Introduction
« Chaque fois que tu quittes ta maison pour venir ici, c'est pour un but. Un but qui doit être noble. » Suzie, que l'assemblée appelle « maman Suzie », ouvre ainsi son message au Centre Évangélique Parole de Vie. Venir au culte est déjà une offrande : on ne vient pas pour voir les pasteurs, mais pour celui qui donne le souffle de vie.
L'Église vit une année placée sous le thème de la révélation et de la domination. Le sujet de ce dimanche est l'offrande, et l'adoration dans l'offrande. La prédicatrice veut que Dieu révèle « ce qui est caché dans l'offrande » et que sa Parole détruise les faux raisonnements reçus du monde à ce sujet.
Elle s'appuie sur la veuve de Sarepta (1 Rois 17), sur Abraham au mont Morija (Genèse 22) et sur la promesse de Malachie 3. Le fil conducteur : Dieu veut la première place.
Plan du message
1. Dieu agrée d'abord la personne qui offre
- Pendant la sécheresse, Dieu nourrit Élie par les corbeaux près du torrent. Quand le torrent tarit, il l'envoie à Sarepta : « j'y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir » (1 Rois 17:9).
- Dieu sait que cette femme exécutera ce qu'il lui dira. Elle a déjà un cœur disposé à obéir. « Dieu va d'abord agréer la personne qui offre avant même son offrande. »
- Avant de donner, Dieu regarde ton cœur : comment tu marches avec lui, si tu as des oreilles spirituelles pour entendre et un cœur pour obéir.
- La veuve apporte de l'eau sans hésiter à un étranger qu'elle ne connaît pas. Pour la prédicatrice, Élie comprend alors que c'est la personne choisie par Dieu.
- Sa réponse, « L'Éternel, ton Dieu, est vivant », montre son discernement : cet homme n'est pas n'importe qui.
2. Dieu se soucie de toi, attention à tes paroles
- « Dieu se soucie de toi parce que c'est un papa, et ce n'est pas n'importe quel père. C'est le papa le plus responsable. » S'il nourrit les oiseaux du ciel et revêt l'herbe des champs, comment toi manquerais-tu de quelque chose (Matthieu 6:26-30) ?
- La veuve dit : « nous mangerons, après quoi nous mourrons ». Pour Suzie, quand on est dans le manque, il faut éviter de prononcer des paroles qui auront un impact plus tard : « la vie et la mort sont au pouvoir de la langue » (Proverbes 18:21).
- Elle relie cette parole à la mort de l'enfant, plus loin dans le chapitre : selon elle, l'enfant est mort à cause de ces paroles ; la mort était déjà dans la maison, le père était mort, et la mère prononce encore la mort.
- Quand tu manques, dit-elle, appelle à l'existence les choses qui n'existent pas (Romains 4:17). Dis : « Je ne manquerai de rien. L'Éternel est mon berger. Je trouverai ce travail. Mes enfants ne manqueront de rien. »
3. « Prépare-moi d'abord » : donner la première place à Dieu
- Élie répond : « Ne crains point », puis il demande un petit gâteau pour lui d'abord, ensuite pour elle et son fils (1 Rois 17:13). « Dieu voulait dire par là que nous devons lui donner la première place. »
- Celui qui a donné la farine et l'huile est capable d'en donner encore. Ses bontés se renouvellent chaque matin (Lamentations 3:22-23).
- Ce qui nous retient de ces pas de foi, ce n'est même pas l'ignorance : « c'est la peur ».
- La femme aurait pu protester qu'il n'y avait pas de quoi nourrir une troisième personne. Elle a obéi. Et la farine n'a pas manqué, l'huile n'a pas diminué, jusqu'au jour où l'Éternel a fait tomber la pluie.
- Dieu ne veut pas qu'on compte sur son salaire ni sur son compte en banque. « Tu peux avoir l'argent, tu peux avoir tout, mais il te manquera toujours quelque chose » pour lequel tu auras besoin de Dieu.
- Il y avait beaucoup de veuves en Israël, mais c'est vers elle qu'Élie est envoyé (Luc 4:25-26).
4. Une loi universelle : ce que tu sèmes, tu le moissonnes
- « L'offrande, ce n'est pas seulement l'argent. » C'est un acte spirituel qui se manifeste par des actes physiques. Ta vie et tes enfants doivent aussi être une offrande à Dieu.
- Les gens du monde l'ont compris : ils créent des associations pour apporter de l'eau et de la nourriture là où elles manquent.
- Suzie donne l'exemple de son mari, qui ne fréquente pas l'église. Sans qu'elle le lui demande, il donne régulièrement à plusieurs organismes, dont l'UNICEF. Il n'a pas un salaire extraordinaire, mais il achète sa voiture comptant, paie les vacances et les restaurants. Elle se demande si ce n'est pas « peut-être à cause de cet acte » que rien ne manque à la maison. « Il a compris la loi. Cette loi-là est pour tout le monde. » Dieu ne fait pas acception de personne (Actes 10:34).
- Dieu multiplie. Comme pour les pains et les poissons, elle raconte avoir vu, dans son commerce, ses marchandises durer au-delà de ses ventes, ce qui lui a permis de payer le loyer.
- « Ce que tu sèmes, c'est ce que tu vas moissonner » (Galates 6:7). Pour elle, si tu paies l'école d'enfants qui en ont besoin, Dieu pensera à la scolarité de tes enfants. Si tu penses aux orphelins, Dieu pensera à ta descendance.
- « Celui qui épargne à l'excès ne fait que s'appauvrir » (Proverbes 11:24). Celui qui n'hésite pas à aider un malade verra Dieu prendre soin de sa santé.
- Regarde à Dieu et non à l'homme de Dieu : « sa poche n'est pas assez longue pour pouvoir te bénir ». C'est Dieu qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes (Éphésiens 1:3).
5. Abraham : l'offrande est une adoration
- Dieu demande à Abraham son fils, son unique (Genèse 22:2). Abraham part sans hésiter, comme la veuve qui n'avait que sa farine et son huile.
- Il dit à ses serviteurs : « nous irons jusque-là pour adorer, et nous reviendrons auprès de vous » (Genèse 22:5). « Notre offrande, c'est aussi notre façon d'adorer Dieu, de dire : Seigneur, il y a que toi. »
- À la question d'Isaac, il répond : « Dieu se pourvoira lui-même de l'agneau. » Le bélier attendait sur la montagne précise que Dieu avait indiquée : Jéhovah-Jiré.
- Il y a aussi l'offrande du temps. Comme on veut passer du temps avec ceux qu'on aime, Dieu veut qu'on reste dans sa présence.
- « Avant d'aller donner à ton patron, Dieu dit : donne-moi d'abord. » Entre dans ta chambre, ferme la porte et laisse dehors les soucis (Matthieu 6:6). Donne-lui deux, cinq ou dix minutes, mais des minutes de qualité.
- Dans l'offrande, « il y a une flèche aller et ça doit avoir les retours ». Pour qu'il y ait un retour, Dieu doit agréer l'offrande, comme le montre l'histoire de Caïn et Abel (Genèse 4:3-5). Il regarde au cœur de celui qui offre.
6. Apporter à la maison du trésor
- Malachie 3:10-12 : « Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes. […] Mettez-moi de la sorte à l'épreuve […] et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux. »
- Pour Suzie, la maison du trésor, c'est l'Église, ou le lieu où Dieu te dit de donner. Il serait injuste qu'un serviteur appelé à plein temps ne soit pas payé : il faut que l'Église puisse payer le loyer, l'électricité, et que l'homme de Dieu puisse « même s'acheter un coca ».
- Celui qui donne un verre d'eau à un prophète en qualité de prophète recevra une récompense (Matthieu 10:41-42).
- « Celui qui sème abondamment moissonnera abondamment » (2 Corinthiens 9:6). Elle évoque un serviteur de Dieu en Afrique qui a fait alliance avec Dieu sur son entreprise, cinquante pour cent pour lui, cinquante pour cent pour Dieu, et qui a beaucoup prospéré.
- Elle compare avec les grandes entreprises : on récolte à la mesure de ce qu'on investit. « Ça dépend maintenant comment tu investis aussi avec Dieu. »
- Salomon a offert de grands sacrifices. Dieu lui a dit : « Demande ce que tu veux. » Il a demandé la sagesse, et Dieu lui a aussi donné la richesse (1 Rois 3:4-13). Anne a offert son fils Samuel, et Dieu lui a donné d'autres enfants (1 Samuel 2:21).
- « Dieu ne peut pas te dire de donner si lui-même n'a pas donné. » Il a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique (Jean 3:16), et il a reçu en retour beaucoup d'enfants.
7. Le témoignage d'une fidélité qui crie
- En Afrique, elle donnait chaque dimanche un montant insignifiant. Un jour, elle a compris que ce montant ne valait presque rien, et elle a décidé de faire autrement.
- Sa fille est, dit-elle, « le fruit d'une offrande à Dieu » : avec sa sœur, qui n'avait que des garçons, elles avaient donné leurs dîmes en demandant à Dieu des filles.
- Même licenciée lors d'une délocalisation, elle a continué à donner. En ouvrant ses magasins, elle a fait un vœu : donner chaque dimanche le même montant, « que je vende ou que je ne vende pas ».
- Une personne à qui elle avait envoyé de l'argent pour du poisson fumé a disparu avec la somme. Elle était « presque à la porte de la faillite ». Dieu a envoyé vers elle un homme qui cherchait quelqu'un pour un travail temporaire ; elle l'a pris elle-même, et elle a continué à donner. Quand Dieu a ouvert la porte, les clients faisaient la queue : « C'était mon offrande que j'ai mise sur l'autel qui était en train de crier. » Elle raconte aussi qu'au début de son commerce, une sœur lui a avancé de quoi acheter sa marchandise, sans qu'elle le lui demande.
- Sa conclusion : « Soyons fidèles dans ce que Dieu nous demande de faire. Ce Dieu est fidèle. Il n'est pas un homme pour mentir » (Nombres 23:19).
- Après le message, une responsable de l'Église a prolongé l'exhortation : on respecte l'heure au travail, mais on vient à l'église « comme on veut ». Elle a appelé à s'offrir à Dieu (Romains 12:1), à lui donner un temps de qualité sans le téléphone, et à donner avec joie, comme la veuve aux deux pièces (Marc 12:41-44), car Dieu regarde au cœur.
Points à retenir
- Dieu agrée d'abord la personne qui offre, son cœur disposé à écouter et à obéir, avant de regarder son offrande.
- Dans le manque, surveille tes paroles : parle avec foi plutôt que de prononcer la mort sur ta situation.
- « Prépare-moi d'abord » : Dieu veut la première place, dans ton argent comme dans ton temps.
- L'offrande est une adoration : comme Abraham, tu dis à Dieu que tout vient de lui et qu'il pourvoira.
- Soyons fidèles dans ce que Dieu nous demande, car lui est fidèle : ce que tu sèmes, tu le moissonneras.
Application personnelle
- Quand tu manques de quelque chose, quelles paroles prononces-tu sur ta situation et sur ta famille ?
- Dans ton budget, Dieu reçoit-il la première part ou ce qui reste à la fin du mois ?
- Quelles minutes de qualité peux-tu donner à Dieu demain matin, porte fermée et téléphone de côté, avant de partir au travail ?
- Qu'est-ce qui te retient de faire un pas de foi dans le don : l'ignorance, ou la peur de manquer ?
- Quand tu donnes, regardes-tu à l'homme de Dieu ou à Dieu lui-même ?
Versets cités
- 1 Rois 17:9-24
- Genèse 22:1-17
- Malachie 3:10-12
- Matthieu 6:26-30
- Proverbes 18:21
- Romains 4:17
- Lamentations 3:22-23
- Luc 4:25-26
- Actes 10:34
- Galates 6:7
- Proverbes 11:24
- Éphésiens 1:3
- Matthieu 6:6
- Genèse 4:3-5
- Matthieu 10:41-42
- 2 Corinthiens 9:6
- 1 Rois 3:4-13
- 1 Samuel 2:21
- Jean 3:16
- Nombres 23:19
- Romains 12:1
- Marc 12:41-44
Questions fréquentes
Que nous apprend la veuve de Sarepta sur l'offrande ?
Selon Suzie, Dieu regarde d'abord la personne qui offre avant son offrande. La veuve avait un cœur disposé à obéir. Élie lui demande de préparer d'abord un petit gâteau pour lui : Dieu veut la première place. Elle obéit, et la farine et l'huile ne manquent plus jusqu'au retour de la pluie.
L'offrande, est-ce seulement de l'argent ?
Non. Pour la prédicatrice, l'offrande est un acte spirituel qui se manifeste par des actes physiques. Ta vie, tes enfants et ton temps sont aussi une offrande. Elle encourage à donner à Dieu, chaque matin, quelques minutes de qualité avant de donner ta journée à ton patron.
Pourquoi l'offrande est-elle une forme d'adoration ?
En partant offrir Isaac, Abraham dit à ses serviteurs : « nous irons jusque-là pour adorer » (Genèse 22:5). Suzie en conclut que l'offrande est une façon de dire à Dieu : « Seigneur, il y a que toi. » Elle reconnaît que la vie, le souffle et le corps avec lequel on travaille viennent de lui.