Introduction
« Comme le sage le dit, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. » Dans ce second volet de sa conférence à l'Église Baptiste Toulouse Métropole, Florent Varak part de cette conviction : « Les nouvelles spiritualités sont en fait un recyclage de spiritualités magiques antiques, mais adaptées à la société contemporaine. » Les comprendre permet de les identifier aujourd'hui.
Le prédicateur, d'origine juive, revient d'un séjour en Californie, auprès de Juifs pour Jésus à Los Angeles. Un vendredi soir, il a enseigné devant une cinquantaine de personnes, dont la moitié ne connaissaient pas Jésus. Tous ces non-croyants étaient dans les spiritualités du Nouvel Âge. « Il y a toujours eu cette attirance vers l'est. »
Il traverse donc la Bible, de la Mésopotamie à Éphèse, puis les nouvelles spiritualités d'aujourd'hui, pour poser une question simple : qu'est-ce que ces pratiques cherchent, et qu'est-ce que l'Évangile donne ? La session se termine par une demi-heure de questions.
Plan du message
1. Rien de nouveau sous le soleil : les spiritualités magiques antiques
- Les anciennes spiritualités arrivent « sous forme de mythes, de pratiques et de force ». En Mésopotamie, Marduk fend le crâne de Tiamat et crée le ciel et la terre de son cadavre ; Gilgamesh part en quête d'immortalité par la magie et l'interprétation des rêves ; Ishtar descend aux enfers et revient à la vie. Quatre mille divinités, des statues nourries et habillées, et des gens qui ont « extrêmement peur des attaques du monde spirituel ».
- La sociologie des religions distingue des cultures de culpabilité et d'innocence (l'Occident, les Grecs), des cultures de honte et d'honneur (le Maghreb, l'Afrique, l'Asie, les Romains) et des cultures de peur et de puissance, où l'on cherche la puissance pour se protéger des esprits. Les civilisations antiques étaient très liées à cette troisième catégorie.
- « La bonne nouvelle, c'est que Jésus-Christ répond à ces trois cultures. » À la culpabilité, il répond par la justification : il est devenu péché pour nous (2 Corinthiens 5:21). À la honte, par l'adoption : nous sommes cohéritiers avec Christ. À la peur, par la victoire de la croix : il a dépouillé les principautés et les pouvoirs (Colossiens 2:15) et nous a transportés dans le royaume de son Fils (Colossiens 1:12-14). « Le diable a été complètement vaincu à la croix. »
- L'Égypte est « un monde magique ». Heka est à la fois un dieu et une force, et son nom signifie magie. L'anxiété égyptienne, c'est de maintenir l'équilibre du monde par des rituels. Le dieu Atoum crée par la parole : « Je parle, donc ça a lieu. Je crée la réalité. » Le prédicateur alerte : « On le retrouve dans certains milieux évangéliques : vous devez dire les choses pour qu'elles aient lieu. Le pouvoir des mots. C'est de la magie égyptienne. »
- Face à Moïse, les magiciens d'Égypte, que Paul nomme Jannès et Jambrès (2 Timothée 3:8), reproduisent les deux premières plaies, puis s'arrêtent : « C'est le doigt de Dieu. » Leur magie est limitée. Et ils ne savent qu'ajouter des plaies, jamais les enlever.
2. Deutéronome 18 : une mise en garde prise en sandwich
- C'est le texte le plus fondamental par la liste et l'étendue des pratiques qu'il interdit : faire passer son fils ou sa fille par le feu, la divination, les présages, les techniques occultes, la sorcellerie, les sorts, l'évocation des esprits, l'interrogation des morts (Deutéronome 18:9-14).
- Sa structure parle. Les versets 1 à 8 traitent du droit des sacrificateurs et des Lévites, une spiritualité légitime. Les versets 15 à 22 annoncent le vrai prophète qui vient, Jésus. Entre les deux, la prohibition. « Ce sandwich nous explique qu'il y a une grande porosité possible entre les expressions légitimes de la spiritualité et les expressions coupables et occultes de la spiritualité. »
- Pourquoi ne pas offrir son enfant au feu ? Parce qu'un seul a le droit de le faire : le Père, qui livre son Fils, l'Agneau de Dieu. « L'occultisme, par les sacrifices qu'il propose, est une contrefaçon du christianisme. » L'archéologie a montré des statues de bronze de Moloch, au ventre évidé rempli de braises, où l'on brûlait des enfants pour des rites de fertilité. C'est une incompréhension de la suffisance du sacrifice de Christ, « une alternative monstrueuse et odieuse, illégale, illicite à la spiritualité chrétienne ».
- D'où une première définition : la magie est « une interaction illégale avec le monde spirituel. Pas dire qu'elle soit impossible. Elle est illégale. »
3. Trois objectifs : une relation, une information, une opération
- Voici la clé que le prédicateur donne « pour le prix d'un café ». Les spiritualités magiques, anciennes ou nouvelles, cherchent un, deux ou trois objectifs.
- Une relation ou une communion : avec un mort, une divinité, une force. Pourquoi quelqu'un vient-il câliner un arbre ? Pourquoi consulte-t-on un médium pour parler à sa grand-mère décédée ? Pour une communion, quelle que soit la technique.
- Une information : le roi de Babylone secoue des flèches pour savoir par où attaquer, les Assyriens lisent dans le foie des animaux sacrifiés (l'extispicine), d'autres lisent dans le marc de café, les cartes, les paumes de la main, les astres. On cherche l'information qui permet de prendre une décision. L'astrologie répond aussi au besoin de se connaître : « On est tellement un mystère à nos propres yeux. » Quand on lui demande son signe, Florent Varak répond : « Je suis du signe de l'Agneau. » Et il enchaîne avec l'Évangile.
- Une opération : obtenir un effet, bénédiction ou malédiction. « La magie blanche cherche à faire du bien, la magie noire cherche à faire du mal. Mais c'est quand même de la magie des deux côtés. » Au Cameroun, on lui parlait d'une tribu qui, à chaque décès, interrogeait les esprits pour savoir qui avait envoyé la malédiction, et mettait parfois des gens à mort sur cette base.
4. Des Cananéens à Éphèse : l'occultisme ne peut rien contre le peuple de Dieu
- Chez les Cananéens, le cycle de Baal, dieu de l'orage, et les déesses Astarté et Anat, déesses de la sexualité et de la guerre, une prostitution sacrée fondée sur la correspondance : féconder sur terre pour féconder le ciel et obtenir des récoltes. Plus tard, le peuple attribue l'exil au fait d'avoir cessé d'offrir de l'encens à la reine du ciel (Jérémie 44:18), alors que la Bible dit autre chose : 490 ans sans respecter les sabbats de la terre, 70 ans de captivité. Ézéchiel voit des femmes pleurer Tammuz (Ézéchiel 8:14) ; ce cycle du dieu qui meurt en automne et revient au printemps donnera lieu, après 313, à « des associations assez malsaines » avec le Christ mort et ressuscité.
- Balaam ne peut maudire Israël : « L'occultisme ne peut rien contre Jacob, ni la divination contre Israël » (Nombres 23:23). Quand un sorcier entre dans une église en Afrique, trois rangées devant et trois rangées derrière se vident. « Viens lui faire un câlin. C'est un homme ou une femme créé à l'image de Dieu. Et si tu es en Christ, tu n'as rien à craindre. L'occultisme ne peut rien contre l'Église de Jésus-Christ. »
- Saül est tourmenté par un mauvais esprit « venant de l'Éternel », que la musique apaise (1 Samuel 16). « Les démons n'ont jamais une activité indépendante de Dieu. Il n'y a qu'un seul boss dans le monde céleste. » Quant à la consultation de Samuel mort (1 Samuel 28), que ce soit Samuel ou un démon, le prédicateur n'est gêné dans aucun des deux cas : c'est une interaction illégale.
- À Babylone, manuels d'exorcisme et catalogues de foies ; Daniel y est « expert en sciences locales mais fidèle à Dieu », et les mages du premier Noël ont probablement été influencés par lui. Les prophètes dénoncent : « Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S'adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ? » (Ésaïe 8:19). Des idoles, Jérémie dit : « Ne les craignez pas, car ils ne sauraient faire aucun mal » (Jérémie 10:5). Et le prédicateur ajoute, en pesant ses mots : « Quelqu'un qui prophétise faussement, il fait de la divination. »
- Un objet peut-il nous faire du mal ? À sa conversion, Florent Varak a brûlé tous ses livres sur la réincarnation. Trois ou quatre ans plus tard, un éditeur lui a demandé un livre sur le sujet : il les a tous rachetés. « À ce moment-là, j'étais libre dans ma tête de ce genre de monde. » Le diable peut prétendre qu'un objet a du pouvoir : « c'est une manipulation ».
- En Grèce, le dionysisme repose sur la transe et la possession ; la magie se fonde sur la liaison, avec ses pharmaka (Galates 5:20 parle de pharmakeia) et ses malédictions gravées sur des lamelles de plomb. À Rome, c'est la contractualisation : on fait les rites et ça marche. « Quand les églises naissent dans un terreau, elles empruntent à ce terreau. »
- Dans le Nouveau Testament, les mages sont les premiers adorateurs de Jésus. « Le monde de la magie est extraordinaire, parce que c'est un monde qui prépare à Christ. » À Éphèse, on vénère Artémis et l'on achète très cher les Ephesia grammata, six formules magiques de guérison et de protection. C'est là que Dieu fait « des miracles extraordinaires » par les linges de Paul, fabricant de tentes trempé de sueur (Actes 19:11-12). Pourquoi ? Pour contrer la superstition et porter l'attention sur le message de l'apôtre, dont les signes authentifient le ministère (2 Corinthiens 12:12). Après l'exorcisme raté des fils de Scéva, les anciens sorciers brûlent leurs livres : « pas parce qu'ils étaient contaminés, mais parce qu'ils étaient porteurs d'une information toxique ».
5. Les nouvelles spiritualités d'aujourd'hui : un recyclage sophistiqué
- Après la pause, une visite de l'Asclépiéion de Pergame, un centre de guérison : on y dormait avec des serpents non venimeux censés révéler la cause de la maladie, on traversait un tunnel où l'on a retrouvé des traces d'opium, et des videurs refusaient l'entrée aux malades graves pour éviter la mauvaise publicité. « La magie est évidemment très intéressée par les phénomènes de la maladie et de la médecine. »
- Antoine Faivre, professeur et franc-maçon qui a introduit l'ésotérisme à la Sorbonne, en décrit six traits : la correspondance entre le haut et le bas (« exactement comme l'animisme »), une nature vivante connectée (« le panthéisme : Dieu est tout et tout est Dieu »), les médiations par rituels et méditation, la transmutation intérieure par niveaux de conscience, la concordance des traditions (« un mélange joyeux » sans doctrine) et la transmission initiatique.
- Les expressions populaires ont suivi : les Beatles en Inde, la chanson de l'ère du Verseau en 1967, Raël et ses Élohim, le Tao de la physique de Capra (« dès que vous entendez physique quantique, c'est le terreau fertile des nouvelles spiritualités »), Shirley MacLaine et le karma. Ce dernier est « une loi absolument terrifiante, parce que si vous souffrez, c'est de votre faute ». Le prédicateur raconte son propre père demandant à sa femme enceinte et très malade : « Mais qu'est-ce que tu as dû faire de mal dans une vie passée pour souffrir autant ? »
- Quelques phrases à repérer : toutes les religions sont des fragments d'une sagesse unique ; tes pensées créent la réalité ; le moi séparé est une illusion ; la nature est sacrée, la déesse est de retour ; les plantes maîtresses te guérissent ; le cosmos est un texte, l'univers te parle ; les morts nous parlent ; tu es énergie ; tu es divin, ton ressenti fait loi, il n'y a pas de péché.
- Un anesthésiste devenu hypnotiseur propose à des groupes de rencontrer les morts, et invoque un saint pour se protéger des morts malveillants. « Pour se protéger des morts, il invoque un mort. »
- Bilan : « Les nouvelles spiritualités offrent de fausses réponses à de vrais problèmes. » Elles orientent l'homme vers lui-même : on adore la création plutôt que le Créateur (Romains 1:25), et l'on finit par dire « Qui est Dieu ? Moi, je suis Dieu. »
6. Ce que Christ donne : une relation, une information, une opération
- Dieu envoie Paul vers les païens « pour leur ouvrir les yeux, afin qu'ils se tournent des ténèbres vers la lumière et du pouvoir de Satan vers Dieu » (Actes 26:17-18). « L'Évangile a toujours été, hier comme aujourd'hui, un arrachement à ce monde-là. Si l'Évangile n'est pas un arrachement de ce monde, il n'est pas un évangile. » Et cet arrachement ne vient pas de formules, il vient de Jésus-Christ.
- « Vous avez tout pleinement en lui » (Colossiens 2:10). Le prédicateur s'inquiète d'un marché, y compris évangélique, qui ajoute à l'Évangile des rituels pour se délivrer des ténèbres : « Soit tu as tout pleinement en Christ, soit tu n'as pas tout pleinement en Christ. »
- Reprenons les trois objectifs. Une relation ? Dieu a envoyé le Saint-Esprit dans nos cœurs, un autre consolateur qui sera éternellement avec nous (Jean 14:16). Ces gens cherchent des relations avec des esprits ; « nous avons une relation avec le Saint-Esprit, qui vit en nous ». Il est « réflectif » : il n'attire jamais l'attention sur lui-même, mais sur Jésus (Jean 16:8-11). Le 12 juillet 1984, jour de sa conversion, « le Saint-Esprit m'a fait regarder à Jésus ». « De quelle communion aurais-je besoin ? Avec quel esprit ? »
- Une information ? L'Écriture rend l'homme de Dieu « apte à toute œuvre bonne » (2 Timothée 3:17). On voudrait en savoir plus sur l'origine des démons ; « on a juste les infos dont on a besoin, et elles sont suffisantes ». On n'adore pas la Bible, on cherche à connaître Dieu par elle.
- Une opération ? La prière. Ce n'est pas la quantité de foi qui compte, c'est l'objet de la foi (Matthieu 17:20). Tout ce que l'on demande selon la volonté de Dieu, on l'obtient (1 Jean 5:14-15). « Je ne suis pas Dieu, je suis dépendant de Dieu. Je suis un être dépendant et faible, mais secouru par la grâce et la croix de Christ. »
- La question décisive est donc : quelle est ta confiance fondamentale ? Une voisine maraîchère, 60 ans, rejetée toute sa vie, était allée voir une chamane : tipi, plumes, tambourin, fou rire, puis vomissements, puis l'angoisse de chercher partout les aigles censés la protéger. « Tu cherchais une libération qui n'est pas venue. » Le prédicateur lui a dit : « Moi, je connais un libérateur, mais c'est plus exigeant. » Elle a voulu commencer tout de suite. Elle a été baptisée en juin de cette année.
- Définition finale : la magie est « une capacité illégitime ou trompeuse pour susciter une relation avec des êtres spirituels, pour obtenir une information cachée ou mensongère, pour réaliser une opération positive ou négative, indépendamment de Jésus-Christ et de l'Évangile, médiateur exclusif de l'au-delà ». À l'inverse, « la Vie, avec un V majuscule, c'est une confiance exclusive en Jésus-Christ qui conduit à la repentance, la consécration et l'amour de Dieu et du prochain ».
7. Questions : la repentance plutôt que l'exorcisme
- Comment parler à quelqu'un qui croit « des choses bizarres » ? Il y a trois types de croyants des nouvelles spiritualités : l'intellectuel qui a tout lu, celui qui surfe sur la mode, et l'initié qui a vécu une expérience forte. Pour tous : aimer, écouter, demander « pourquoi tu crois ça ? », puis oser : « Est-ce que tu accepterais que je t'explique en quelques minutes ce que moi je crois ? » et laisser un verset. « Ce n'est pas votre démonstration ou votre intelligence qui va conduire quelqu'un à la foi, c'est la Parole de Dieu. » À Los Angeles, une guérisseuse pleine de générosité s'est figée quand il lui a demandé ce qu'elle faisait des choses mauvaises en elle. Les dix commandements ont ouvert la conversation.
- Y a-t-il de la magie dans les églises évangéliques ? « Mais bien sûr. » Un ancien de son église, mourant d'un cancer, s'est entendu demander par d'anciens amis quel péché il cachait, et a reçu un livre de pensée positive : crois à la guérison et tu seras guéri. Déclarer le départ de la maladie, « ça vient d'où ? On n'a pas cette formule dans les Écritures ». La formule biblique, c'est demander à Dieu au nom de Jésus, en être dépendant.
- Comment protéger nos enfants ? L'Évangile s'est toujours mieux répandu sur un terreau magique que dans une civilisation athée : les films et les séries sont des occasions de discussion. Dans un internat de missionnaires, des garçons ont fait tourner une planchette Ouija jusqu'à ce que les bruits ne s'arrêtent plus. Le directeur n'a ni jugé ni puni : « C'est formidable, parce que vous avez touché du doigt la réalité qu'il y a un monde spirituel et que ce monde n'est pas neutre. Maintenant, on fait quoi ? » Ils se sont repentis.
- D'où le seul texte, selon lui, sur l'accompagnement : Paul écrit à Timothée, pasteur dans la ville la plus occulte du Nouveau Testament. Le serviteur du Seigneur redresse avec douceur, et c'est Dieu qui donne la repentance, dont l'effet est triple : parvenir à la connaissance de la vérité, revenir au bon sens, se dégager des pièges du diable (2 Timothée 2:24-26). « Celui qui est captif des pièges du diable n'a pas besoin d'exorcisme, il a besoin de repentance. » Une femme de son église voyait des yeux verts flotter et entendait des voix ; dans son bureau, une voix rauque lui a dit « Je vais te tuer ». Il a seulement prié que Dieu lui donne la repentance. Cela a pris du temps, mais elle a été totalement libérée et mène depuis des dizaines d'années une vie fructueuse. « Au début de mon ministère, j'avais chassé des démons. Je m'en suis repenti. On n'est pas des apôtres. »
- Et les porosités ? La respiration n'est ni mentionnée dans la Bible, ni nécessaire, ni dangereuse. « Si tu veux respirer pour la gloire de Dieu, respire pour la gloire de Dieu. » Mais si tu respires pour ressentir une union avec le tout, ou une union avec Jésus par le corps et l'émotion, « on n'est pas dans le bon numéro ». Même test pour la bénédiction de Toronto, les rires, les bruits d'animaux et les mouvements incontrôlés : pas dans la Bible, mais présents dans les éveils de la Kundalini. Même chose pour ceux qui vont sur des tombes chercher des onctions. Le remède : « réaliser que nous avons tout pleinement en Jésus-Christ et cultiver notre intimité avec lui ».
- Maladie spirituelle ou physique ? « Qui rend aveugle ou sourd ? N'est-ce pas moi, l'Éternel ? » (Exode 4:11). Cette distinction suppose un dualisme ; Dieu est impliqué dans tous les processus. La musique a apaisé Saül, et les médicaments relèvent de la grâce commune.
- Quatre dangers de l'influence démoniaque. Sur la société : la prédication de l'Église nous renvoie à une vision du monde qui en protège. Sur l'individu : la crédulité envers un astrologue, comme pour la femme de l'astronaute James Irwin, nourrie par l'effet puits qui place chacun « entre deux opposés » (« c'est beaucoup de phénomènes de prophétie dans les églises, d'ailleurs »). La démonisation : « Le diable ne possède rien. C'est un usurpateur. Dieu possède tout. » Les démons ne connaissent ni nos pensées ni l'avenir et demandent toujours l'autorisation de Dieu, comme dans Job. « Dieu n'a pas d'opposé. » Dieu est au ciel et il fait tout ce qu'il veut (Psaume 115:3). Enfin la tentation et l'influence au sein de l'Église : « Le diable est un meurtrier et un menteur. C'est son job. Le nôtre, c'est de se battre. »
- Dernière question, sur le zodiaque de Job 38:32 : les constellations témoignent de la gloire du Créateur, mais « un symbole ne dit rien en lui-même. On projette sur le symbole ce qu'on veut lui dire. » Les Romains refaisaient leurs expériences avec les poules jusqu'à ce que le diagnostic aille dans leur sens.
Points à retenir
- Il n'y a rien de nouveau sous le soleil : les nouvelles spiritualités recyclent les spiritualités magiques antiques, en version plus sophistiquée.
- Toute pratique magique cherche une relation, une information ou une opération. Cette grille permet de la repérer et d'ouvrir le dialogue.
- La magie est une interaction illégale avec le monde spirituel, indépendante de Jésus-Christ, médiateur exclusif de l'au-delà.
- En Christ, tu as les trois : le Saint-Esprit pour la relation, l'Écriture pour l'information, la prière pour l'opération. Tu as tout pleinement en lui.
- Celui qui est captif des pièges du diable a besoin de repentance plus que d'exorcisme. Dieu n'a pas d'opposé, et si tu es en Christ, tu n'as rien à craindre.
Application personnelle
- Quelle est ta confiance fondamentale aujourd'hui : en quoi, ou en qui, crois-tu réellement pour le bien de ta vie ?
- Dans tes habitudes ou ton vocabulaire spirituel, y a-t-il une formule, un rituel ou une pratique qui ressemble davantage à la magie qu'à une dépendance envers Dieu ?
- Parmi tes proches qui s'intéressent aux nouvelles spiritualités, que cherchent-ils : une relation, une information, une opération ? Comment leur montrer ce que tu as en Christ ?
- As-tu peur des esprits, d'un objet, d'une personne ? Que change pour toi le fait que Dieu n'a pas d'opposé ?
- Y a-t-il une interaction illégale avec le monde spirituel dont tu as besoin de te repentir, pour retrouver une confiance exclusive en Christ et en sa Parole ?
Versets cités
- Deutéronome 18:9-14
- Ecclésiaste 1:9
- 2 Corinthiens 5:21
- Colossiens 2:15
- Colossiens 1:12-14
- Exode 8:15
- 2 Timothée 3:8
- Jérémie 44:18
- Ézéchiel 8:14
- Nombres 23:23
- 1 Samuel 16:14-23
- 1 Samuel 28
- Ésaïe 8:19
- Jérémie 10:5
- Galates 5:20
- Actes 19:11-20
- 2 Corinthiens 12:12
- Romains 1:25
- Actes 26:17-18
- Colossiens 2:10
- Jean 14:16
- Jean 16:8-11
- 2 Timothée 3:16-17
- Matthieu 17:20
- 1 Jean 5:14-15
- 2 Timothée 2:24-26
- Exode 4:11
- Psaume 115:3
- Job 38:32
Questions fréquentes
Quels sont les trois objectifs des spiritualités magiques selon Florent Varak ?
À partir de la liste de Deutéronome 18, Florent Varak observe que toute pratique magique, ancienne ou nouvelle, cherche une relation (avec un mort, une divinité, une force), une information (lire l'avenir, se connaître) ou une opération (guérison, protection, malédiction). Cette grille permet de repérer une pratique et d'entamer un dialogue : qu'est-ce que tu cherches ?
Pourquoi Deutéronome 18 est-il le texte clé sur l'occultisme ?
C'est le texte le plus complet par sa liste de pratiques interdites. Sa structure parle aussi : les versets 1 à 8 traitent des sacrificateurs et des Lévites, les versets 15 à 22 du vrai prophète qui vient, Jésus, et entre les deux se trouve la prohibition des pratiques occultes. Ce sandwich montre, selon Florent Varak, la porosité possible entre spiritualité légitime et spiritualité occulte.
Faut-il un exorcisme pour être libéré de l'occultisme ?
Florent Varak renvoie à 2 Timothée 2:24-26, écrit à un pasteur d'Éphèse, ville la plus occulte du Nouveau Testament : le serviteur du Seigneur redresse avec douceur, et c'est Dieu qui donne la repentance pour que la personne se dégage des pièges du diable. Celui qui est captif n'a pas besoin d'exorcisme, il a besoin de repentance et d'une confiance exclusive en Christ et en sa Parole.
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