Après l'enlèvement : tribulation, Armageddon, Millénium
Que va-t-il se passer sur la terre quand l'Église ne sera plus là ? La question fait peur à beaucoup et intrigue tous les autres. Le pasteur Jean-Claude VILLA en fait le sujet de la troisième partie de sa série « Les temps de la fin ». Le matin, il était dans le ciel avec les rachetés. Cet après-midi-là, il redescend sur la terre pour regarder, sans peur mais sans détour, ce que la Bible dit du calendrier qui vient : les sept années annoncées par Daniel, l'antichrist, la grande tribulation, Armageddon, le retour du Seigneur, le règne de mille ans et, tout au bout, le grand trône blanc.
Le fil rouge tient en trois mots : sois prêt. Parce que l'Église, elle, n'est pas destinée à traverser ce qui vient. Elle est enlevée avant. Et pourtant, ce qui va se passer sur la terre nous concerne, parce que cela révèle qui est Dieu, ce que vaut sa grâce, et pourquoi c'est aujourd'hui qu'il faut être sauvé, pas plus tard.
Voici ce que Jean-Claude VILLA a lu dans les textes, sans a priori, en laissant la Parole parler d'elle-même.
Plan du message
1. Les 70 semaines de Daniel : la clé du calendrier
Tout commence en Daniel 9.24-27. Daniel priait, et l'ange lui apporte cette parole : « Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte… » Dans le langage prophétique, une « semaine » est une période de sept ans. Sept + soixante-deux semaines s'écoulent jusqu'à la venue du Messie, qui est « retranché », Jésus mis à mort à la croix. Puis « le peuple d'un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire », ce qui s'accomplit en l'an 70 avec Titus.
Il reste alors une semaine (sept ans), qui n'a pas encore eu lieu. Entre la mort du Messie et cette dernière semaine, la prophétie de Daniel se tait. Pourquoi ? Parce que l'Église n'est jamais incluse dans les prophéties de l'Ancien Testament. L'Église est une parenthèse dans l'histoire de l'humanité. Deux mille ans peuvent paraître longs à nos yeux, mais dans la totalité du plan de Dieu, c'est très court. Et cette parenthèse va se refermer à l'enlèvement.
La dernière semaine s'ouvre alors : sept ans qui se divisent en deux moitiés de trois ans et demi. La même durée revient partout dans les Écritures sous des formes différentes : « un temps, des temps et la moitié d'un temps » (Daniel 7.25 ; Apocalypse 12.14), « 42 mois » (Apocalypse 11.2 ; 13.5), « 1 260 jours » (Apocalypse 11.3 ; 12.6).
2. Une lecture non chronologique de l'Apocalypse
Un rappel important pour bien lire ce qui suit : le livre de l'Apocalypse n'est pas un récit chronologique linéaire. C'est un livre de tableaux. On avance dans l'histoire, puis on revient en arrière pour éclairer une scène sous un autre angle, comme dans certains films où l'on remonte à l'enfance du héros avant de repartir en avant. Du chapitre 4 au chapitre 19, on ne parle plus de l'Église, sauf quand Jean, dans ses visions, aperçoit « cette foule de toute nation, tribu, peuple et langue » devant le trône (Apocalypse 7.9). Cette Église est déjà en haut. En bas, sur la terre, se déroulent les sept années de Daniel.
3. Première moitié : 3 ans et demi de paix et de prospérité
Quand on entend « grande tribulation », on pense tout de suite aux catastrophes. Mais avant les catastrophes, il y a d'abord une période extraordinaire de paix et de prospérité. Les gens qui vont vivre ce moment-là vont croire qu'ils vivent le meilleur des mondes.
Pour Israël. Le peuple retrouve enfin son territoire, celui-là même que Dieu avait promis à Abraham en Genèse 15.18-21 : du fleuve d'Égypte jusqu'à l'Euphrate. Israël, dispersé depuis les grandes déportations, l'Assyrie pour le royaume du Nord, Babylone pour Juda, Titus en l'an 70, la troisième guerre judéo-romaine en 135 · puis rassemblé partiellement en 1948, prendra pleinement possession de ce territoire. Le temple sera reconstruit, les sacrifices rétablis (Daniel 9.27). Israël vivra en paix et en sûreté parmi les nations.
Pour les nations. Un empire politique se reconstitue autour d'un pacificateur, la première bête d'Apocalypse 13.1 qui monte « de la mer », c'est-à-dire du milieu instable des nations. Un homme puissant, rusé, habile, blasphémateur (Apocalypse 13.5-8 ; 17.11-14). C'est l'antichrist. Attention au mot : étymologiquement, « antéchrist » signifierait « celui qui vient avant Christ ». Or il ne s'agit pas de cela. C'est bien l'antichrist : celui qui est contre Christ.
Le luxe, la richesse, le commerce triomphant décrits en Apocalypse 18 appartiennent à cette première période. Les rois sont dans l'opulence, les marchands se félicitent, les navigateurs prospèrent. Tout va bien. Trop bien.
4. Seconde moitié : Satan précipité, le vrai visage de l'antichrist
À la moitié de la semaine, tout bascule. « Durant la moitié de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l'offrande. Le dévastateur commettra les choses les plus abominables » (Daniel 9.27). En Apocalypse 12.7-12, une guerre éclate dans le ciel : Michel et ses anges combattent le dragon, et Satan est précipité sur la terre. La voix du ciel résonne : « Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d'une grande colère, sachant qu'il a peu de temps. »
Une « trinité diabolique » s'installe, comme une imitation grinçante de la Trinité divine : Satan, la première bête (l'antichrist politique) et la deuxième bête (le faux prophète d'Apocalypse 13.11-18). L'antichrist se fait passer pour Dieu, se fait adorer, impose la marque sur la main droite ou sur le front sans laquelle personne ne peut acheter ni vendre. La marque de la bête, dans la Parole, ce n'est ni un code-barres, ni un vaccin, ni telle ou telle technologie : la bête n'est pas encore là, cette marque non plus.
5. Pour Israël : un temps de détresse et de purification
Daniel 12.1 et Matthieu 24.15-21 l'appellent « un temps de détresse tel qu'il n'y en a point eu ». Le seul moyen d'y échapper, c'est la fuite : « Que celui qui sera sur le toit ne descende pas… que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière », prévient Jésus.
Mais Dieu, au milieu de cette détresse, poursuit un dessein d'amour envers Israël. Zacharie 13.8-9 annonce : « Dans tout le pays, dit l'Éternel, les deux tiers seront exterminés, périront, et l'autre tiers restera. Je mettrai ce tiers dans le feu, et je le purifierai comme on purifie l'argent, je l'éprouverai comme on éprouve l'or. Il invoquera mon nom, et je l'exaucerai ; je dirai : C'est mon peuple ! et il dira : L'Éternel est mon Dieu ! » Ce reste-là ouvre enfin les yeux. Le peuple élu reconnaîtra le Messie qu'il avait rejeté.
Deux figures majeures marquent cette période. Les deux témoins d'Apocalypse 11.3-13, envoyés par le Seigneur pour tenir tête à la bête et prophétiser 1 260 jours. Et les 144 000 vainqueurs d'Apocalypse 7.4-8 · 12 000 par tribu d'Israël. Il faut ici, dit le pasteur, lire ce que la Bible dit sans le tordre : si le texte prend la peine de nommer chaque tribu, c'est bien qu'il s'agit d'Israël, pas de l'Église. L'Église, elle, est déjà là-haut, composée de juifs et de non-juifs convertis à Christ.
6. Pour les nations : un temps de colère et un « évangile éternel »
Pour les nations, la seconde moitié de la semaine, c'est le temps de la colère. Les jugements décrits en Apocalypse 6 à 19 s'abattent : sceaux, trompettes, coupes. Fait remarquable, ce sont ces jugements que l'Agneau lui-même déclenche. C'est Jésus qui ouvre les sceaux (Apocalypse 6.1). Ce n'est pas un accident. C'est le temps de la fin, et Dieu juge.
Au milieu de cette catastrophe, un ange vole « au milieu du ciel » avec « un évangile éternel, pour l'annoncer aux habitants de la terre » (Apocalypse 14.6-7). Attention, précise Jean-Claude VILLA : ce n'est pas l'Évangile du salut par la grâce que nous connaissons aujourd'hui. Le message annoncé est : « Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l'heure de son jugement est venue. » C'est l'évangile du jugement, plus l'évangile de la grâce. Nous ne sommes plus dans le temps de la miséricorde patiente : nous sommes dans le temps où le Roi vient rendre son verdict.
7. Armageddon et le retour glorieux du Roi
Le point culminant, c'est Armageddon, Har-Megiddo, la vallée de Meguiddo, près du Carmel, dans la plaine d'Israël (Apocalypse 16.13-16). L'antichrist rassemble Israël pour mieux l'exterminer : c'est un traquenard, la haine des nations concentrée en un seul lieu. Zacharie 14 annonce la scène : « Voici, le jour de l'Éternel arrive… Je rassemblerai toutes les nations pour qu'elles attaquent Jérusalem » (Zacharie 14.1-7). Comme la mer Rouge s'était fendue autrefois, le mont des Oliviers se fend en deux au retour du Seigneur, et Israël s'engouffre dans la vallée ouverte pour être sauvé.
Alors le Roi apparaît. Apocalypse 19.11-16 le décrit : « Je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice. Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes… De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations… Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. » Et les armées qui le suivent sur des chevaux blancs, c'est l'Église. Elle revient avec lui.
Ce n'est plus le Jésus rejeté au milieu des hommes, doux et humble à Golgotha. C'est le Jésus des attributs du jugement. L'épée qui sort de sa bouche n'est pas la makhaira, la petite épée à deux tranchants d'Hébreux 4.12, celle qui trie les pensées et les sentiments du cœur. C'est la romphaia, la grande épée de guerre. Ses pieds se posent sur le mont des Oliviers, là même d'où il était monté au ciel après sa résurrection (Actes 1.11-12), là où la gloire de Dieu avait autrefois quitté le temple dans Ézéchiel 11.22-23, non loin de Golgotha.
8. La destruction de l'antichrist et le jugement des nations
L'antichrist est anéanti par le souffle de la bouche du Seigneur (2 Thessaloniciens 2.8 ; Ésaïe 11.4). La bête et le faux prophète sont jetés dans l'étang de feu et de soufre (Apocalypse 19.20). Satan, lui, est lié pour mille ans dans l'abîme, mais pas encore jeté dans l'étang de feu (Apocalypse 20.1-3).
Puis vient le jugement des nations décrit en Matthieu 25.31-46. Jésus y parle de trois catégories : ses frères (le peuple d'Israël, éprouvé pendant la tribulation), les brebis (parmi les nations, ceux qui ont secouru ce peuple) et les boucs (ceux qui n'ont rien fait). « Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. » Les brebis entrent dans le Millénium ; les boucs, non.
9. Le Millénium : le règne de mille ans
Le royaume s'inaugure. Zacharie décrit tout cela, la deuxième venue du Messie, sa royauté, son règne (Zacharie 14.9). Son règne s'étend à toute la terre. « Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ » (Apocalypse 11.15). Tout genou fléchira (Ésaïe 45.23 ; Romains 14.11 ; Philippiens 2.10).
C'est une délivrance du mal (Apocalypse 20.2-3), une harmonie universelle (Ésaïe 11.6-9), une prospérité pour tous (Psaume 72.1-14), un allongement de la vie humaine (Ésaïe 65.20-25). Plus de guerre, plus de maladie, plus d'infirmité. Israël sera redevenu le premier des peuples (Ésaïe 14.1-2), Jérusalem la capitale du monde, et Israël enseignera les nations. Les apôtres jugeront les douze tribus (Matthieu 19.28). Les rachetés régneront avec Christ : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône » (Apocalypse 3.21).
Mais attention. Le Millénium n'est pas tout à fait ce que l'imaginaire chrétien en fait. C'est le règne de la justice, Christ paîtra les nations « avec une verge de fer » (Apocalypse 19.15 ; Psaume 2.9-12). Il y aura des insoumis. Ésaïe 66.24 parle de cadavres d'hommes qui se sont rebellés contre l'Éternel. La mort n'est pas encore abolie, « le pécheur qui mourra à cent ans sera jeune » (Ésaïe 65.20). Et surtout (c'est le point crucial), pendant le Millénium, il n'y a plus de nouvelle naissance. Il n'y a plus de conversion. On marche avec Christ parce qu'il faut bien marcher avec, dans un règne visible et incontesté.
10. La révolte finale et le grand trône blanc
Au bout de mille ans, Satan est délié « pour un peu de temps » (Apocalypse 20.7-10). Et là (c'est proprement stupéfiant), les nations le suivent dans sa révolte. Après mille ans de paix, de règne visible du Roi, de prospérité, sans maladie ni guerre, des hommes se laissent séduire et se lèvent contre l'Agneau. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas connu la nouvelle naissance. La nature humaine reste la nature humaine tant qu'elle n'est pas régénérée par la grâce.
Le jugement est foudroyant. Le diable est jeté à son tour dans l'étang de feu et de soufre « où sont la bête et le faux prophète, et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles ». Puis vient la scène finale, le grand trône blanc (Apocalypse 20.11-15). « La terre et le ciel s'enfuirent devant sa face… Je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui de la vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres. »
Nous, disciples de Jésus, nous ne sommes pas jugés selon nos œuvres, nous sommes sauvés par la foi, par grâce. Eux, ce sont leurs œuvres seules qui les jugent, et la mort et le séjour des morts sont jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort. « Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu. »
11. De nouveaux cieux et une nouvelle terre
Enfin, Apocalypse 21-22 ouvre la dernière scène : de nouveaux cieux et une nouvelle terre. La Bible ne détaille pas ce que sont exactement ces nouveaux cieux ; elle nous dit surtout ce qui n'y sera plus. Plus de mer, la mer, dans les Écritures, c'est l'image des nations agitées, du tumulte, de l'instabilité. Plus de mort. Plus de deuil, plus de cris, plus de peines, plus de malédiction, plus de nuit.
Pendant le Millénium, « la justice règnera », imposée. Dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre, « la justice y habitera » (2 Pierre 3.13), parce qu'il ne reste plus que les rachetés. L'Église apparaît comme « la sainte cité, la nouvelle Jérusalem… préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux » (Apocalypse 21.2). La gloire de Dieu est là. La sainteté, la perfection.
12. Un appel à être prêt
Le pasteur conclut par le seul mot d'ordre qui vaille : sois prêt. Le retour du Seigneur est soudain. « Craignez qu'il ne vous trouve endormis, à son arrivée soudaine » (Marc 13.36). « Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et qui garde ses vêtements, afin qu'il ne marche pas nu et qu'on ne voie pas sa honte » (Apocalypse 16.15).
Cette image du vêtement parlait aux premiers lecteurs de Jean. Chez les gardiens du temple juif et chez les sentinelles romaines, un supérieur passait la nuit vérifier que personne ne dormait à son poste. Si l'on trouvait un endormi, on le déshabillait et on lui faisait subir une haie de déshonneur, fouetté pour les gardiens du temple, décapité pour les soldats romains. Jésus emprunte cette image pour dire : ne te fais pas surprendre nu et sans honneur au jour de ma venue.
Paul, aux Thessaloniciens, ne dit pas autre chose. En 2 Thessaloniciens 2.1-8, il ne prévient pas l'Église qu'elle devra passer par la tribulation. Il combat une fausse doctrine qui prétendait que le jour du Seigneur était déjà venu : cela n'arrivera pas, dit-il, tant que l'impie n'aura pas paru, et celui qui le retient encore, l'Église remplie de l'Esprit, doit d'abord être ôté du milieu. Le Seigneur détruira ensuite l'impie par le souffle de sa bouche. Ce n'est donc pas « l'Église traverse la tribulation », mais « tant que l'antichrist n'est pas venu, c'est encore le moment d'être prêt ».
Alors : sois prêt. Aujourd'hui, la grâce est encore offerte. Aujourd'hui, tu peux naître de nouveau. Aujourd'hui, le sang de Jésus lave et purifie. « Il n'y a de salut en aucun autre » (Actes 4.12). Le livre de l'Apocalypse se termine sur cette invitation : « L'Esprit et l'épouse disent : Viens. » (Apocalypse 22.17). Viens Seigneur Jésus. Et prépare-toi, sois prêt.
Points à retenir
- Les sept ans de Daniel 9 se divisent en deux moitiés. Trois ans et demi de paix trompeuse sous l'antichrist pacificateur, trois ans et demi de tribulation quand Satan est précipité sur la terre et qu'il montre son vrai visage.
- L'Église est une parenthèse. Elle n'apparaît nulle part dans les prophéties de Daniel sur la fin. Elle est enlevée avant, et revient avec le Roi sur les chevaux blancs d'Apocalypse 19.
- Le retour du Christ n'est pas doux. Il pose ses pieds sur le mont des Oliviers, sauve Israël, écrase les nations rebelles à Armageddon et anéantit l'antichrist par le souffle de sa bouche.
- Le Millénium n'est pas le paradis. C'est un règne de justice imposée. Il n'y a plus de nouvelle naissance possible, et la révolte finale prouve que sans la grâce qui régénère, le cœur humain reste rebelle.
- Aujourd'hui est le jour du salut. Le grand trône blanc juge selon les œuvres ; nous sommes sauvés par grâce, par la foi. C'est maintenant qu'il faut être prêt.
Application personnelle
- Quand j'entends parler de la fin des temps, est-ce que ma première réaction est la peur ou l'espérance du retour de mon Sauveur ?
- Suis-je certain, aujourd'hui, d'avoir personnellement placé ma foi en Jésus, ou est-ce que je remets ce choix à plus tard ?
- Est-ce que je vis comme quelqu'un qui attend le Seigneur, ou comme quelqu'un qui espère qu'il tarde encore un peu ?
- Ai-je autour de moi des personnes qui n'ont pas encore entendu que la grâce leur est offerte aujourd'hui ?
- Que faudrait-il changer dans ma vie pour ne pas être trouvé « nu », pris au dépourvu, à l'arrivée soudaine du Roi ?
Versets cités
- Daniel 9.24-27 · les 70 semaines
- Daniel 12.1 · un temps de détresse tel qu'il n'y en a jamais eu
- Zacharie 13.8-9 · le tiers purifié
- Zacharie 14.1-9 · le jour de l'Éternel et la venue du Roi
- Matthieu 24.15-21 · la fuite recommandée par Jésus
- Matthieu 25.31-46 · jugement des nations
- Apocalypse 6 à 19 · sceaux, trompettes, coupes
- Apocalypse 7.4-8 · les 144 000 vainqueurs d'Israël
- Apocalypse 11.3-13 · les deux témoins
- Apocalypse 12.7-12 · Satan précipité sur la terre
- Apocalypse 13 · la bête et le faux prophète
- Apocalypse 14.6-7 · l'évangile éternel du jugement
- Apocalypse 16.15 · « je viens comme un voleur »
- Apocalypse 19.11-16 · le Roi des rois sur son cheval blanc
- Apocalypse 20 · Millénium, révolte finale et grand trône blanc
- Apocalypse 21-22 · les nouveaux cieux et la nouvelle terre
- 2 Thessaloniciens 2.1-8 · l'impie et celui qui le retient
- Marc 13.36 · « craignez qu'il ne vous trouve endormis »
- Actes 4.12 · il n'y a de salut en aucun autre
FAQ
Est-ce que l'Église va traverser la grande tribulation ?
Non, selon la lecture proposée par Jean-Claude VILLA. L'Église est enlevée avant l'ouverture de la semaine de Daniel. Elle revient avec le Roi sur les chevaux blancs d'Apocalypse 19.14. Ce que Paul dit en 2 Thessaloniciens 2 n'annonce pas que l'Église traversera l'épreuve : il corrige une fausse doctrine qui prétendait que le jour du Seigneur était déjà venu.
Qui sont les 144 000 d'Apocalypse 7 ?
Douze mille par tribu d'Israël, textuellement. Ce sont des Juifs sauvés durant la tribulation, pas l'Église ni une catégorie symbolique universelle. Si la Parole prend la peine de nommer chaque tribu, c'est parce qu'elle parle bien du peuple d'Israël.
Pourquoi y a-t-il encore une révolte à la fin du Millénium ?
Parce que pendant le Millénium, il n'y a plus de nouvelle naissance. Les hommes vivent sous un règne visible et juste, mais leur cœur n'est pas régénéré par la grâce. Dès que Satan est délié, la nature humaine non convertie se laisse séduire une dernière fois. C'est un rappel puissant : seule la grâce peut régénérer.
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