour chacun.
Le message suit Éphésiens 5:18-33 pas à pas : être rempli de l'Esprit, se soumettre les uns aux autres, comprendre les rôles donnés par Dieu, sortir des impasses, puis aimer comme Christ a aimé l'Église.
Plan du message
1. Un mariage centré sur Christ commence par être rempli de l'Esprit
- On ne peut pas comprendre l'apôtre Paul en coupant une phrase en deux. Le pasteur raconte qu'on a récemment cité une de ses phrases à moitié pour lui faire dire ce qu'il ne disait pas. Personne n'est dupe, et pourtant on fait souvent la même chose avec la Bible.
- Au verset 22, le texte original dit littéralement : « Femmes, à vos propres maris, comme au Seigneur. » Il manque quelque chose. Il faut remonter au verset 21, qui fait partie d'une longue phrase commencée au verset 18 : « Soyez remplis de l'Esprit. »
- Qui doit être rempli de l'Esprit ? La femme et le mari. Il n'y a qu'un vrai chef dans chaque foyer, et il s'appelle Jésus. « Si l'homme est le chef, tu as un problème. Si la femme est le chef, tu as aussi un problème. » Et le problème est encore plus grand quand ce sont les enfants.
- Paul compare : ne vous enivrez pas de vin, soyez remplis de l'Esprit. Celui qui est ivre est « sous l'influence » : il marche, parle, rit et conduit autrement. Celui qui est rempli de l'Esprit marche, parle, aime et prie autrement, c'est-à-dire comme Jésus.
- Quel est le « vin » qui domine ton couple ? Pour certains, ce sont les parents ou les beaux-parents. Il faut les honorer, mais Dieu a pris le temps de dire dans la définition du mariage que l'homme « quittera son père et sa mère ». Pour d'autres, ce sont le passé, les blessures, les erreurs.
2. Ce qui sort de la bouche révèle ce qui remplit le cœur
- Être rempli de l'Esprit, c'est d'abord s'entretenir par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels (Éphésiens 5:19). Une joie qui déborde et qui s'exprime en paroles.
- Le pasteur reprend l'image de l'orange qu'il avait pressée devant l'Église : quand on presse une orange, c'est du jus d'orange qui sort. « La pression ne fait pas de toi quelqu'un de violent. La pression fait sortir ce qui est déjà là. » Ce n'est pas la pression qui produit les mots méprisants envers ton conjoint, c'est ce qui est à l'intérieur. Et le pasteur précise qu'il le dit d'abord pour lui-même.
- C'est de l'abondance du cœur que la bouche parle. En Colossiens 3:16, le même enchaînement se retrouve : que la parole de Christ habite en vous abondamment, puis au verset 18, l'exhortation aux femmes et aux maris.
- Le pasteur rappelle que les Pères de l'Église pratiquaient trois formes de culte : le culte communautaire, le culte personnel (entrer dans sa chambre et prier le Père dans le secret) et le culte familial. Il rêve de familles qui prennent du temps ensemble, papa, maman et les enfants, pour prier, partager et lire la Bible.
- Dans sa famille, une semaine sur deux, on s'arrête sur les Psaumes avec un commentaire. Cela ne garantit pas que les enfants deviendront chrétiens, « mais ce que ça garantit, c'est que je fais ma part ». Papa, maman, fais-tu ta part ?
- Le pasteur parle de sa fille de 13 ans : malheur au jeune homme qui la traiterait mal. C'est exactement ce que Dieu dit en 1 Pierre 3:7 : honorez votre femme, « afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières ». Sous-entendu, Dieu, le Père de ton conjoint, te dit : « Si tu la maltraites, je ne pourrai plus écouter tes prières. » Avant d'être ton mari, il est l'enfant du Père céleste. Avant d'être ta femme, elle est sa fille bien-aimée.
3. Un cœur reconnaissant : une alliance, pas un contrat
- Deuxième signe d'une vie remplie de l'Esprit : rendre continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père (Éphésiens 5:20).
- « Quand tu as discipliné ton esprit à être reconnaissant, envoie un e-mail à ta bouche pour l'informer. » On apprécie des choses sans les dire, alors que ta femme et ton mari ont besoin de l'entendre. On peut être reconnaissant envers Dieu sans l'être autant envers les autres.
- À quatre jours de ses 15 ans de mariage, le pasteur confie que sa femme cuisine remarquablement bien, et qu'avec les années, il a fini par trouver cela normal. « Est-ce qu'il faut dire merci à sa femme quand elle prépare le repas ? C'est son devoir. » Mais le devoir relève de la dette et du contrat.
- Le mariage est-il un contrat ou une alliance ? Quand on commence à compter qui demande pardon le premier, combien de cadeaux chacun a offerts, « ta soirée, ma soirée, ton argent, mon argent, tes vacances, mes vacances », on est dans la transaction.
- « Tu as cessé d'être reconnaissant au moment où tu as commencé à dire : il devrait, elle devrait. » Tu as cessé d'être rempli de l'Esprit quand tu as commencé à sous-estimer ce que fait l'autre et à surestimer ce que tu fais. Dieu, l'inventeur du mariage, ne l'a jamais conçu comme un contrat mais comme une alliance d'amour, où l'on ne cherche pas à dominer l'autre mais à l'élever.
4. Soumettez-vous les uns aux autres
- Troisième signe : « Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ » (Éphésiens 5:21). Quand on commence au verset 22, on oublie ce verset.
- Le pasteur ne veut pas édulcorer : se soumettre veut bien dire se placer en dessous. Mais se placer soi-même en dessous, jamais placer l'autre en dessous. Dans la Bible, personne ne soumet personne, mais chacun se soumet : dans l'Église, dans le mariage, devant Dieu.
- Aujourd'hui, le mot est devenu une insulte. Lors d'un débat politique en France, une candidate s'est indignée qu'on lui dise qu'elle se soumettait à un parti : « Je ne me soumets à personne. » Est-ce que ce mot doit devenir une insulte dans l'Église ?
- La soumission est puissante parce qu'elle se vit dans la Trinité. Le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous (1 Corinthiens 15:28). Un seul Dieu, trois personnes de même valeur, même éternité, même divinité : il ne s'agit pas de savoir qui sera au-dessus de l'autre, mais qui va élever l'autre.
- Quand je mets mes intérêts de côté pour ceux de l'autre, et que l'autre fait de même, tout le monde gagne.
- Pourquoi Paul ajoute-t-il « les femmes, en particulier, à leur mari » ? Parce que la Bible donne souvent une règle générale puis un cas particulier : aimer tout le monde, surtout les frères et sœurs dans la foi ; prendre soin de tous, surtout de sa famille ; honorer chacun, et doublement ceux qui annoncent la Parole.
5. Des rôles confiés par Dieu, pas des tâches
- La clé d'interprétation est l'ordre de la création. Paul, ancien pharisien, connaît l'Ancien Testament par cœur. Dans la Genèse, Dieu crée l'homme et la femme et confie à chacun un mandat.
- Au mari, Dieu donne le rôle de chef, de « tête ». Toute équipe, toute entreprise, toute Église a besoin d'une tête, « pas deux : deux têtes, c'est un monstre ». Dieu est sage, pas seulement quand cela nous arrange.
- À la femme, Dieu donne le rôle d'« ezer », l'aide semblable à l'homme (Genèse 2:18). Pas une assistante : le mot est employé dans les Psaumes pour Dieu lui-même, notre aide et notre soutien. L'homme n'est ni avant la femme, ni plus important, ni plus aimé. Jésus a payé le même prix pour les deux. C'est une question de mandat.
- Qui est le plus important, l'attaquant ou le défenseur ? Les deux. Le problème, c'est que dans les couples, on oublie qu'on est dans la même équipe et on marque contre son camp. Quand tu sapes le leadership de ton mari, ou quand tu écrases la valeur de ta femme, tu ne gagnes pas : quand l'autre perd, tu perds.
- Être chef au sens biblique, c'est Marc 10:42-45 : « Il n'en est pas de même au milieu de vous. » Celui qui veut être grand sera serviteur. Jésus n'a jamais forcé personne à le suivre. La question n'est pas « est-ce que ma femme m'obéit ? », mais « suis-je quelqu'un qu'on a envie de suivre ? ». Pas parfait, mais pas démissionnaire, et pas en train de jouer aux jeux vidéo pendant qu'elle gère tout.
- Il s'agit de rôles, pas de tâches : nulle part la Bible ne dit que la place de la femme est à la cuisine. Ensemble, l'homme et la femme sont deux disciples avec une seule mission. Ils cherchent Dieu, prient ensemble et servent Dieu dans leur famille, leur Église et le monde.
- Le mari sert le premier : « Si tu veux être servi le premier, sers le premier. » Dans la culture où le pasteur a grandi, papa n'avait pas besoin d'exiger le respect : il était respectable par son courage et ses sacrifices. « C'est dans la mesure où tu es respectable que tu es respecté. Sinon, ça s'appelle de la domination. »
- Le mari porte la responsabilité de sa famille devant Dieu. Dans le jardin d'Éden, c'est la femme qui prend le fruit la première, mais Dieu appelle l'homme : « Où es-tu ? » (Genèse 3:9). Il aide aussi sa femme à grandir dans ses dons au lieu de la voir comme une concurrente, et il montre le chemin par l'exemple.
- L'an dernier, sa fille, alors âgée de 12 ans, lui a écrit pour son anniversaire : « Papa, tu reflètes Jésus par tes actes et par tes paroles. » Le pasteur se dit loin d'être un père parfait, mais il tient à être un exemple, quand il réussit comme quand il échoue. Son conseil aux maris : cherche à ressembler à Jésus. Ta femme voudra te suivre parce qu'elle suit Jésus.
- La femme, de son côté, fortifie son mari et le relève quand il se trompe ou doute, au lieu de l'écraser. Elle le respecte, croit en lui, apporte sa voix et sa sagesse, et ose dire ce qu'elle voit avec douceur. Pour elle, la soumission prend la forme de l'honneur. Pour le mari, elle prend la forme du sacrifice.
6. Quand on n'est pas d'accord : sortir de l'impasse
- Il y a la théorie, et il y a « une planète voisine appelée la Terre », avec de vrais hommes et de vraies femmes qui ont de vrais caractères. Que faire quand chacun est convaincu d'avoir raison ?
- Si l'on est rempli de l'Esprit, le premier réflexe est de prier ensemble, de parler et de s'écouter. Et si l'on n'est toujours pas d'accord, on prie encore, on reprend un café et on s'écoute encore.
- Le pasteur rapporte, en substance, la pensée de plusieurs de ses auteurs préférés. John Piper, dans son livre sur le mariage : dans la grande majorité des cas, le couple discute jusqu'à trouver un accord ; dans les rares cas d'impasse, la femme fait confiance à son mari pour trancher, un bon mari choisira parfois de céder, et une femme ne suit jamais son mari dans le péché, car Christ reste le chef ultime. John MacArthur : la soumission de la femme est volontaire, n'implique aucune infériorité, et n'est pas passive ; elle est une conseillère dont l'influence est précieuse, et le mari n'aboie pas d'ordres. Tim Keller : être chef ne veut pas dire tout décider ni avoir raison à chaque désaccord ; l'autorité du mari ne sert que l'intérêt de sa femme. C. S. Lewis : tant que mari et femme sont d'accord, la question de l'autorité ne se pose même pas, mais un mariage durable doit pouvoir sortir d'une impasse.
- En cas de désaccord, prendre ses responsabilités peut prendre quatre formes : reporter la décision, chercher un compromis, choisir la décision de sa femme (« je décide, mais on fera comme tu dis », parce que Dieu l'inspire peut-être davantage), ou retenir sa propre décision après avoir écouté, prié et pesé tous les éléments.
- Ne pas sortir de l'impasse, c'est cacher quelque chose sous le tapis. Cela grandit, et au prochain frottement, cela ressort de façon explosive.
- Le péché a abîmé l'ordre de la création. Parfois, Dieu merci, c'est la femme qui prend les devants, sinon personne ne le ferait. Ce message n'est pas une condamnation des femmes qui dirigent.
- Chez l'homme, la dérive est la passivité ou la domination. Chez la femme, le contrôle ou l'effacement. Ces dérives se nourrissent : plus l'homme est passif, plus la femme prend le contrôle, et inversement ; plus il domine, plus elle s'efface.
- La guérison pour l'homme : reprendre sa place à genoux, pas en tapant du poing sur la table, pour devenir un leader selon le cœur de Dieu. Pour la femme : ne plus vivre dans la peur, car à la racine du contrôle il y a souvent la crainte que tout parte à la dérive. Laisser Dieu la libérer et faire de la place à un mari qui veut grandir dans son leadership.
7. Maris, aimez vos femmes comme Christ a aimé l'Église
- Le texte ne dit pas seulement « femmes, soyez soumises », il dit aussi « maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle » (Éphésiens 5:25). On oublie souvent cette partie.
- Il s'agit de l'amour agapè, un amour inconditionnel. Tu aimes ta femme par choix, par décision, chaque matin, et pas seulement quand tu es de bonne humeur ou quand tu juges qu'elle le mérite. « Cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu'il nous a aimés » (1 Jean 4:10).
- Comme l'huile et l'eau, deux pécheurs, deux ego ont tendance à se séparer. On secoue la bouteille et ils se mélangent, mais il faut la secouer encore. Chaque jour, on reprend la décision d'aimer.
- Christ a aimé l'Église le premier : le mari n'attend pas qu'elle mérite d'être aimée. Christ s'est livré : le mari donne son temps, son confort, sa vie. Christ la sanctifie par la Parole : le mari l'aide à grandir dans sa relation avec Dieu. Christ la rend glorieuse : le mari la met en valeur au lieu de l'éclipser. Christ la nourrit et en prend soin : le mari veille sur ses besoins et sur son cœur.
- « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence » (Romains 12:2). Si tu réalises que ton comportement envers ta femme ne ressemble pas à celui de Christ envers l'Église, il n'est jamais trop tard.
- Ton conjoint n'est pas dans la foi ? Ne laisse pas cette situation t'arrêter. Laisse la Parole de Dieu combler tes besoins. Avec le temps, ton conjoint sentira qu'il n'a pas à combler tes besoins ni à guérir tes blessures, parce que c'est Jésus qui le fait.
- « Le mariage n'a pas été donné par Dieu pour te rendre heureux. » Autrefois, on trouvait le sens de sa vie dans sa relation avec Dieu. Aujourd'hui, on cherche dans le mariage ce que seul Dieu peut donner, et on arrive avec tant de bagages, de blessures et d'attentes. Le pasteur s'adresse aussi aux célibataires : si tu ne règles pas cela avant le mariage, tu placeras les mêmes attentes sur la personne que tu choisiras, et elle ne pourra pas y répondre, non parce qu'elle est la pire, mais parce qu'elle est un être humain.
- Changer de conjoint ne règle rien : les attentes déçues créent la frustration, la frustration la tension, et la tension la séparation. La guérison vient quand on arrête de regarder à droite et à gauche pour regarder vers le ciel. En connaissant la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de l'amour de Dieu, on est rempli de toute la plénitude de Dieu (Éphésiens 3:18-19).
- « Il devrait me comprendre. Elle devrait me comprendre. » Le pasteur conclut : « Lui, il te comprend. » Regarde vers le ciel.
Points à retenir
- Un mariage centré sur Christ commence avant le verset 22 : le mari et la femme sont appelés à être remplis de l'Esprit, car le seul vrai chef du foyer est Jésus.
- Le mariage est une alliance d'amour, pas un contrat. Dès qu'on dit « il devrait » ou « elle devrait », on a commencé à compter et on a cessé d'être reconnaissant.
- Se soumettre, c'est se placer soi-même en dessous pour chercher l'intérêt de l'autre, à l'image du Fils dans la Trinité. Personne ne soumet l'autre.
- Le mari est un chef serviteur qui sert le premier, porte la responsabilité de sa famille et aime sa femme d'un amour agapè, chaque jour, par décision.
- Ton conjoint ne pourra jamais combler tous tes besoins ni guérir tes blessures. Seul Jésus le peut, et lui te comprend.
Application personnelle
- Quel est le « vin » qui influence ton couple aujourd'hui : tes parents, ton passé, tes blessures, ou le Saint-Esprit ?
- Quand tu es sous pression, qu'est-ce qui sort de ta bouche envers ton conjoint ? Qu'est-ce que cela révèle de ce qui remplit ton cœur ?
- Qu'est-ce que tu apprécies chez ton conjoint sans jamais le lui dire ? Quand vas-tu « envoyer un e-mail à ta bouche » ?
- Dans quel domaine as-tu commencé à compter, à dire « il devrait » ou « elle devrait » ?
- Si tu es marié, quelle forme concrète la soumission mutuelle peut-elle prendre cette semaine : l'honneur, le sacrifice, ou un temps de prière ensemble ? Si tu es célibataire, quelles attentes dois-tu d'abord déposer devant Jésus ?
Versets cités
- Éphésiens 5:18-33
- Colossiens 3:16-19
- 1 Pierre 3:7
- Matthieu 12:34
- Matthieu 6:6
- 1 Corinthiens 15:28
- Genèse 2:18
- Genèse 2:24
- Genèse 3:9
- Marc 10:42-45
- 1 Jean 4:10
- Romains 12:2
- Éphésiens 3:18-19
Questions fréquentes
Pourquoi faut-il lire Éphésiens 5:22 à partir du verset 18 ?
Salvatore Chiazza explique que, dans le texte original, le verbe « se soumettre » ne figure pas au verset 22 : il est sous-entendu à partir du verset 21, qui fait partie d'une longue phrase commencée au verset 18. Avant de parler des femmes et des maris, Paul dit donc : « soyez remplis de l'Esprit ». Le mariage centré sur Christ commence là, pour l'homme comme pour la femme.
Que veut dire la soumission dans le mariage selon Éphésiens 5 ?
Se soumettre veut dire se placer soi-même en dessous, jamais placer l'autre en dessous. Le verset 21 appelle à se soumettre les uns aux autres. Pour la femme, la soumission prend la forme de l'honneur rendu au rôle que Dieu a confié à son mari. Pour le mari, elle prend la forme du sacrifice : il soumet son confort et ses droits aux besoins de sa femme et de sa famille.
Que faire quand le couple n'arrive pas à se mettre d'accord ?
Le premier réflexe est de prier ensemble, de parler et de s'écouter, puis de recommencer. Si l'impasse demeure, le mari prend ses responsabilités, ce qui ne veut pas dire imposer son avis. Il peut reporter la décision, chercher un compromis, choisir la décision de sa femme, ou retenir la sienne après avoir écouté, prié et pesé tous les éléments.