Introduction
« Dieu est bon en tout temps. » Gabriel Heng ouvre son message sur cette proclamation, puis pose la question : si Dieu est bon, voulons-nous le suivre pour que sa bonté déteigne sur nous, et être transformés à la ressemblance du Christ pour servir le bien commun ?
Il rappelle Paul, enchaîné pour le Christ, qui se réjouit de ce que ses chaînes ont encouragé la plupart des frères à annoncer la Parole sans crainte (Philippiens 1:14). Pourquoi cette audace ? Parce que Dieu est réel, vivant, fidèle à travers les âges. Et le prédicateur détourne un sigle à la mode : « Faisons confiance à l'IA de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre pensée et de toute notre force. » Dieu est l'IA ultime, l'« intelligence absolue ». Pourquoi consulter une intelligence artificielle sur la manière de vivre, d'aimer et d'aider les autres, quand on peut fournir l'effort de bâtir une relation suivie avec lui ?
Ce message, prêché à Mount Pleasant Baptist Church, s'inscrit dans la série « Vivre une vie centrée sur l'Évangile », après des prédications sur la gratitude, la souffrance qui a un sens et l'humilité. Le texte est Philippiens 2:12-18. Gabriel Heng y dégage quatre idées, présentées comme les briques de ce que signifie être appelé à servir le bien commun : connaître Dieu et se confier en lui, adopter une posture de révérence, mettre en œuvre son salut, être la torche du Christ.
Plan du message
1. Connaître Dieu, se confier en lui
- « Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude. Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face » (Exode 20:2-3). Ce commandement donné à Moïse au mont Sinaï vaut aussi pour nous.
- De l'Exode à l'Apocalypse, le cœur de Dieu, son « bon plaisir » (verset 13), est de réconcilier avec lui l'humanité et la création. Dieu est actif, « en aucun cas passif » : il a créé et il soutient tout, il donne Jésus-Christ pour vaincre le péché et la mort, il donne le Saint-Esprit pour renouveler nos pensées et transformer nos cœurs, et il nous conduit vers une vie éternelle où il n'y aura plus ni douleur, ni larmes, ni mort, ni deuil (Apocalypse 21:4).
- Jésus rappelle le premier et le plus grand commandement : aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa pensée et de toute sa force (Marc 12:30). « Peux-tu imaginer passer une journée ou une semaine sans Dieu ? Je ne sais pas pour toi, mais moi, je me sentirais faible à 100 %. »
- Vouloir gagner son salut par ses efforts est, selon le prédicateur, une théologie et une ruse du diable : compter sur sa propre force pour obtenir l'approbation, forcer les résultats, se réparer soi-même par des devoirs religieux ou d'innombrables programmes de pleine conscience et de développement personnel. Cela peut donner un bonheur passager, mais pas la joie et le shalom qui viennent du Christ seul.
- S'abandonner à la volonté de Dieu est au contraire une posture active : alignement, confiance, obéissance. « C'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (verset 13).
- Au Népal, où il s'est rendu en mission un mois plus tôt, Gabriel Heng a vu des chrétiens vivre cela malgré les lois anti-conversion et la pression sociale. Un foyer pour enfants de Pokhara a été perquisitionné par les autorités municipales, il y a quelques années, à la recherche de matériel chrétien : elles n'ont rien trouvé, et le foyer continue de prendre soin des enfants avec l'amour du Christ. À Katmandou, une Église d'une vingtaine de personnes se réunit au sommet d'un très vieux bâtiment, dans un quartier peu accueillant, le lieu de culte touchant la cuisine, le linge qui sèche et les chambres. « Ils connaissent Dieu, ils se confient en lui et ils continuent de s'abandonner au Saint-Esprit pour qu'il les conduise. »
- Le verbe « produit » est au présent : l'Esprit ne cesse jamais son œuvre de sanctification en nous. « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Matthieu 6:33).
- Dieu parle encore aujourd'hui. Il a parlé lors de la création (« Que la lumière soit », Genèse 1:3), et sa parole puissante soutient toutes choses (Hébreux 1:3). « Dieu a un numéro de portable : Jérémie 33:3. » « Invoque-moi, et je te répondrai ; je t'annoncerai de grandes choses, des choses cachées, que tu ne connais pas. »
2. Adopter une posture de révérence
- Paul parle de « crainte et tremblement » (verset 12). « Le commencement de la sagesse, c'est la crainte de l'Éternel ; et la science des saints, c'est l'intelligence » (Proverbes 9:10).
- Avec humour, le prédicateur précise qu'il ne s'agit pas de la peur qu'il ressent face à un adversaire de plus de deux mètres et 150 kilos sur un terrain de rugby, ni de celle de dormir sur le canapé après une discussion avec sa femme pour savoir qui a raison. C'est une révérence saine, et la prise de conscience sobre qu'il faut prendre Dieu au sérieux.
- Daniel, en exil, l'a fait. Par révérence pour Dieu, il a refusé de se souiller avec les mets et le vin du roi. Au bout de dix jours d'eau et de légumes, il avait meilleure mine que les jeunes gens nourris à la table royale (Daniel 1).
- Ce Dieu a souffert une douleur inexprimable en sacrifiant son Fils. Il est saint, juste, et pourtant il nous accueille comme « Abba, Père » malgré nos iniquités. Jésus, qui était Dieu, s'est dépouillé, a pris la forme d'un serviteur et a subi la mort la plus humiliante, celle de la croix ; c'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé, afin que tout genou fléchisse et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur (Philippiens 2:6-11).
- « Comment pourrions-nous alors être désinvoltes en nous approchant d'un Dieu si aimant et qui s'est tant sacrifié ? » Dieu n'est pas un gentil grand-père spirituel assis dans le ciel, ni un nounours, ni un chaton. Il ne plie pas sa volonté à notre programme, il n'est pas un paillasson. « Dieu est un lion qui nous aime. » Son amour ne nous autorise pas à le domestiquer.
- Quand nous désobéissons parce que nous croyons savoir mieux que lui, nous lui disons en fait : « Tais-toi. » « Si quelqu'un te disait cela en face, comment te sentirais-tu ? »
- Cette crainte ne paralyse pas. L'Écriture nous appelle à craindre et à trembler joyeusement, en réponse à la bonté et à la fidélité de Dieu. C'est une posture joyeuse, pas pesante. La crainte de l'Éternel conduit à l'obéissance, et Proverbes 9 rappelle que la sagesse mène à la vie et la folie à la mort.
- À Katmandou, l'équipe a visité une organisation népalaise partenaire de Destiny Rescue, qui mène des surveillances et des interventions pour arracher des mineurs à la traite sexuelle. Dans leurs bureaux, des affiches du Psaume 82:4 en anglais et en népali : « Sauvez le misérable et l'indigent, délivrez-les de la main des méchants. » L'équipe est formée de jeunes hommes chrétiens conscients de leur fragilité quand ils travaillent sous couverture. Chaque jour et avant chaque mission, ils s'encouragent mutuellement : « Des mains propres et des cœurs purs, au nom de Jésus. » Des professionnels bien équipés, mais dont l'humilité et la révérence « en disent long ».
- Pierre l'écrit aussi : « conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage » (1 Pierre 1:17).
3. Mettre en œuvre ton salut, pas travailler pour l'obtenir
- « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2:8-9). « C'est clair comme le jour. » Le salut ne dépend ni de ce que nous avons fait pour Dieu, ni de la quantité de ce que nous avons fait.
- « Notre identité en Christ est reçue, pas acquise. » Paul nous appelle donc à mettre en œuvre ce que Dieu a déjà mis en nous, pour briller comme un astre qui reflète sa grâce.
- Mettre en œuvre son salut, c'est déployer de l'énergie, grandir spirituellement, rechercher la sainteté, avoir les sentiments de Jésus-Christ et conduire son prochain vers l'espérance du Christ. Comme on va à la salle de sport pour se mettre en forme et le rester, nous entraînons notre foi pour mûrir, tenir ferme face à l'opposition et à la tentation, et bénir les autres.
- Dieu est actif, nous sommes appelés à être ses collaborateurs. « Sais-tu ce qu'est un chrétien constipé ? » C'est celui qui va à l'église chaque dimanche, entend la Parole, se sent bien, repart, revient le dimanche suivant, et le cycle recommence. Il accumule beaucoup de connaissance, la garde pour lui et ne la laisse jamais sortir par des actes de foi.
- Dans l'histoire du bon Samaritain, le sacrificateur et le Lévite avaient la connaissance, mais ils ne sont pas venus en aide à l'homme tombé : ils sont passés à côté (Luc 10:30-37).
- Plus près de nous, le chrétien constipé est spirituel deux heures le dimanche. Mais rien du Christ ne se voit dans sa manière de conduire en repartant, de traiter les serveurs au restaurant, de vivre à la maison (des enfants qui n'honorent pas leurs parents, des parents qui irritent leurs enfants, des époux sans respect ni douceur), ni le lundi au travail avec ses collègues, ses employés ou ses clients. « Pas d'intégrité, pas d'honnêteté. »
- La foi sans les œuvres est morte (Jacques 2:26). « C'est inconfortable et douloureux. » Dieu nous aime et ne veut pas que nous souffrions de cela : il nous a donné le Saint-Esprit pour le connaître, nous confier en lui, mûrir, cultiver un cœur de serviteur et être une bénédiction pour tous. « Nous sommes appelés à porter du fruit pour Dieu. »
4. Continuer, et suivre plutôt que seulement croire
- Le verset 12 relie le passé et le présent : « vous avez toujours obéi » et « travaillez à votre salut ». Les Philippiens ont été fidèles, Paul les encourage à continuer dans l'obéissance.
- Dieu agit en nous à travers les circonstances, les épreuves et les autres personnes. Nous devons, nous aussi, être actifs, et le Saint-Esprit nous aide à vivre une vie pieuse qui plaît à Dieu.
- « Croire en Jésus est différent de suivre Jésus. » La croyance peut n'être qu'un éveil intellectuel. Elle reçoit la grâce, mais elle peut rester confortable et ne pas changer la direction de notre vie. Elle peut mener à la « constipation ».
- Se tourner vers Jésus pour le suivre nous coûtera quelque chose : notre temps, notre énergie, notre orgueil. Cela réoriente nos désirs, nos décisions et nos priorités, et produit un fruit visible qui attire les autres à connaître le Christ.
5. Quatre pièges qui mènent à la sécheresse spirituelle
- Gabriel Heng reprend quatre pièges entendus dans un podcast, que l'on évite en mettant en œuvre son salut.
- Ne pas lire la Parole de Dieu. « L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4:4). Connaître les battements du cœur de Dieu par sa Parole nourrit la maturité et la résistance spirituelles.
- Ne prier que dans les difficultés. Dieu désire une relation avec nous : « Cherchez l'Éternel pendant qu'il se trouve ; invoquez-le, tandis qu'il est près » (Ésaïe 55:6), et « Priez sans cesse » (1 Thessaloniciens 5:17). « Dieu n'est pas notre numéro d'urgence. » Il est avec nous dans les bons et les mauvais moments.
- Ne pas garder les yeux sur Dieu au milieu de nos occupations. Jésus est le cep, nous sommes les sarments, et sans lui nous ne pouvons rien faire (Jean 15:5). Il s'agit de garder les yeux sur Jésus en tout et de céder à sa volonté.
- Faire des compromis avec le péché. « Un peu de levain fait lever toute la pâte » (Galates 5:9). Le péché s'installe quand on se dit que ce n'est pas grave et que cela ne fera de mal à personne. « Quand tu penses que personne ne le sait, Dieu le sait. » Le petit compromis finit par se voir dans notre attitude et notre comportement. Il faut le reconnaître, se repentir, revenir à Jésus et porter la parole de vie (verset 16).
- Jésus, notre grand souverain sacrificateur, a été tenté comme nous, sans commettre de péché (Hébreux 4:15). Le suivre, c'est obéir : aimer l'Éternel, notre Dieu, et observer toujours ses préceptes, ses lois, ses ordonnances et ses commandements (Deutéronome 11:1).
6. Être la torche du Christ
- Pourquoi connaître Dieu, se confier en lui, l'approcher avec révérence et obéir ? Pour un seul but : le bon plaisir de Dieu. Dieu a béni Abraham pour qu'il soit une bénédiction (Genèse 12:2). Jésus est la lumière du monde et il nous appelle à être le sel et la lumière, et nous confie la grande mission de glorifier Dieu.
- Le verset 14 demande de faire l'œuvre de Dieu sans murmures ni hésitations, c'est-à-dire avec joie. Le verset 15 demande d'être irréprochables et purs, des enfants de Dieu sans tache, c'est-à-dire saints et justes.
- Pourquoi ? « Parce que la seule Bible que certaines personnes liront, c'est ta vie. » Tout le monde ne lit pas de livres, mais chacun peut te rencontrer et lire ta vie.
- À Pokhara, le directeur d'une ONG fondée sur des valeurs chrétiennes a expliqué que les catastrophes naturelles sont fréquentes, et qu'aider les personnes touchées est l'un des principaux moyens de porter l'Évangile dans les zones rurales, alors que la loi anti-conversion sanctionne quiconque prêche l'Évangile. Quand des personnes sans Église voient l'amour en action, l'humilité et le sacrifice de soi, elles voient l'image d'un Dieu qui les aime, leur donne du prix et les garde. Elles deviennent curieuses de Jésus, une graine est semée, et l'Église du Christ grandit.
- Là où le verset 15 parle de flambeaux, le prédicateur parle d'une torche : puissante, elle éclaire n'importe quel environnement, mais sans piles, elle n'est qu'un objet au potentiel inaccompli. Sans l'Esprit du Christ comme source d'énergie, nous ne sommes que chair. Et si nous avons l'Esprit mais choisissons de ne pas allumer la lumière, nous sommes comme le chrétien constipé : plein de théologie et de connaissance, mais personne ne voit rien et personne n'est touché.
- « Nous devons faire ce que nous disons. » Être une torche alimentée par le Saint-Esprit, pas par notre propre force, « car c'est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire ». « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Matthieu 5:16).
7. Un service joyeux pour le bien commun
- Le fondement, et l'effort de toute une vie, est de connaître Jésus : en lui, nous connaissons Dieu, intelligence absolue, souverain, qui sait tout, peut tout et est présent partout. Nous venons à Jésus, assis à la droite du Père, non à la légère mais avec révérence, amour et reconnaissance : que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
- Participer au plan de Dieu, c'est suivre Jésus, lui obéir, s'abandonner au Saint-Esprit et mettre en œuvre un mode de vie centré sur l'Évangile, pour que le bon plaisir de Dieu se voie dans cette génération et les suivantes.
- « Le règne de Dieu ne consiste pas à nous enrichir nous-mêmes. Il consiste à faire s'épanouir les autres, au nom de Jésus. » C'est le service joyeux pour le bien commun, et nous nous en réjouirons.
- Gabriel Heng conclut par une prière adaptée de Timothy Keller : « Seigneur, nous nous inquiétons parce que nous oublions ta sagesse. Nous sommes amers parce que nous oublions ta miséricorde. Nous convoitons parce que nous oublions ta beauté. Nous péchons parce que nous oublions ta sainteté. Nous avons peur parce que nous oublions ta souveraineté. Tu te souviens toujours de moi. Aide-moi à me souvenir de toi. »
Points à retenir
- Dieu est actif et continue d'agir en toi : c'est lui qui produit le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.
- La crainte de Dieu n'est pas une peur qui paralyse, mais une révérence joyeuse envers un Dieu qui est « un lion qui nous aime ».
- Ton identité en Christ est reçue, pas acquise. Tu ne travailles pas pour ton salut, tu mets en œuvre ce que Dieu a déjà mis en toi.
- Une croyance seulement intellectuelle ne change pas ta vie : suivre Jésus coûte du temps, de l'énergie et de l'orgueil, et produit un fruit que les autres voient.
- La seule Bible que certains liront, c'est ta vie. Une torche sans piles est inutile : c'est le Saint-Esprit qui te fait briller.
Application personnelle
- Dans quel domaine cherches-tu encore à te « réparer » par tes propres efforts plutôt qu'à t'abandonner à la volonté de Dieu ?
- Ta façon d'approcher Dieu est-elle désinvolte, paralysée par la peur, ou faite d'une révérence joyeuse ?
- Qu'est-ce qui, de ta foi du dimanche, se voit au volant, au restaurant, à la maison et au travail ?
- Lequel des quatre pièges te guette le plus en ce moment : négliger la Parole, ne prier que dans l'urgence, perdre Dieu de vue dans tes occupations, ou tolérer un compromis ?
- Qui, autour de toi, lit ta vie cette semaine, et quel geste concret pourrait l'aider à voir le Christ ?
Versets cités
- Philippiens 2:12-18
- Philippiens 1:14
- Exode 20:2-3
- Marc 12:30
- Apocalypse 21:4
- Matthieu 6:33
- Genèse 1:3
- Hébreux 1:3
- Jérémie 33:3
- Proverbes 9:10
- Daniel 1
- Philippiens 2:6-11
- Psaume 82:4
- 1 Pierre 1:17
- Éphésiens 2:8-9
- Luc 10:30-37
- Jacques 2:26
- Matthieu 4:4
- Ésaïe 55:6
- 1 Thessaloniciens 5:17
- Jean 15:5
- Galates 5:9
- Hébreux 4:15
- Deutéronome 11:1
- Genèse 12:2
- Matthieu 5:13-16
Questions fréquentes
Que veut dire « mettre en œuvre son salut » dans Philippiens 2:12 ?
Pour Gabriel Heng, il ne s'agit pas de travailler pour être sauvé : le salut est un don de Dieu, reçu par la grâce au moyen de la foi (Éphésiens 2:8-9). Mettre en œuvre son salut, c'est laisser sortir ce que Dieu a déjà mis en nous : grandir spirituellement, rechercher la sainteté, avoir les sentiments de Jésus-Christ et bénir les autres, comme on s'entraîne pour rester en forme.
Qu'est-ce qu'un « chrétien constipé » selon Gabriel Heng ?
C'est le chrétien qui va à l'église chaque dimanche, entend la Parole, se sent bien, repart et recommence la semaine suivante, sans jamais laisser sortir ce qu'il a reçu par des actes de foi. Il est spirituel deux heures le dimanche, mais rien du Christ ne se voit dans sa conduite au volant, au restaurant, à la maison ou au travail. Le prédicateur rappelle que la foi sans les œuvres est morte.
Quels sont les quatre pièges qui mènent à la sécheresse spirituelle ?
Gabriel Heng les reprend d'un podcast : ne pas lire la Parole de Dieu, ne prier que dans les difficultés, ne pas garder les yeux sur Dieu au milieu de nos occupations, et faire des compromis avec le péché. Pour chacun, mettre en œuvre son salut consiste à revenir vers Dieu : se nourrir de sa Parole, prier sans cesse, demeurer en Jésus et se repentir.