Exode 25 : le tabernacle, chemin pour s'approcher de Dieu

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Introduction

Quinze jours après un message sur les dix commandements, JM Botteron reste sur la montagne du Sinaï. Moïse y a passé quarante jours et quarante nuits dans la présence de Dieu, sans manger ni boire : un miracle, car c'est Dieu qui le soutenait. Deux choses importantes s'y sont passées. Dieu a fait alliance avec son peuple par les dix commandements, et il a révélé le tabernacle, la tente où il allait habiter au milieu de son peuple.

Le texte de départ est Exode 25:1-9 : « Ils me feront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux. » Pour le prédicateur, tout part de là. Dieu désire habiter au milieu de son peuple, comme il désire habiter au milieu de son Église. C'est un désir de proximité.

Le prédicateur fait ensuite le tour du tabernacle, de la porte jusqu'à l'arche de l'alliance. Chaque objet parle de Jésus-Christ, de l'Église et du ciel, et l'ensemble montre le chemin pour t'approcher de Dieu.

Plan du message

1. Un modèle céleste, une seule porte

  • Moïse reçoit des instructions précises. Si tu lis Exode 25 et les chapitres suivants, tu verras que rien n'est laissé au hasard. Moïse n'a pas le libre choix de dire : je prends tel ustensile ou tel matériau pour tel endroit. Tout est déterminé par Dieu, jusque dans les plus petits détails.
  • C'est l'un des thèmes les plus développés de la Parole : une cinquantaine de chapitres de la Bible parlent du tabernacle.
  • Hébreux 8:5 donne la clé : le culte rendu dans le tabernacle est « image et ombre des choses célestes ». Il existe un autre tabernacle, céleste, que nous ne voyons pas, et le tabernacle terrestre aide à le contempler.
  • Il comporte trois espaces : le grand parvis, où se déplaçaient les sacrificateurs ; le lieu saint, première partie de la tente, image de l'Église ; le lieu très saint, seconde partie, image du ciel.
  • Le parvis mesure 100 coudées sur 50, soit environ 50 mètres sur 25. Il est entouré d'une toile blanche d'environ 2,50 mètres de haut : impossible de voir derrière.
  • La porte n'est pas en bois, c'est un rideau d'environ 10 mètres de large. Tout est blanc, sauf elle. Le bleu parle du ciel, la pourpre de la royauté, le cramoisi du sang, le fin lin blanc de la sainteté.
  • Jésus dit : « Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé » (Jean 10:9). Pour s'approcher de Dieu, il faut passer par la porte, il faut passer par Christ. C'est l'ordre divin.
  • Le parvis était accessible à tous les Israélites qui apportaient leur offrande, leur sacrifice.

2. L'autel des holocaustes : la croix

  • Passé la porte, on arrive devant l'autel où brûle le feu. L'animal était attaché par des cordes aux cornes des quatre coins de l'autel, puis égorgé et brûlé. Son sang était répandu, et le sacrificateur l'offrait à ta place pour l'expiation des péchés.
  • Cet autel parle de la croix, où le sang de Jésus a été versé. Pierre dit que les élus ont part à l'aspersion du sang de Jésus-Christ (1 Pierre 1:2).
  • Jésus a été fait péché pour nous (2 Corinthiens 5:21). Cela ne veut pas dire qu'il a péché : il a porté nos péchés devant Dieu et les a effacés. L'expiation, c'est couvrir le péché aux yeux de Dieu, le couvrir par son sang.
  • Le prédicateur prend l'image du paratonnerre, qui attire la foudre. Sur la croix, Jésus a attiré la colère de Dieu pour qu'elle ne tombe pas sur nous. Le jugement qui devait nous frapper est tombé sur lui.
  • Il est la victime expiatoire pour nos péchés, et pas seulement pour les nôtres, mais pour ceux du monde entier (1 Jean 2:2). Jean-Baptiste disait : « Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29). Partout dans le monde, des gens peuvent encore se tourner vers Jésus. Une seule condition : croire et accepter son sacrifice. Pierre le décrit comme un agneau sans défaut et sans tache (1 Pierre 1:19).
  • Personne ne peut dire ce matin : je n'ai jamais péché, je n'ai jamais eu de mauvaise pensée. Nous sommes tous pécheurs, et il n'y a qu'un seul moyen d'être pardonné : la croix. Les sacrifices d'animaux sont terminés, Jésus a donné sa vie une fois pour toutes, mais la croix reste valable aujourd'hui.

3. La cuve d'airain : la Parole qui purifie

  • Derrière l'autel se trouve la cuve d'airain, un bassin rond rempli d'eau placé entre l'autel et la tente. Le sacrificateur s'y lavait les mains et les pieds avant d'entrer, « afin qu'ils ne meurent point » (Exode 30:20-21). Celui qui était négligent pouvait être frappé.
  • Il faut donc se préparer avant d'entrer dans la présence de Dieu. Quand tu sers le Seigneur, demande au Saint-Esprit de te purifier, de te laver. Dans le service de Dieu, il ne faut pas être négligent.
  • La cuve est une image de la Parole de Dieu. Un nouveau-né a besoin du lait de sa mère dès le début. Toi qui es né de nouveau, « non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu » (1 Pierre 1:23), tu as besoin de la Parole pour nourrir ton âme toute ta vie.
  • Notre âme est salie par les impuretés de ce monde. Comme l'eau, la Parole nettoie et purifie le cœur qui la reçoit. C'est ainsi que l'Église est lavée par l'eau de la Parole (Éphésiens 5:26), en méditant et en la laissant entrer dans le cœur.
  • L'airain est aussi un symbole du jugement. La cuve était faite avec les miroirs des femmes (Exode 38:8), si bien que les sacrificateurs pouvaient s'y voir. Jacques fait le même lien entre la Parole et le miroir : celui qui écoute sans mettre en pratique ressemble à un homme qui regarde son visage dans un miroir et oublie aussitôt comment il est (Jacques 1:22-25).
  • La Parole ne sert pas à juger les autres ou à condamner une situation. Elle sert à s'examiner soi-même : où en est mon âme, ai-je besoin de changer dans mon caractère, dans mes pensées ?
  • Le prédicateur la compare à un antivirus dans un ordinateur, qui détruit les virus infiltrés peu à peu. Ne te repose pas sur tes lauriers : lave-toi les mains et les pieds chaque jour, c'est-à-dire lis la Parole de Dieu pour toi-même chaque jour.

4. La table des pains : la communion

  • Le lieu saint mesure 20 coudées sur 10, soit 10 mètres sur 5, les deux tiers de la tente. Les sacrificateurs y entraient pour servir Dieu. C'est une image de l'Église, avec trois fonctions : la communion, l'édification et l'adoration.
  • À droite se trouve la table des pains de proposition, en bois d'acacia recouvert d'or, avec quatre anneaux aux quatre coins et deux barres pour la porter. On ne touchait pas les objets de Dieu. Uzza a voulu toucher l'arche de l'alliance et il a été frappé pour sa désobéissance (2 Samuel 6:6-7).
  • Sur la table, douze pains en deux piles de six, renouvelés chaque semaine. Ce pain parle de Jésus, le pain de vie : « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jean 6:51).
  • La table est une image de la communion. Quand nous prenons la sainte cène, nous sommes unis autour du Seigneur, unis comme frères et sœurs, puisque par la foi nous le sommes devenus dès que nous avons accepté Christ.
  • Les douze pains rappellent les douze tribus d'Israël, qui devaient rester ensemble. Dans l'Église aussi, il faut rester unis dans les combats, les difficultés et les oppositions, car le diable veut diviser et séparer.
  • À Corinthe, certains disaient « moi, je suis de Paul », d'autres « moi, d'Apollos », d'autres « moi, de Céphas ». Paul les reprend sévèrement : « Christ est-il divisé ? » (1 Corinthiens 1:12-13). La moindre pensée de division ne vient pas de Dieu, mais du malin.

5. Le chandelier : l'édification par le Saint-Esprit

  • À gauche se trouve le chandelier d'or : une branche centrale et trois de chaque côté, sept lampes en tout. Sept, c'est la perfection. Son huile, renouvelée sans cesse, brûlait devant Dieu.
  • La tente n'avait pas de fenêtres. Une fois la porte fermée, on était dans l'obscurité, et le chandelier était la seule source de lumière. Il parle de Christ : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8:12).
  • Il représente l'édification de l'Église par les dons spirituels, l'huile étant une image du Saint-Esprit répandu sur l'Église pour apporter la vie.
  • L'or pur dit que nous participons à la nature divine (2 Pierre 1:4). Mais cet or a été battu au marteau, travaillé et décoré. Depuis ta conversion, Dieu travaille aussi ta vie pour te rendre semblable à Christ.
  • Ses calices en forme d'amande, avec pommes et fleurs, parlent de perfection et de souffrance : il convenait que le Prince du salut soit élevé à la perfection par les souffrances (Hébreux 2:10).
  • L'huile devait être remise chaque jour, sinon la flamme s'éteignait. Il te faut être rempli du Saint-Esprit chaque jour, sinon tu n'auras plus de feu pour le Seigneur ni d'amour brûlant pour les choses de Dieu.
  • Jésus est la lumière, mais il dit aussi : « Vous êtes la lumière du monde » (Matthieu 5:14). Là où tu vas, tu portes en toi la lumière de Christ et tu la partages par ton témoignage.

6. L'autel des parfums : la prière et l'adoration

  • Juste avant le lieu très saint se trouve l'autel des parfums, en bois d'acacia recouvert d'or, avec ses anneaux et ses quatre cornes. Il ne faut pas le confondre avec l'autel des sacrifices : il y a deux autels. Le premier, celui de la croix, est avant le lieu saint. Le second, dans le lieu saint, ne reçoit aucun animal.
  • On y faisait monter une fumée parfumée, image des prières qui montent vers Dieu, le matin et le soir, en signe de prière continuelle. Il représente l'adoration dans l'Église, comme une bonne odeur que nous faisons monter vers Dieu dans nos rassemblements.
  • Le feu étranger et le parfum étranger étaient interdits (Exode 30:9 ; Lévitique 10:1). Symboliquement, c'est une adoration imitée. Dieu reproche à son peuple : « Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi » (Matthieu 15:8). L'adoration doit être spirituelle et sincère, sans techniques humaines ni moyens charnels, car elle appartient à Dieu.
  • Jésus a enseigné la prière : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jean 14:13-14).
  • Apocalypse 8:3-4 montre un ange devant l'autel d'or, et la fumée des parfums qui monte avec les prières des saints devant Dieu. Nous ne le voyons pas, mais quand l'Église adore, un parfum monte vers Dieu. L'adoration doit avoir la première place : le dimanche, nous nous rassemblons pour adorer notre Dieu de tout notre cœur.

7. Le lieu très saint : l'arche et le propitiatoire

  • Derrière le dernier voile, le lieu très saint ne contient qu'un objet : l'arche de l'alliance. C'est un carré de 10 coudées sur 10, environ 5 mètres sur 5. Pour le prédicateur, cette forme évoque la perfection de la ville céleste de l'Apocalypse, dont la longueur, la largeur et la hauteur sont égales, 12 000 stades, environ 2 200 kilomètres (Apocalypse 21:16) : une ville cubique comme le lieu très saint, comme si le lieu très saint descendait du ciel.
  • Seul le souverain sacrificateur y entrait, une fois par an, le jour des expiations. Le prédicateur rapporte une tradition selon laquelle on lui attachait une corde au pied, pour pouvoir le ramener s'il mourait sans que personne d'autre ait à entrer.
  • L'arche contenait les tables de la loi, le vase d'or plein de manne et la verge d'Aaron qui avait fleuri (Hébreux 9:4). Le coffre est une image de Christ : le bois d'acacia parle de son humanité, l'or de sa divinité. Christ a accompli toute la loi et inauguré la nouvelle alliance ; il est la vraie manne ; la verge morte qui produit des amandes annonce celui qui est ressuscité et qui donne la vie.
  • Le propitiatoire est le couvercle d'or pur posé sur l'arche, avec deux chérubins face à face. Dieu dit : « C'est là que je me rencontrerai avec toi » (Exode 25:22). C'est l'image du trône de Dieu, le lieu où la miséricorde et la justice se rencontrent.
  • Au jour des expiations, Yom Kippour, que les Juifs célèbrent encore, le souverain sacrificateur versait le sang d'un animal innocent sur le propitiatoire. Dessous, la loi transgressée par le peuple ; au-dessus, la présence de Dieu ; entre les deux, le sang. Dieu ne voit plus le péché, il voit le sang versé, et il pardonne. Depuis la croix, il ne te voit plus coupable mais pardonné par le sang de Jésus.
  • À la mort de Jésus, le voile du temple s'est déchiré de haut en bas (Matthieu 27:51). Il était si épais qu'aucun homme ne pouvait le déchirer. Les sacrificateurs ont dû être horrifiés de voir ouvert un lieu qui devait rester fermé. Mais c'est Dieu qui l'a décidé.
  • Dans la nouvelle alliance, le lieu très saint est accessible par la foi, partout dans le monde. Pas besoin d'aller en Israël pour être sauvé : le sacrifice a eu lieu à Golgotha, à Jérusalem, mais la croix reste efficace partout. « Nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile » (Hébreux 10:19-20).

Points à retenir

  • Le tabernacle est l'image et l'ombre des choses célestes : il parle de Jésus-Christ, de l'Église et du ciel.
  • On ne s'approche de Dieu qu'en passant par la porte, qui est Christ, et par l'autel, qui est la croix. Le sacrifice de Jésus suffit pour le monde entier.
  • La Parole est la cuve où tu te laves chaque jour : un miroir pour t'examiner, pas pour juger les autres.
  • Le lieu saint montre la vie de l'Église : la communion autour du pain de vie, l'édification par le Saint-Esprit et l'adoration sincère.
  • Le voile déchiré t'ouvre la présence de Dieu : par le sang de Jésus, l'accès est libre, par la foi.

Application personnelle

  1. Es-tu déjà passé par la porte et par la croix, en demandant pardon pour tes péchés et en acceptant le sacrifice de Jésus ?
  2. La Parole de Dieu est-elle pour toi un miroir quotidien, ou t'arrive-t-il de t'en servir pour juger les autres ?
  3. Y a-t-il dans tes pensées ou dans tes paroles une trace de division envers des frères et sœurs de ton Église ?
  4. Comment peux-tu demander chaque jour à être rempli du Saint-Esprit, pour que ta flamme pour le Seigneur ne s'éteigne pas ?
  5. Ton adoration du dimanche est-elle sincère, ou ressemble-t-elle parfois à un « feu étranger », honorer Dieu des lèvres avec un cœur éloigné ?

Versets cités

Questions fréquentes

Que représente le tabernacle pour le chrétien aujourd'hui ?

D'après Hébreux 8:5, le tabernacle est l'image et l'ombre des choses célestes. JM Botteron y voit Jésus-Christ et son œuvre à la croix : le parvis conduit à la croix et à la Parole, le lieu saint est une image de l'Église, et le lieu très saint une image du ciel et de la présence de Dieu.

Pourquoi la cuve d'airain est-elle une image de la Parole de Dieu ?

Les sacrificateurs s'y lavaient les mains et les pieds avant d'entrer dans la tente. La cuve était faite avec les miroirs des femmes. Comme dans Jacques 1, la Parole est un miroir : elle purifie l'âme et montre à chacun l'état de son cœur. Elle ne sert pas à juger les autres, mais à s'examiner soi-même, chaque jour.

Que signifie le voile déchiré à la mort de Jésus ?

Ce voile épais séparait le lieu saint du lieu très saint, où seul le souverain sacrificateur entrait une fois par an. À la mort de Jésus, il s'est déchiré de haut en bas. Pour JM Botteron, c'est Dieu qui ouvre la nouvelle alliance : par le sang de Jésus, l'accès à sa présence est libre, par la foi, partout dans le monde.

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